Action sociale
Sommaire
- Constats
- Le "Pacte de Compétitivité"
- Le contrôle des libertés individuelles ?
- L'ordonnance Ballereau sur les laboratoires de recherche
- La question du logement
- Expulsion de Jeudi noir (mardi 15 février 2011)
- 1ères Assises de la Proximité
- Forum social européen, forum social mondial
- G8, G20 en 2011
- La question de la nutriton dans le monde
- Hausse des prix alimentaires - la "guerre de la banane"
- Disparition programmée des médecines "douces" ou "parallèles"
- Personnes en difficulté
- Retraités, seniors
- Jeunes, petite enfance, scolaires
- Gens du voyage
Le calendrier ne nous permet pas de présenter ici, et à cette date, de quelconques projets pour l'avenir.
Nous nous contenterons donc de présenter un certain nombre de faits concrets :
Constats:
Référendum sur la Poste, réforme des collectivités territoriales,
pénalités pour non-conformité au raccordement des réseaux d'eau et d'assainissement, ultimatum climatique, réforme des retraites, etc.
La rentrée de septembre 2009 et l' année 2010 auront été riches en événements et en mutations de toutes origines : de l'Etat et de la commune.
Notre majorité municipale se veut très ouverte en matière d’action sociale.
Même si une partie de cette "compétence" a été reprise par l' intercommunalité EUROP'ESSONNE, cette dernière sera chargée de l'action sociale au niveau intercommunal pour les questions d' " intérêt communautaire ", c'est à dire, théoriquement, ce qui concerne toutes les communes qui y sont rattachées : tous les projets propres à Villebon se feraient donc normalement en coopération avec EUROP'ESSONNE.
Il est vrai que les prestations sont nombreuses, variées, et destinées à la plupart des publics concernés. Il est d'ailleurs à remarquer que l'action sociale se veut être un des points forts de l'actuelle action communale.
L'étymologie du terme "social" évoque une ouverture sur autrui (une action tournée vers les autres et leur qualité de vie, intégrés à une communauté définie, par exemple une commune, donc à caractère collectif puis ensuite nécessairement individuel); on évoque donc un "dialogue social", une ouverture de la communication avec ceux qui éprouvent ou expriment un besoin quelconque d' aide ou/et d’encadrement.
De ce contexte devrait logiquement émerger un dialogue destiné à résoudre les difficultés qui se posent dans des domaines distincts.
L'émergence de nouveaux besoins se manifeste dans la mesure où, tout le monde a maintenant compris et le reconnaît, le fonctionnement de nos "sociétés" est totalement liée à l'évolution de l'état de la planète; ceci a pour conséquence des mutations et une capacité d'adaptabilité afin de trouver un nouvel équilibre.
Le " dialogue social", doit impérativement se poursuivre car l'attente de la population est bien là : des solutions à son quotidien, souvent douloureux.
Qui dit "dialogue social", invite ses interlocuteurs à y prendre pat; les notions de communication et de compréhension sont déterminantes, l'objectif étant de percevoir les besoins de l' AUTRE et les impératifs auxquels sont confrontés les décideurs, notamment locaux.
On pensera à des alternatives à la consommation classique pour lui préférer des plaisirs plus simples, plus solidaires, plus soucieux du "vivre ensemble", du partage de convivialité, de réconfort réciproque, des raisons de vivre et de persévérer, de nouvelles sources de subsistance.
Au fil des siècles et des décennies, le phénomène de "service social" est devenu une véritable institution.
Ainsi, à Villebon, les besoins sont différents; ceux qui font appel aux "services sociaux" sont confrontés aux éternelles difficultés : chômage, logement (coût), transports,colonies de vacances, gratuité de la cantine, incivilité, délinquance, (drogues, voitures brûlées, bruit, insultes, etc…), présence de population vagabonde la nuit, circulation de quads, besoin de retrouver de nouvelles habitudes, petite enfance (accueil dans les crèches), difficultés des seniors (retraite et fin de vie), handicapés et Personnes à Mobilité Réduite, maladie, scolaires, gens du voyage, propreté et entretien de l'espace communal, besoin de nourriture (épicerie sociale), autant de besoins qu'expriment les personnes envahies par une sensation d' injustice.
Même si le CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) semblerait se préoccuper d' abord, et à notre grand étonnement, de personnes proches de nos décideurs, la commune propose toute une panoplie de services destinés à l'aide individualisée.
Le "Pacte de Compétitivité" :
Il se prépare dans les cénacles européens un violent coup de force anti-démocratique et l’accélération de la destruction de nos acquis sociaux allant encore au-delà de ce que nous pouvions imaginer avec le traité de Lisbonne.
Un document de travail daté du 25 février 2011, actuellement entre les mains des gouvernements, baptisé « Coordination améliorée des politiques économiques dans la zone Euro. Principaux éléments et concepts » le révèle. Il contient un nouvel arsenal d’une horrible offensive antisociale qui risque d’être livrée aux travailleurs, aux jeunes, aux retraités, dans les mois à venir. Ce document, camouflé aux citoyens, est destiné à préparer le Conseil de l’Euro du 11 mars et le Conseil européen des 25 et 26 mars prochains.
Il constitue la dernière mouture du « Pacte de compétitivité » dont la presse économique a tenté de faire croire les jours derniers, qu’il serait adouci. On y parle ni de création d’emplois, ni de développement industriel et agricole, ni des services publics, ni de l’amélioration du pouvoir d’achat. Il commence par ces lignes qui disent exactement leur choix politique : « Le pacte vise à approfondir le pilier économique de l’union monétaire en favorisant la convergence entre les économies de la zone Euro ». Donc est projeté une intégration capitaliste encore plus poussée de l’Union européenne. En vérité, il s’agit d’un pacte franco-germanique pour gérer l’économie européenne, à partir des pays de la zone Euro, avec les critères des dirigeants de la droite allemande et en réponse aux demandes du capital européen.
Je ne fais ici qu’énumérer un certain nombre de ces graves et lourdes décisions en préparation.Il est demandé de mettre plus en concurrence les salaires, tout en mettant en place un mécanisme « d’ajustement des salaires sur la productivité ». « Les hausses de salaires étendues et prolongées peuvent signaler une érosion de la compétitivité » est-il écrit noir sur blanc.
