Billet d’ humeur


Il y a un an…Fukushima! Et le nucléaire ????
Publié le 4 mars 2012
Catégories de cet article : Billet d' humeur

Errements sur les choix énergétiques un an après Fukushima; POURQUOI ?


Alors que des commémorations, discours, projections, actions pédagogiques, ont été proposés dans la semaine du 5 au 11 mars 2012, les candidats à l' élection présidentielle font des choix plutôt surprenants, voire ahurissants, sur le choix des ressources énergétiques de l' avenir.
Nous savons tous désormais que les ressources de la planète en énergies fossiles seront épuisées vers l'an 2080 : gaz, pétrole, charbon et ... radium déjà importé du Niger.
Poursuivre l' exploitation des centrales à énergie nucléaire me paraît non seulement irréaliste, mais absolument irrespectueux des populations et des générations futures et même indécent à leur encontre.
La catastrophe japonaise ne semble pas avoir suffi !
Une fois encore, ces politiques sont trop dociles et encore soumis aux "lobbies" du nucléaire, qui demeure, momentanément, une source "facile" afin de répondre à la demande en "énergies immédiatement consommables " sans restriction.

Souvenez-vous !
Fukushima : la centrale en équilibre précaire


"Un an après le début de la catastrophe, les installations de la centrale de Fukushima sont stabilisées dans une situation délicate. Deux nouveaux enjeux émergent : le suivi du site sur une quarantaine d'années et sa décontamination.(09 mars 2012)
Le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9 et un tsunami dévastaient la centrale de Fukushima Daiichi.
Dans les jours qui suivaient, quatre des six réacteurs opérés par Tepco subissaient des dégâts supplémentaires causés par des explosions d'hydrogène. L'accident a depuis rejoint celui de Tchernobyl au septième et dernier échelon de l'Echelle internationale des évènements nucléaires (Ines), faisant des deux accidents les pires catastrophes enregistrées sur des installations nucléaires.
Aujourd'hui, Tepco estime que le réacteur numéro 1 est le plus endommagé : la fusion totale du cœur aurait entrainé un percement de la cuve et une fuite du corium vers le fond de l'enceinte de confinement. Quant aux réacteurs 2 et 3, l'opérateur de la centrale évoque une fusion des cœurs avec un percement des cuves, mais seule une faible partie du corium se serait écoulée au fond des enceintes.
Le réacteur 4 ne contenait pas de combustible et les tranches 5 et 6, situées en retrait par rapport au quatre premières, ont été moins impactées par le désastre.
Par ailleurs, les piscines de stockage du combustible irradié ont elles aussi été endommagées. Le combustible qu'elles contiennent a été contrôlé par vidéo et grâce à des analyses d'eau. "L'analyse ne semble pas montrer que le combustible est détérioré", avance Thierry Charles, directeur général adjoint chargé de la sûreté des installations et des systèmes nucléaires à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Une formule prudente que le spécialiste justifie : "tous les mots sont importants".
Depuis la fin de l'année 2011, Tepco considère que les trois réacteurs sont en situation d'"arrêt à froid", c'est à dire que l'eau contenue dans les cuves est maintenue en deçà de 100°C.
Cependant, évoquer un arrêt à froid est "inapproprié", prévient Thierry Charles, expliquant que la situation a atteint "une certaine robustesse" mais reste délicate. Et l'expert en sûreté nucléaire de rappeler que les réacteurs font l'objet d'incidents fréquents : détection en novembre d'un gaz radioactif dans le cœur du deuxième réacteur qui proviendrait d'une possible reprise d'une fission incontrôlée d'une partie du cœur, relevés de températures incohérents en février et fuites récurrentes sur le système de refroidissement.
Le site se prépare ainsi à passer de longues années dans une situation marquée par des rejets diffus et "persistants", explique Thierry Champion, directeur de la crise de l'IRSN. Une série de dispositions a donc été prise afin d'en limiter la dispersion. De la résine a été pulvérisée pour fixer au sol les particules radioactives, le réacteur 1 a été recouvert d'une structure métallique et de bâches limitant la dispersion des rejets, certaines parties basses ont été étanchéifiées et une paroi enterrée entre le sol et la mer est en cours de construction. Enfin, des protections anti-tsunami ont été dressées en bordure du site et les soubassements de la piscine du réacteur 4 ont été renforcés pour limiter les risques d'effondrement.
Cependant, cette stratégie pose de nombreux défis pratiques, comme l'illustre l'épineux problème de la gestion de l'eau contaminée. Actuellement, de l'eau est injectée dans les cuves pour refroidir les coriums.
Cette eau, contaminée au contact des cœurs fondus, se déverse par les fissures des cuves dans les parties basses des installations où elle est collectée pour être décontaminée et réinjectée dans les cuves.
Le bilan hebdomadaire établi par Tepco rapporte qu'à fin février 2012, le volume de l'eau hautement radioactive stagnant dans les parties basses des réacteurs 1 à 4 est estimé à 77.200 m3, auquel s'ajoutent 15.500 m3 stockés en amont de l'usine de traitement. A l'aval des deux unités de traitement, 581 m3 de boues d'épuration concentrant les polluants radioactifs se sont accumulés au fil du traitement de quelque 250.000 m3 d'eau en 36 semaines. Par ailleurs, l'eau traitée est stockée (environ 2.200 m3 en attente) avant d'être désalinisée. Cette dernière opération implique elle aussi le stockage de volumes d'eau importants : 107.000 m3 d'eau saumâtre accumulés à l'issue d'un premier traitement par osmose inverse, 7.500 m3 d'eau dessalée à l'issue d'un second traitement et 5.500 m3 de déchets liquides concentrés.