Au nom de la lutte contre les déficits publics (« la viabilité des finances publiques »), il est demandé expressément de : diminuer les salaires dans le secteur public (« modération salariale », disent-ils), démanteler les systèmes de retraite publique et de sécurité sociale, reculer l’âge de départ à la retraite. Celui-ci est prévu à 67 ans dans une première mouture. Face aux protestations, le texte appelle à « indexer l’âge de la retraite sur l’espérance de vie, en réduisant les retraites anticipées et en utilisant des incitations pour rester plus longtemps au travail ».
De premières études sur le projet sarkozyste d’harmonisation de la fiscalité entre la France et l’Allemagne concluent à une augmentation de l’impôt sur le revenu en France. Voilà que ce document en rajoute en « privilégiant une taxation de la consommation par le biais de la fiscalité indirecte », la plus injuste comme chacun sait (version européenne de la TVA sociale). Par contre, sera recherchée « une assiette commune de l’impôt sur les sociétés », donc une baisse de ce dernier dans notre pays.
S’agissant du travail, il est demandé d’appliquer partout la « flex-sécurité », c’est-à-dire promouvoir le précariat comme norme de l’emploi. Le Conseil européen veut même s’occuper de la manière dont doivent être menées « les négociations sociales » allant jusqu’à préconiser « la révision des dispositifs de fixation des salaires» pour « augmenter la décentralisation dans le processus de négociation et le mécanisme d’indexation ». Donc plus de négociations globales collectives mais des fragmentations par secteur, voire par territoire.
Le projet du Conseil européen demande de « lever toute restriction d’ouverture dans la vente qui était basée sur des critères horaires ou géographiques ». Autrement dit les magasins seront obligatoirement ouverts le dimanche et plus si nécessaire. Des secteurs et des professions qui jusque là étaient protégés par des quotas comme les pharmacies, les taxis, les notaires, les vétérinaires, les coiffeurs, les architectes, etc, seront ouverts et mis en concurrence. C’est d’ailleurs ce que proposait le fameux rapport Attali.
Et le texte caché invente le concept de « frein de dettes ». Ceci sera obtenu par le contrôle a priori des budgets des Etats, des budgets sociaux par le Conseil ou la Commission contre les Parlements nationaux et pour la première fois, est envisagé dans un texte d’origine européenne la nécessité de modifier les constitutions nationales pour y insérer l’interdiction de faire des « déficits ».
Pour bien démontrer sa volonté de fer, le tandem Sarkozy-Merkel, veut « que chaque Etat membre de la zone Euro s'entende pour définir au plus haut niveau (c’est-à-dire au niveau des chefs de gouvernements mettant ainsi de côté la Commission et le Parlement) des objectifs concrets à atteindre dans les douze mois ».
Il y a donc urgence ! Il faut vite stopper cet horrifiant projet de guerre antisocial et anti-démocratique. Alors que des peuples se libèrent en ce moment de dictatures, les institutions européennes, elles, souhaitent à jamais installer sur notre continent la dictature de la finance contre les droits sociaux et humains.
Face à une telle attaque projetée, toutes les forces progressistes politiques et sociales ont le devoir de travailler à rassembler largement l’ensemble des couches sociales dans leur diversité. Toutes vont être touchées de manière nouvelle et aggravée par ce pacte pour les forces de l’argent.
Le contrôle des libertés individuelles ? :
La publication du décret au Journal Officiel a immédiatement provoqué une levée de boucliers des défenseurs de la liberté sur le web.
Sites de commerce en ligne, fournisseurs d'accès à Internet, gestionnaires de comptes e-mail ou plateformes de vidéo (YouTube, Dailymotion...) doivent désormais conserver pendant un an l'intégralité des informations renseignées par l'internaute sur les sites concernés
Obligation de communiquer les mots de passe :
Les données en question sont notamment: les nom, prénom et raison sociale; adresses postales; pseudonymes utilisés et mots de passe; adresses électroniques et mot de passe associé; numéros de téléphone; adresses IP; heures et dates précises de connexion et de déconnexion.
En clair, l'ensemble des informations personnelles des internautes, y compris les plus
confidentielles, sont désormais mises à disposition des autorités.
Un gestionnaire de boîtes e-mails (Yahoo, Hotmail, Gmail par exemple) est dorénavant dans l'obligation de conserver la totalité des informations données par l'internaute lors de son inscription, y compris son mot de passe, ainsi que « les données permettant de le vérifier ou de le modifier ». Autrement dit la fameuse "question" à laquelle une réponse a été attribuée.
Police, fisc, URSSAF, douanes...
..sont également concernés par ce pistage les commentaires postés sur des forums de discussion, les billets publiés sur des blogs ou encore les vidéos ou photos mis en ligne sur les grands sites spécialisés
Cet ensemble de données devra être rendu disponible, pour les besoins d'enquêtes diverses, à tout un ensemble de services.
Et officiellement pour des besoins précis.
La police et la gendarmerie en tout premier lieu.
Mais également les services du fisc, lorsqu'ils mènent des investigations sur les contribuables. Ceux de l'URSSAF, en cas notamment de suspicion de fraude. Ceux de la répression des fraudes également, concernant essentiellement les ventes sur Internet.
Ou encore les agents des douanes.
Le décret élargit ainsi le champ d'application de la loi du 21 juin 2004 qui ne préconisait l'utilisation de ces données que par la police et la gendarmerie et « afin de prévenir les actes terroristes ».
"C'est Big Brother !"
Sa publication provoque déjà une levée de boucliers de la part d'associations d'usagers d'Internet, mais aussi des opérateurs concernés par cette obligation.
Nombreux soulignent les risques d'atteinte à la vie privée.
Pour Jérôme Thorel, président de l'ONG Privacy France, "cela va à l'encontre des principes fondamentaux d'une démocratie. C'est disproportionné, c'est sans commune mesure avec le Big Brother qu'avait pu imaginer George Orwell ".
Pour sa part, l'Association française des Services Internet communautaires (ASIC, regroupant notamment les branches françaises de Google, Facebook, PriceMinister, Dailymotion ou encore Ebay) envisage de saisir le Conseil d'Etat pour faire annuler le décret. Selon l'ASIC, "stocker certains mots de passe ou contenus est interdit par la loi ".
L'ordonnance Ballereau sur les laboratoires de recherche :
La ministre Mme Bachelot a validé l'ordonnance Ballereau du 15.01.2010.
Les conséquences sont catastrophiques.
Au plus tôt en 2013 et au plus tard en 2016, les laboratoires d'analyses médicales de proximité, les laboratoires et tous les autres auront probablement disparu au profit d'usines à analyses (une par département pour les départements qui le "méritent"; pour les départements les plus ruraux il faudra faire un peu plus de route...).
Pourquoi ? Et bien en vertu d'une ordonnance parue en 2010 (Voir JO du 15.01.2010, page 819) qui livre le "marché" de l'analyse médicale aux financier du CAC 40...
Parmi ces groupes financiers qui ont déjà largement entamé les rachats massifs de laboratoires, figurent des assurances de santé privées, peut-être la vôtre, qui auront ainsi accès à vos données médicales et pourront "personnaliser" vos factures...
C'est parce que très peu de gens sont au courant que cette réforme peut passer.
Consulter le lien : http://www.touchepasamonlabo.com/php/index.php
La question du logement :
Trois élus franciliens, Julien Bayou (Jeudi Noir), Karima Delli (EELV) et René Dutrey (EELV), appellent à lutter contre la spéculation immobilière et demandent une nouvelle loi d'encadrement du marché locatif.
Quel sera le montant des loyers en 2030 dans la région capitale, y compris à Villebon ?
Ces vingt dernières années, les loyers parisiens sont passés de 12 à 22 euros du mètre carré. Imaginons qu'en appliquant une évolution identique, le mètre carré de logement loué coûtera, en 2030, entre 34 et 36 euros. Soit pour un deux pièces de 40 m2... la modique somme de 1444 euros par mois !
A de tels niveaux, les seules politiques publiques de production de logements sociaux deviendront totalement inopérantes pour juguler la crise du logement dans un Paris intra-muros, mais aussi étendu au Grand Paris, définitivement «gentrifié».
Depuis 2001, les écologistes répètent que le principal objectif de la ville de Paris devrait être de lutter contre la spéculation foncière et immobilière. Il ne sert à rien d'améliorer la qualité de vie de la capitale, si demain, seuls quelques happy few peuvent en profiter.
Actuellement, les loyers sont encadrés pendant la durée du bail et lors du renouvellement de l'indice de référence des loyers (IRL). Cet indice ne dépasse jamais une hausse de plus de 2% par an. Cependant, en cas de première location ou de changement de locataire, le montant des loyers peut être fixé librement par le bailleur. C'est dans ce second cas que l'on assiste aux hausses systématiques, pouvant atteindre plus de 8% à Paris.
La loi Mermaz du 6 juillet 1989 (modifiée par la loi du 21 juillet 1994) permettait un encadrement de toutes ces situations. Le loyer était alors fixé par référence aux loyers du voisinage. Cette mesure devait s'appliquer jusqu'au 31 juillet 1997. Date avant laquelle la loi rendait obligatoire la remise par le gouvernement au Parlement d'un «rapport d'exécution permettant d'établir la comparaison entre l'évolution des loyers». Aucun rapport n'a été réalisé par le gouvernement Jospin à l'époque. Et la loi Mermaz n'a pas été reconduite.
En novembre 2010, le Conseil de Paris a adopté, sur proposition du groupe Europe Ecologie Les Verts, le principe d'interpellation du gouvernement afin d'obtenir une nouvelle loi sur l'encadrement des loyers.
Début janvier 2011, Bertrand Delanoë a ainsi écrit au secrétaire d'Etat au logement, Benoist Apparu, pour lui demander de légiférer sur une expérimentation d'encadrement des loyers dans la capitale. La réponse ne s'est pas fait attendre. Elle se résume en trois points:
- encadrer les loyers ne peut qu'avoir des effets négatifs,
- l'urgence est de créer une marche intermédiaire entre le logement social et le marché privé,
- la demande n'est pas accompagnée d'une étude d'impact.
Sur le premier point, le dogmatisme semble susciter la contre-vérité. D'abord, la loi Mermaz de 1989 n'a jamais fait l'objet d'une évaluation de ses effets. Il s'avère donc difficile d'affirmer que cela avait été un échec. Ensuite, il suffit de se tourner vers deux de nos voisins européens, l'Allemagne et les Pays-Bas, où l'encadrement des loyers existe et fonctionne, pour obtenir des effets positifs. Les gouvernements actuels de ces deux pays, pourtant de droite, ne souhaitent pas remettre en cause leur législation en la matière.
En Allemagne, les loyers sont encadrés par un système de «miroir des loyers» où la collectivité fixe un niveau de loyer maximum sur une moyenne par quartier.
Aux Pays-Bas, les loyers et leur évolution sont soumis à des règles strictes. Ils sont établis selon un système de classement des logements et de points basés sur le service rendu: superficie, qualité de localisation et d'équipement. La hausse annuelle pour un locataire stable est encadrée et relativement faible.
Sur le second point de la réponse du secrétaire d'Etat, «l'urgence est de créer une marche intermédiaire entre le logement social et le marché privé», se pose la problématique du logement des classes moyennes.
En région parisienne, du fait des augmentations successives des prix de l'immobilier, elles ont en effet de plus en plus de difficultés à trouver un logement en location. Mais peut-on sérieusement imaginer une nouvelle offre de logement social «de luxe» (pour classes moyennes)... alors que Paris compte déjà 120.000 demandeurs de logements sociaux que l'on ne parvient pas à satisfaire? Rappelons que les crédits de l'Etat alloués au logement social font l'objet chaque année de réductions drastiques et qu'ils ne suffisent pas pour reloger les plus démunis...
La solution saute ainsi aux yeux: nous devons tout faire pour maintenir un parc de logements privés à des prix accessibles pour permettre à cette fameuse classe moyenne de se loger dans le privé.
Enfin, Benoist Apparu reproche à Bertrand Delanoë de ne pas avoir accompagné sa demande d'une étude d'impact.
Sur ce point, les élus écologistes ne peuvent que réitérer leur proposition intégrée au programme local de l'habitat, voté en novembre 2010, de créer une mission d'information et d'évaluation, en lien avec la commission logement de Paris Métropole, chargée d'élaborer des propositions sur l'encadrement des loyers à l'échelle de l'agglomération parisienne.