A l'issue du traitement Tepco obtient une "eau fraîche" contenant encore une activité radioactive de l'ordre de 610 becquerels par litre (Bq/l) quand l'eau de mer ne contient que 12 Bq/l de potassium 40, selon les chiffres avancés par l'IRSN.
Vers une longue décontamination du site
Plutôt que de construire un sarcophage comme à Tchernobyl, l'opérateur a préféré retenir l'option d'"un retour à un site « nettoyé »", rappelle Thierry Charles, insistant sur les guillemets. Cela devrait prendre une quarantaine d'années si le calendrier est respecté, ce dont semble douter l'IRSN qui prévient que "les délais annoncés ne peuvent être considérés que comme des ordres de grandeur".
La première étape, qui devrait débuter d'ici deux ans, consiste à retirer les combustibles usés présents dans les piscines. Elle pourrait être compliquée par la présence de débris dans les piscines.
La deuxième étape, qui devrait intervenir d'ici dix ans, prévoit d'extraire les combustibles fondus des réacteurs. Une étape dont la faisabilité est difficile à évaluer faute de données précises sur l'état des coriums et leur répartition entre les cuves et les enceintes de confinement.
Enfin, le démantèlement des installations pourra être envisagé.
Tout au long du processus, l'une des principales préoccupations sera d'assurer le monitoring et le suivi du site. "Il faut une vigilance permanente", rappelle l'expert de l'IRSN qui évoque la fiabilité incertaine des moyens de surveillance. Ainsi, les problèmes de remontée de température dans la cuve du réacteur 2 au début du mois de février étaient dus à une panne d'un thermomètre situé dans la cuve. Pourra-t-on remplacer de tels équipements si les défaillances s'accumulent ? "Très bonne question" relève Thierry Charles, ajoutant que la radioactivité dans l'enceinte est telle que les robots ne peuvent y pénétrer". (Philippe Collet, Actu-Environnement)

La sagesse voudrait que l'on procède avec sincérité, efficacité, et après avoir signé des engagements écrits, à une transition écologique des sources d'énergies pour supprimer totalement le nucléaire en France et se tourner ves des énergies à la fois propres, respectueuses de l'humain et de la planète : l' eau, le vent, la biomasse, la géothermie, le bois et bien d' autres.

"L'accident à la centrale de Fukushima au Japon est la preuve que le risque nucléaire n'est pas maîtrisable" ( Cécile Duflot).
En France, "où le nucléaire s'est toujours imposé sans débat", les écologistes réclament la sortie du nucléaire et ladite "transition écologique" vers d'autres sources de production d'énergie.
Cet accident prouve que "les légendes autour du nucléaire ne tiennent plus".
"On voit bien qu'en situation de catastrophe naturelle d'ampleur, toutes les soi-disant mesures de précaution sont mises en échec au pays de la plus haute technicité".
"Cet accident signifie qu'on ne peut pas se prémunir contre l'une des failles profondes du nucléaire, c'est-à-dire le danger considérable que représente une centrale quand elle est abîmée. Le risque nucléaire n'est pas un risque réellement maîtrisable".

Il faut avoir le courage et le réalisme de reconnaître qu'en réalité, l'irréparable a déjà eu lieu à Fukushima.
Le complexe de Fukushima qui a été ravagé par tsunami le 11 mars 2011 était l'une des 25 plus grandes centrales nucléaires du monde.
Or, d' après l'étude de l'IRSN la quantité de césium-137 radioactif déversé dans l'océan Pacifique après l'accident a été probablement 30 fois plus important que ne l'ont reconnu les autorités japonaises – dont l'objectif principal était d'éviter un mouvement de panique de grande ampleur dans cette zone densément peuplée.

Pour en savoir plus ...