Si nous souhaitons réellement mettre en œuvre le droit au logement, il faudra une réforme législative pour mieux encadrer le marché de l'immobilier. Cela suppose de repenser le sacro-saint droit de propriété. Un épineux sujet sur lequel les partis de gauche devront avancer des propositions concrètes et se mettre en accord en vue des prochaines élections législatives et présidentielle.
Julien Bayou, conseiller régional d'Ile-de-France, membre du collectif Jeudi Noir
Karima Delli, députée européenne Europe Ecologie - Les Verts d'Ile de France
René Dutrey, Conseiller de Paris Europe Ecologie - Les Verts, président de la Commission Urbanisme et Logement
31 000 euros. C'est le prix record au mètre carré d'une future résidence de luxe à Paris, sur le site de l'ancien hôpital Laënnec. A ce prix, bien évidemment, la grande majorité des ménages français n'y auront jamais accès.
Alors qu'il manque près d'un million de logements en France, le contraste est frappant. Comment un programme immobilier peut-il être autant en décalage avec les besoins des millions de personnes touchées par la crise du logement ? Voilà où nous mène le mirage du « tous propriétaires ».
C'est en 2007 que Nicolas Sarkozy réactive ce vieux marqueur idéologique de la droite, digne du meilleur syllogisme électoral. Puisque les Français sont très mal logés et redoutent légitimement des lendemains difficiles, proposons-leur de tous devenir propriétaires, quel qu'en soit le prix ! Le candidat Sarkozy proposait même d'instituer des subprimes à la française, riche idée !
Le « tous propriétaires » appartient à une logique ultra libérale et, à l'exemple du « travailler plus pour gagner plus », renverse la charge du logement sur l'individu uniquement – à lui de s'endetter, de travailler plus, de se chauffer moins pour faire des économies. Face à l'explosion des prix immobiliers, les ménages qui peuvent encore suivre le font au prix d'importants sacrifices et d'un surendettement généralisé.
Mais la grosse victoire, c’est bien sur en matière de logement.
Sous la férule d’Emmanuelle Cosse, la Région a mis comme promis l’accent sur le logement très social.
C’est une bataille en plusieurs étapes :
1) le vote du budget en décembre 2011 : pour construire du logement très social il faut des sous.
"La promesse de campagne était de consacrer 1 milliard d’euros sur la mandature au logement social, le mandat étant de 4 ans il fallait donc dès 2011 y consacrer un quart de cette somme.
C’était très mal parti au regard des premiers arbitrages (les « bleus budgétaires » indiquaient plutôt 215 millions)… et j’avais du mal à m’imaginer expliquer à peine 6 mois après l’élection que « bon, ok c’est vrai c’était une promesse de campagne, que c’est vrai ça figure dans l’engagement de mandature de la majorité, mais que vous savez, le logement c’est pas si important et puis la Région elle a d’autres missions etc ».
Et donc je dois dire que j’ai été soulagé quand le groupe EELV a confirmé qu’en l’état ce budget était inacceptable, en particulier pour cette raison.Au final, le volet logement s’élève à environ 257 millions avec l’essentiel du financement « aide à la pierre » en direction du logement très social (parce qu’il y a du logement social moins social, j’y reviendrai).
2) la délibération cadre sur le logement votée en début d’année.
C’est donc en gros le schéma d’utilisation de ce milliard. Quoi financer, où et sur quelle base. Cette délibération, Emma l’a préparée évidemment en lien avec les « commissaires EELV logements » (c’est-à-dire les membres EELV de la commission logement, dont Jean Lafont, Jean Mallet, Augustin Legrand, Ali Meziane ou moi, bizarre, peu de femmes hormis la vice-présidente alors qu’il y a une majorité de femmes au sein du groupe) mais aussi avec les autres membres de la majorité ce qui fait qu’à nouveau, ça préfigure un peu ce qu’on pourrait faire à l’échelle du pays entier.
Du coup désormais sur le logement, la Région se retrouve quasi premier financeur. Je m’explique : la Région met environ 220 millions sur le périmètre Ile de France en matière de soutien à la construction de logements sociaux, quand l’Etat mettra 500 millions en 2011 mais sur tout le pays (car l’essentiel des fonds de l’Etat va aux aides à la personne, à l’achat ou à la location , qui sont parfois inflationnistes et dans tous les cas ne règlent en rien la pénurie de logements).
Quelques nuances cependant à ce « cocorico régional » sur le logement : l’Etat soutient le logement social via d’autres bais comme des taux de TVA plus faibles etc.
Et surtout il n’y a pas vraiment lieu de se féliciter. Que la Région pallie le désengagement de l’Etat est à double tranchant. Nécessaire mais pas suffisant, « bien-mais-pas-top » pour résumer, voici pourquoi :
1) ça compense un peu sur un domaine essentiel le logement, donc ce soutien est nécessaire et bienvenu ;
2) mais ça valide en partie ce désengagement.
3) du coup au final, tous opérateurs confondus, on est très loin des fonds nécessaires pour sortir de cette pénurie qui alimente la hausse des prix et des loyers et conduit un nombre toujours plus grand de ménages à souffrir de la crise du logement (à des degrés très divers, c’est 10% de la population qui est concerné).
4) Mais, dans l’attente de l’alternance nécessaire, une alternance en 2012 qui verrait enfin les préoccupations des citoyens devenir celles des ministres, et bien c’est primordial que la Région se substitue en quelque sorte à l’Etat défaillant.
5) Et puis c’est une promesse de campagne, et sur ce point, on fait comme on a dit !
Je retiens d’ailleurs comme un grand moment de cette année de mandat le début du mois de janvier 2011: pour préparer la réquisition du bâtiment avenue Matignon Emmanuelle Cosse faisait partie de l’équipe en « sous-marin » qui occupait le bâtiment très discrètement jusqu’à son inauguration le 7 janvier. Et après 4 jours, elle en est sortie (un peu "hagard") pour une réunion justement sur cette délibération cadre logement.
Ou comment passer du concret-symbolique – l’occupation d’un bâtiment de 2500m² pour loger 20 personnes et surtout dénoncer l’attentisme des pouvoirs publics sur la cherté des loyers – au symbolique-concret – quel pourcentage de financement choisir, pour quel public, quels territoires… pour guider la sortie de terre de logements sociaux très concrets pour des milliers de ménage les 4 prochaines années !
La propriété, un non-sens économique :
Mythe libéral, la propriété pour tous est pourtant un non-sens économique, bien peu en phase avec les besoins de notre époque. Pourquoi s'endetter à vie pour un logement que l'on est souvent amené à quitter pour répondre aux exigences de mobilité des carrières d'aujourd'hui ?
Plus, les bulles immobilières absorbent massivement l'épargne des ménages dans des investissements faiblement productifs et peu innovants, la détournant pour longtemps d'autres investissements plus judicieux sur le plan économique. La rente immobilière constitue en effet un poids mort pour l'économie.
Pire, la propriété comme objet central de l'action publique est devenue le leurre d'un système inégalitaire, socialement injuste. Déjà en 2006, avant la crise, les 10% les plus riches possédaient plus de 50% du parc immobilier, quand les 50% les plus pauvres n'en détenaient pas 10%.
Fondée sur le mythe de la pierre comme immuable investissement, au fondement d'une bulle spéculative en voie d'éclatement, l'accession à la propriété risque au bout du compte de se transformer en piège pour de nombreux propriétaires en difficultés. Incapables de payer des charges exponentielles et de revendre leur bien pour profiter d'un illusoire parcours résidentiel, certains se retrouvent comme « enfermés » dans leur propre logement. En témoigne la multiplication des copropriétés dégradées, qui représente aujourd'hui une véritable bombe à retardement pour leurs millions d'habitants.
Contre l'impossible « tous propriétaires », le « tous habitants » :Comment le gouvernement entretient-il un tel cycle infernal ? A coups de dispositifs de défiscalisation plus coûteux les uns que les autres, ces logements « Robien » ou « Scellier » qui encouragent la spéculation immobilière en permettant à ceux qui peuvent déjà acheter de le faire à moindre coût.
En abandonnant l'obsession idéologique de l'accession à la propriété, et en reconnaissant l'utilité sociale du parc locatif, les écologistes proposent de réorienter nos politiques vers le « bien loger » et la qualité de l'habitat pour tous. Réaffirmons le logement comme un droit fondamental et faisons-en l'objet d'un engagement prioritaire de la puissance publique. Nous ne pourrons pas être tous propriétaires, soyons tous habitants !
Pour cela les écologistes ont deux priorités : faire baisser les prix et protéger les locataires. Les solutions existent, il faut simplement se donner les moyens de les mettre en œuvre, et bien sûr commencer à construire massivement. Mais nous devons surtout changer de logique.
Les Allemands l'ont bien compris. Ils ne sont guère plus de 40% à posséder leur logement, contre 58% en France, et les locataires jouissent d'un statut juridique très protecteur et de loyers solidement encadrés. Résultat : le logement y est deux fois moins cher en moyenne qu'en France. Et si être locataire n'était pas une malédiction mais la réponse à la crise du logement ?
L'écologie propose ainsi le renversement du paradigme individualiste, qui enferme le logement dans une vision purement commerciale et financière, pour lui redonner toute sa dimension humaine et sociale. Réaffirmant l'accès à un habitat de qualité comme une condition incontournable à l'épanouissement personnel et collectif, les écologistes entendent faire du logement un objectif universel et prioritaire de l'action publique et du vivre ensemble.
Par Julien Bayou, co-fondateur de Jeudi Noir ; Emmanuelle Cosse, vice présidente au conseil régional d'Ile-de-France en charge du logement, de l'habitat et du renouvellement urbain ; Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts et Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte
Expulsion de Jeudi noir (mardi 15 février 2011) : Le gouvernement abandonne la jeunesse
Europe Ecologie-Les Verts en Ile-de-France a apporté tout son soutien au collectif "Jeudi noir", suite à l’ordre d'expulsion "immédiat et sans délai" de l'immeuble avenue Matignon occupé par le collectif.
Jeudi noir, qui dénoncent l'inaction des pouvoirs publics face à la crise du logement en squattant des immeubles vides depuis plusieurs années, se voit une fois de plus criminalisé, et sous la menace d’une expulsion imminente par une intervention policière.
"Le gouvernement ne prend même plus de gant avec sa jeunesse. Il expulse des jeunes précaires, au cœur de l’hiver, mais se garde bien de proposer les solutions pérennes en matière de logement. La jeunesse française est aujourd’hui condamnée à la débrouille, au canapé des copains, au squat ou à la rue, sans que quiconque ne sourcille dans l’équipe du Président Sarkozy" a constaté Cécile Duflot, présidente du groupe Europe Ecologie-Les Verts en Ile-de-France.
Emmnanuelle Cosse, vice-présidente au logement, proposait une politique du logement ambitieuse pour l’Ile-de-France.
Elle prévoit des solutions radicales et innovantes, notamment un dispositif inédit de conversion de bureaux vides en logement. "Face à l’urgence du mal logement, toutes les solutions doivent être envisagées et faire l’objet d’une réelle volonté politique. La région s’y emploie quand l’état se désengage et se contente de favoriser la spéculation immobilière ! Il faut cesser de criminaliser les jeunes et apporter des réponses essentielles aux besoins fondamentaux de la jeunesse. Il s’agit d’une question de société globale : quelle espérance souhaitons nous transmettre aux jeunes générations ?"
Les élus du groupe Europe Ecologie-Les Verts étaient présents à 18h au rassemblement de soutien pour Jeudi noir.
1ères Assises de la Proximité :
Organisées sous le patronage de Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat en charge notamment du Commerce et de l’Artisanat, les 1ères Assises de la Proximité ont eu lieu le 10 février dernier, sur le thème :
« Quel avenir pour les commerces et les services de proximité ? ».
Parlementaires, élus locaux, représentants des chambres consulaires, opérateurs publics et privés se sont réunis pour mettre en lumière les difficultés, les atouts mais aussi les initiatives du commerce de proximité et ouvrir des pistes de réflexion pour l’avenir.