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Nanotechnologies
Publié le 29 février 2012
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Nanotechnologies


Nanomatériaux dans les aliments : l'Afoc inquiète des risques toxicologiques (Gestion des risques -01 mars 2012)

L'Association France ouvrière consommateurs (Afoc) a fait part mercredi 29 février de ses inquiétudes vis-à-vis des risques potentiels induits par des produits alimentaires contenant des nanomatériaux, et ce, malgré ''des avancées" au niveau réglementaire européen et français.
L'association cite dans un communiqué le décret gouvernemental du 17 février 2012 qui rend obligatoire la déclaration au ministère de l'Ecologie des substances à l'état nanoparticulaire par les fabricants, les importateurs, et les distributeurs, dès lors qu'ils produisent, importent ou distribuent au moins 100 grammes par an de cette substance. "Ces informations seront ensuite mises à disposition du public".
L'Afoc rappelle également le projet de règlement européen visant à favoriser l'information des consommateurs et qui prévoit la mention ''nano" dans la liste des ingrédients alimentaires, des nanomatériaux manufacturés. Mais ce règlement entrera en vigueur ''seulement'' le 13 décembre 2014, déplore l'association. Autre texte européen : le projet de règlement sur les biocides adopté en seconde lecture le 19 janvier dernier par le Parlement européen et qui prévoit des contrôles et un étiquetage pour les produits contenant des nanoparticules. Ce texte pourrait entrer en vigueur au 1er septembre 2013 pour une première série de substances et en 2020, pour le reste.

Le principe de précaution pointé
L'Afoc considère "que ces textes vont dans le bon sens, mais les résultats des études de toxicologie sur les premiers nanomatériaux interviendront dans plusieurs années. Pendant ce temps, les professionnels auront mis sur le marché de nouveaux nanomatériaux dont les risques ne seront étudiés que beaucoup plus tard, ce qui est contraire à la règle de prévention des risques : pas de données, pas de marché", dénonce l'association de consommateurs.

Débat Nanotechnologies : la réponse de l’Etat…deux ans après (Jeudi 23 février 2012; France Nature Environnement)) !

M.Fillon a inauguré le 20 février 2012 le centre NANO-INNOV sur le plateau de Sacly, non loin de l'Ecole Polytechnique.
Bien qu'il ait venté les remarquables avancées de ces technologies grâce aux  progrès de la recherche et pour l'avancement des industries qui lui sont associées, les "nanoparticules" posent des interrogations réelles sur leur dangerosité.
Un collectif d' associations s'est penché sur les risques qui leur sont liés et s'efforce d'éclaircir les dangers qu'elles peuvent représenter.

"Presque deux ans après la fin du débat public consacré aux nanotechnologies, le gouvernement a enfin présenté ses engagements en ce qui concerne le développement et la régulation des nanotechnologies.

Un processus lent
Le 24 février 2010 le débat public concernant les nanotechnologies se terminait. Les engagements de l’Etat, datant du 27 octobre 2011, sont enfin connus puisqu’ils viennent d’être transmis au président de la CNDP (Commission nationale du débat public) dans une lettre adressée le 13 février dernier. La lenteur avec laquelle ce dossier avance surprend d’autant plus que la production de nanoproduits ne fait que croître !

Un potentiel économique non négligeable
En préambule de ses engagements, le gouvernement n’oublie pas de rappeler le potentiel économique du marché des nanotechnologies qui, pour l’année 2015, est estimé entre 500 et 3500 milliards d’euros au niveau mondial. Au regard de ces chiffres, il conviendra d’être particulièrement vigilant quant à l’engagement du gouvernement en faveur d’une « amplification de la recherche portant sur les analyses bénéfices-risques ».



Des réponses partielles
Si nous constatons qu’un certain nombre d’engagements de l’Etat répond à des demandes portées par FNE depuis 20061puis lors du Grenelle de l’environnement et à l’occasion du débat public de 2010, nous regrettons l’absence d’éléments concrets quant à la création d’un espace de négociation de type « grenellien » avec les différentes parties prenantes. La création d’un comité de dialogue dédié au nanotechnologies au sein de l’ ANSES en 2012 est une bonne chose mais ne répond que partiellement à la demande formulée par les associations.
Notre demande de moratoire est implicitement rejetée

José Cambou, responsable du dossier Nanotechnologies pour FNE : « depuis 2007, FNE s'est prononcée pour un moratoire partiel sur les nano-objets à usage non médical et en contact, dans leur usage normal, avec le corps humain (produits et emballages alimentaires, cosmétiques, produits bronzants, vêtements...), compte tenu des enjeux sanitaires directs pour l’ensemble de la population. Nous regrettons l’absence de prise en compte de cette demande dans les engagements de l’Etat".

Pour en savoir plus sur les nanoparticules et l'historique du projet...

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