A cette occasion, François Mius, directeur général d’Epareca, a rappelé qu’au sein des quartiers relevant de la politique de la ville, les besoins en commerces de proximité étaient importants. Face au phénomène d’isolement et au problème de mobilité liée au vieillissement de la population, le commerce de proximité, à l’instar des équipements publics, apportent des réponses sociétales. L’artisanat, qui constitue un autre axe de l’activité d’Epareca, apporte également une réponse tant en termes de services que d’emplois. Le commerce de proximité, qui est un élément constitutif de l’aménagement du territoire, constitue un domaine à enjeux forts pour les élus locaux, à la ville comme à la campagne.
Lors des quatre tables rondes de ce premier colloque, les intervenants ont souligné le rôle essentiel du partenariat entre élus, chambres consulaires et commerçants pour faire vivre la dynamique économique locale. S’ils s’accordent sur l’opportunité que représente l’ « e-commerce », comme champ nouveau et complémentaire au point de vente physique, ils ont insisté sur les valeurs ajoutées propres au commerce de proximité : l’accueil, l’écoute, le rôle de lien social.
Consultez le lien : http://proximite.aromates.fr/
L’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé) vient de publier son programme d’interventions pour 2011.
Cette année, l’Acsé recentrera ses interventions sur ses domaines les plus structurants : l’éducation (réussite éducative, accès à la réussite et à l’excellence, soutien à la parentalité) ; l’emploi (écoles de la deuxième chance, chantiers « rénovation/insertion » sur les sites en rénovation urbaine, parrainage, mobilité des quartiers vers l’emploi, appui à la création d’activités dans les quartiers prioritaires) ; la prévention de la délinquance ; la santé.
Toutefois, elle poursuivra ses actions sur ses autres thématiques d’intervention : logement et cadre de vie ; culture et expression artistique ; lien social, citoyenneté et participation à la vie publique ; accès aux droits et prévention des discriminations ; pilotage, ressources et évaluation.
Au total, le programme d’intervention 2011 comprend 18 fiches programmes.
Forum social européen, forum social mondial :
G8 à Deauville en mai, G20 à Cannes en novembre 2011, leur cinéma se poursuit :
Le G8 s'est tenu à Deauville les 26 et 27 mai.
Par Maxime Combes
Du G8 au G20, il y a douze pays de plus autour de la table. Mais toujours plus de 170 qui ne sont pas conviés. Et leur cinéma continue.
Le G20 n'a toujours pas jugulé les conséquences de la crise financière. Les paradis fiscaux sont toujours là. Les banques et les institutions financières sont toujours aussi puissantes. Et la prochaine crise est à venir.
Alors que le prochain G8 s'est tenu à Deauville les 26 et 27 mai, les altermondialistes aiguisent leurs slogans pour un contre-sommet qui a eu lieu au Havre les 21 et 22 mai 2011. Loin des 10 000 policiers et militaires pour sécuriser la capitale française du film américain.
Comme le dit Pablo Solon, ambassadeur de la Bolivie à l'ONU, "les pays ont absolument le droit de se réunir par groupe de pays". "Cela devient problématique quand ce qu'ils discutent et des effets sur tous les pays et que tous ces pays ne sont pas là". ''Illégitimes et illégaux" clame Naomi Klein à propos du G8 et du G20.
Mondialiser l'austérité, voilà ce que souhaitait le Canada lors du double sommet du G8-G20 à Toronto en 2010. A voir la situation en Europe autour de la dette grecque ou portugaise, et du projet de Pacte pour l'euro que concocte Bruxelles, il ne fait guère de doutes que les petites phrases autour des G8 et des G20 se transforment en politique concrète au détriment des populations les plus fragiles de nos pays développés. Pour Naomi Klein, c'est d'ailleurs le rôle de ces "clubs de riches" que de faire en sorte, sans le montrer, "que le coût de la crise économique soit assumé par les personnes les plus vulnérables".
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Taxe sur les transactions financières :
Les transactions financières ne sont rien d’autres que de la spéculation ( achat et vente de devises). Cette spéculation est désastreuse car capable de déclencher des crises financières avec toutes les conséquences néfastes pour les populations les plus pauvres, deux exemples :la crise du sud-est asiatique causant la perte de 10.millions d’emplois , et la Grèce avec ce que nous constatons comme conséquence sur la population.
Quelques chiffres : 1.200 Milliards de dollars , c’est la quantité qui s’échange chaque jour sur les marchés de change. Une somme colossale qui est l’équivalent de 5 fois la richesse que produit la Belgique en une ANNEE.
Un économiste américain James Tobin proposa de taxer ces transactions d’où le nom de « TAXE TOBIN »
Cette proposition fut adaptée par un économiste allemand « Paul Bernd SPANH » ce qui donna le nom de
« TAXE TOBIN-SPAHN ».qui consiste de prélever une taxe de 0,02 % ,elle ne pénalise pas les petites opérations ,mais par contre les spéculateurs car elle est prélevé sur chaque opération et elle sera proportionnelle au volume des transactions. Le plus intéressant est le fait qu’elle peut atteindre 80% si les spéculateurs s’attaquent à une monnaie et que celle-ci s’effondre, ce qui découragera beaucoup ces messieurs .
UNE PREMIERE : LE 1er Juillet 2004 après 5 années de lutte des mouvements sociaux et un blocage acharné de la part du MR, la loi instaurant la taxe Tobin-Spahn fut voté par le parlement Belge, mais malheureusement la loi ne rentrera en vigueur que quand les autres pays de la zone euro l’auront adoptée .C’était vraiment une première mondiale , mais rien n’a encore bougé depuis , et c’est aux citoyens de prendre le relais.
C’est pour cela que ce groupe est lancé :OUI à la taxation des transactions financières afin que nous nous mobilisons pour que cette loi soit appliquée MAINTENANT, et cela pour deux raisons primordiales :
1- Cette loi permettra aux pouvoirs politiques de reprendre en main le contrôle de la finance internationale et que les sommes colossales qu’on peut collecter serviront à la résolution de la crise à la coopération ,à la lutte contre l’injustice sociale et à la préservation des biens publics et à résoudre (d’après un calcul fait par le Monde Diplomatique) les problèmes de la faim de la santé et de l’éducation partout dans le monde et que cela n’était tributaire qu’a des volontés politiques , or vu la carence de ces volontés , c’est à nous de prendre la relève .
2- L’équité entre les citoyens et l’égalité face à l’impôt : Il n’y a aucune raison qu’un ouvrier, un pensionné, que les petites et les moyennes entreprises et que l’économie productive (réelle)payent des impôts et que des personnes qui ne font que des opérations spéculatives( dans un monde virtuel) en gagnant des millions ne payent rien .
Le holding d’Albert Frère paye moins d’impôts que sa femme de ménage : est-ce logique ?
Des mouvements depuis longtemps actifs se sont récemment réunis afin de faire le point, d' ajuster leur stratégie après concertation et de poursuivre leurs actions.
Le forum social européen, qui avait tenu sa dernière rencontre à Malmö (Suède) en 2008, s'est réuni début juillet à Istanbul (Turquie); son objectif était de tenter d’apporter des réponses à la crise économique et sociale qui secoue l'Union Européenne.
En 2011, il a lieu à Dakar du 6 au 11 février.
Le Forum Social Mondial a aujourd’hui dix ans. Il a depuis sa première rencontre œuvré au développement d’un processus de recherche mondial et de construction d’alternatives aux politiques néo-libérales. L’objectif étant pendant une semaine, de créer un espace de débat démocratique d’idées, d’approfondissement de la réflexion, de formulation de propositions, d’échange d’expériences et d’articulation de mouvements sociaux, réseaux, ONGs et d’autres organisations de la société civile qui s’opposent au néo-libéralisme et à la domination du monde par le capital et par toute forme d’impérialisme.
Le Forum Social Mondial se caractérise également par sa pluralité et par sa diversité. Il n’est ni confessionnel, ni gouvernemental, ni partisan. Il se propose de faciliter l’articulation, décentralisée et en réseau, d’associations et de mouvements engagés, tant au niveau local qu’international, dans des actions concrètes de construction d’un autre monde, sans prétendre pour autant incarner une instance représentative de la société civile mondiale.

Forum social de Dakar
L’évènement revêt cette année une certaine importance, et le choix de Dakar comme ville pour accueillir le forum n’est pas anodin. Aux yeux des organisateurs et de nombreux militants, jamais le système néo-libéral n’a autant causé de dégâts et paradoxalement montré autant de failles. Jamais les inégalités et différences de richesses entre les pays du Nord et du Sud (notamment les pays africains) ne semblent avoir été aussi grande. La crise que traverse le monde aujourd’hui doit interpeller l’ensemble de la communauté internationale, et l’inviter par la réflexion, à s’engouffrer dans les brèches du système.
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La question de la nutriton dans le monde :
La question de la sécurité alimentaire est un problème ancien et s'est toujours située au cœur de l'histoire. Néanmoins, dans le champ des relations internationales, il s'agit d'un enjeu qui pose de nouveaux problèmes et qui révèle plusieurs phénomènes émergents, dont la combinaison témoigne du caractère géopolitique de l'agriculture.
Bien souvent marginalisée dans l'analyse stratégique à la fin du XXe siècle, la sécurité alimentaire du monde fait son retour dans les affaires internationales, réintégrant le paysage politique des variables clefs pour le futur. Les évolutions sociodémographiques, le renforcement des contraintes climatiques avec la raréfaction des ressources naturelles (eau et terre), l'hypervolatilité du prix des matières premières, les recompositions des équilibres géoéconomiques sur le globe ou encore la financiarisation croissante de l'agriculture, domaine toujours plus exploré par les spéculateurs, constituent autant de dynamiques qui accentuent la dimension stratégique de la problématique agricole.
Outre le drame qu'une personne sur sept à la table de l'humanité ne trouve tout simplement rien dans son assiette, il convient de souligner que les trois-quarts de ces affamés sont des paysans pauvres. Coupés des zones urbains mondialisés et des circuits de commercialisation, ils vivent dans des espaces ruraux arriérés et forment en quelque sorte une population mondiale inutile, absente de la bulle consommatrice car non solvable et marginalisée socialement car non nécessaire pour nourrir le monde. D'autres acteurs globaux, étatiques ou privés, s'en chargent, à plus forte raison que l'on a stimulé les stratégies de sécurité alimentaire pour les villes en misant sur la libéralisation des marchés et le commerce international.
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ainsi que - Lire la suite du paragraphe-
Consultez aussi ce site : http://www.france.attac.org/
Hausse des prix alimentaires : il faut contrôler les appétits des spéculateurs (17 février 2011) :
Le changement climatique et la spéculation sur les marchés des produits de base plongent des populations dans la faim et menacent la survie des agriculteurs. Un rapport soutenu par les écologistes pointe du doigt ces deux principaux facteurs qui compromettent la sécurité alimentaire dans le monde.
Pour José Bové, vice-président de la commission Agriculture du Parlement européen, des mesures urgentes peuvent être prises. Il faut réagir ! (Strasbourg - le 16 février 2011)
Aujourd’hui, comme en 2008, les prix des matières premières agricoles s’envolent sur les marchés mondiaux. « Il y a cinq ans, le blé valait 100 euros la tonne. Aujourd’hui, il se négocie à près de 300 euros, constate José Bové. Si on ne fait rien, l’impact sera dramatique et immédiat pour les éleveurs européens. Certains ne sont déjà plus en mesure d’alimenter leurs animaux. Des centaines d’exploitations sont en faillite. »
Ce jeudi 17 février 2011, les eurodéputés ont adopté une résolution non législative en séance plénière pour dénoncer ce phénomène et proposer des solutions. Le dérèglement climatique responsable de la baisse de la production dans certaines zones traditionnellement exportatrices ; l’utilisation des céréales pour la production d’agro-carburants ; et enfin, la spéculation financière... Les raisons de la hausse des prix alimentaires sont identifiables.
Selon José Bové, la Commission européenne peut d’ores et déjà avancer sur plusieurs points concrets en ce qui concerne les matières premières agricoles - sans attendre la prochaine réforme de la PAC.
Elle peut créer des stocks locaux de céréales mis à disposition des éleveurs à des prix subventionnés ; indexer les prix de la viande payés aux éleveurs sur l’évolution des cours des aliments pour le bétail ; et pour 2011, mettre en place un mécanisme de transfert d’une part des aides destinées au soutien des céréales en direction des éleveurs.
Famine contre profit :
Il faut aussi prendre le taureau par les cornes et tenter d’enrayer les pratiques spéculatives qui touchent aussi bien les matières premières agricoles, que les denrées alimentaires (produits dérivés) et le marché de l’énergie. Les eurodéputés le soulignent dans la résolution : « Il n’est pas acceptable que la faim des uns soit exploitée au profit des autres ». La crise alimentaire frappe déjà les 1,2 milliard de personnes dans le monde qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, renchérit José Bové.
La résolution appelle le G20 à assurer la convergence des réglementations relatives aux marchés, en impliquant également des pays qui n’en font pas partie, afin qu’ils puissent lutter contre la manipulation des prix des denrées alimentaires. Les eurodéputés invitent en particulier la Commission à envisager la possibilité de donner à la nouvelle Autorité européenne des marchés financiers (AEMF) davantage de pouvoirs afin d’éviter les abus sur les marchés des produits de base. Les transactions concernant les denrées alimentaires devraient être limitées aux investisseurs qui sont réellement liés aux marchés agricoles, estiment-ils.
Depuis janvier 2011, l’Administration américaine exige la limitation et la transparence des positions prises par les fonds financiers sur les marchés des matières agricoles.
La Commission doit rapidement faire des propositions allant dans le même sens. « Cette avancée est un premier pas pour contrer les appétits des spéculateurs, estime l’eurodéputé EELV. Dommage qu’à la veille de la réunion des Ministres des Finances du G20, l’Europe arrive une nouvelle fois sans préparation à la table de négociations... »
LA « GUERRE DE LA BANANE » EST FINIE MAIS A QUEL PRIX ?( 3 février 2011)
Les multinationales américaines installées en Amérique du Sud viennent de remporter la guerre qui les opposait à l’Union européenne dans le secteur de la banane. Les parlementaires ont signé la résolution autorisant la diminution progressive des droits de douane pour les exportateurs sud-américains. Pour Catherine Grèze, eurodéputée EELV, cet accord va renforcer la position de monopole de ces grandes entreprises, au détriment des petits producteurs.
Réunis en plénière le 3 février 2011, les eurodéputés ont finalement approuvé l’accord qui met fin au contentieux en cours devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) depuis 1993. Il y a 18 ans, l’Europe qui est le plus grand importateur de bananes au monde, décide d’accorder un régime
douanier préférentiel aux pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique) leur permettant ainsi d’exporter des bananes sans droit de douane vers l’UE.
Une situation que les multinationales américaines basées en Amérique latine – et elles soumises à un droit de douane – n’ont jamais cessé de dénoncer.
Les écologistes ont voté contre ce texte. S’il met fin à un différend de longue date, il ne répond absolument pas aux déséquilibres mondiaux. « Ces accords vont à l’encontre des intérêts notamment des pays ACP, des régions ultra-périphériques et de l’Equateur, dénonce Catherine Grèze. Encore une fois, ce seront les petits producteurs qui en pâtiront. » Pour les élus écologistes au Parlement européen, il faut engager une réforme radicale des règles du commerce international pour ne plus donner la priorité aux productions tournées vers l’exportation. « Nous devons impérativement changer de modèle pour garantir la souveraineté alimentaire et le développement d’une production locale pour toutes et tous ».
Pour continuer à soutenir les petits producteurs dans les pays ACP et les régions ultra-périphériques de l’Union européenne et les aider à rester compétitifs face aux géants américains, la Commission européenne propose des mesures financières. Malheureusement, elles sont insuffisantes : « L’Union européenne doit non seulement s’engager à ce qu’une étude d’impact de ces accords soit réalisée mais surtout modifier en conséquence sa législation pour promouvoir des productions soutenables », conclut la députée.
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Disparition programmée des médecines "douces" ou "parallèles" :
L'homéopathie, la phytothérapie, la gemmothérapie, les plantes de médecine chinoise, l'herboristerie, l' aromathérapie, extraits de plantes, eaux florales, elixirs, macérats, oligo-thérapie pour les faire entrer dans la Pharmacie.
Reportez-vous au site ci-après : http://www.defensemedecinenaturelle.eu/
ll est important de signer la pétition proposée.
Mais il faut se rappeler que ceci s'inscrit dans cette mains mise sur le vivant par les société transnationales semencières et du médicament.
Ceci se fait à travers des brevets. Depuis 1980 la Cour Suprême des Etats Unis a voté à une voix près l'autorisation de breveter les plantes, les gènes,.. Ces firmes s'approprient le bien commun de l'humanité. Les semences paysannes sont interdites à la vente et si on ne réagit pas les plantes qui ont des vertus médicinales le seront également.
C'est une grande victoire pour l'industrie pharmaceutique : les plantes médicinales bientôt interdites dans l' UE, c' est quasiment fait. Nous allons voir disparaître les préparations à base de plante, ainsi que la possibilité pour les herboristes de les prescrire.
L' industrie pharmaceutique, qui, depuis quelques décennies, tente d éliminer toute concurrence, a presque atteint son but.
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Les points suivants pourront être consultés au moment opportun.
Personnes en difficulté :
Personnes malades, handicapés, besoin d'insertion, accompagnement, logement, solidarité, emploi.
Personnes malades : Soins et visites
Handicapés :
- Lutte contre les discriminations
- Association des accidentés de la vie
- Culture, création, handicap
- Réussir avec un handicap
Besoin d'insertion :
Accompagnement :
Logement, solidarité, emploi :
Retraités, séniors :
Accompagnement :
Aide(s) :
Qualité de vie :
Activités :
RPA ( Résidence pour Personnes Agées ) :
Perte d'autonomie, dépendance :
Maltraitance :
Maltraitance
Jeunes, petite enfance, scolaires :
JEUNES :
Mineurs :
Adolescents :
Délinquance :
Étudiants :
PETITE ENFANCE :
Aide aux parents :
SCOLAIRES :
Projets pédagogiques :
http://www.occe.net
Fonctionnement de l'institution :
Scolarité :
Collège :
Soutien scolaire :
http://www.afs-fr.org
Malades ou convalescents :
http://www.lespep.org
Handicap :
Insertion professionnelle :
http://www.cec-club.com
Enfants issus de familles sans papier Enfants des gens du voyage :
http://www.ac-creteil.fr/casnav/dispcned.html
Défenseur des enfants :
http://www.defenseurdesenfants.fr
Parents :
Gens du voyage
Scolarisation :
http://www.cned.fr/enfants du voyage
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