Constats, mises au point, rappels, information
Urbanisme, "écologie, développement durable" : Cette majorité municipale prétend, tout en s'en félicitant dans une espèce d' autosatisfaction permanente que
"VILLEBON AUTREMENT" a dénoncée à plusieurs reprises, adopter tous les recours à la notion de développement durable, d'écologie, d'économie énergétique des bâtiments communaux, de démarche
HQE (
Haute
Qualité
Environnementale) de
Bâtiments à
Basse
Consommation (
BBC) On finit par constater, sans la moindre ambiguïté, que
ces mots sont pour elle une vitrine pour "verdir" son action.

Cela s'appelle de l' "
écoblanchiment" (!) : vouloir passer pour... et se faire croire plus "écolo" que ces derniers, sans aller jusqu'au bout de la démarche; on fait croire que rien ne peut être plus "écologique", alors que c'est loin d' être le cas ou que le label "
HQE" (Haute Qualité Environnementale) n'est finalement pas obtenu car les 14 points nécessaires pour obtenir cette classification n'ont pas été réalisés. Oui, l'actuelle majorité municipale fait de séduisants et nombreux effets d'annonce : lors de la campagne des municipales de 2008, la liste du Maire avait un impressionnant programme d'investissements pour des équipements à réaliser sur la durée du mandat et notamment un 3ème gymnase pour satisfaire les sportifs de la commune et des alentours. Elle ne s'est jamais posée la question de savoir à quel endroit le construire pour lui appliquer les principes élémentaires d'économie d'énergies et d'énergies renouvelables; comme prévu initialement, il se trouvera donc à côté des 2 autres gymnases, avec un chauffage à énergie fossile (probablement le gaz), émettrice de CO2, gaz à effet de serre bien connu. La gouvernance actuelle de la commune ne nous fera pas croire qu'elle n'a pas conscience de ces lacunes, ni des autres modes de chauffage ou des autres sources d'énergie utilisées dans toute nouvelle construction initiée par une collectivité. Quand réalisera-t-elle des bâtiments à "
énergie passive" (= neutre) ou
positive ???
Ce cas est un exemple typique de ses erreurs récurrentes : on promet beaucoup, on réalise beaucoup, mais avec des fautes grossières dues à de réelles lacunes d'anticipation, de prévision, de réalisme et de cohérence avec les prétentions affichées.

Et aussi une certaine "méconnaissance" de tous les nouveaux "outils" accessibles en matière d'urbanisme. Je ne parlerai pas, comme elle le fait fréquemment à l'égard de
"VILLEBON AUTREMENT" , de "méconnaissance"… de la nature des énergies renouvelables désormais disponibles, particulièrement à Villebon.
"VILLEBON AUTREMENT", se chargera de vous informer le moment venu et de faire des choix sensés destinés à s'inscrire dans cette démarche inéluctable afin de préserver l'avenir de la planète et des générations futures.
"VILLEBON AUTREMENT" était favorable au projet d'un 3ème gymnase mais souhaitait le localiser dans un tout autre secteur de la ville, avec une toute autre exposition à l'énergie solaire. On dépense beaucoup d'argent pour faire des équipements sportifs de prestige qui... n'améliorent pas sensiblement la qualité de vie des habitants.
Non-participation de la population :
Les décisions des élus majoritaires sont prises de façon unilatérale. Les projets sont préparés par les divers adjoints et leurs équipes de techniciens, forts compétents par ailleurs et dont on ne peut que se féliciter de la qualité du travail. Ces projets et autres anticipations sont parfois présentés au public, mais uniquement pour accord et approbation sur le caractère grandiose de la future réalisation.
Il n'y a pas de concertation ni de débat avec la population qui pourrait formuler un avis, faire des suggestions, penser à des aspects très pratiques (esthétiques et techniques) qui auraient pu échapper aux professionnels et qui lui permettrait de se sentir "partie prenante" dans l'élaboration du projet et dans sa réalisation. Nos actuels décideurs locaux pensent peut-être détenir des connaissances et une vérité universelles leur permettant d' élaborer des projets parfaits qui conviendront à tous et leur en mettront "
plein la vue". Tout naturellement, les habitants sont stupéfaits, tout comme ils sont ravis de constater que notre commune dispose de moyens permettant de telles réalisations. Mais les habitants possèdent tous leur propre capacité de discernement, de conscience, même s'ils ne le manifestent pas ouvertement en public : on ne leur en donne pas l'occasion. Une fois les travaux achevés, l' inauguration du bâtiment étant passée, lorsque des travaux imprévus doivent être effectués dans l'urgence, ils prennent alors souvent conscience de certaines imperfections, de certains inconvénients (à propos des conséquences sur la circulation notamment). Puis lorsque des dégradations se produisent, ils réalisent l' ampleur des erreurs commises (ce fut le cas pour la pépinière d' Entreprise et la maison de l'Enfance et de la Famille) les habitants prennent parfois soudainement et violemment conscience des imperfections du bâtiment en dépit de son aspect glorieux ou "
tape-à-l'oeil". De telles prises de conscience, de telles déceptions sont un peu naturelles; ce qui est "beau" n' est par forcément "bien". L'apparence est parfois trompeuse mais ... avant tout cela (conception, réalisation, travaux)
les villebonnais n'ont pas été consultés, leur(s) avis n'ont pas été précédemment sollicité(s). C'est ce que
"VILLEBON AUTREMENT" propose à la population :
concertation, rencontres constructives, échanges d'idées, dialogue, projets communs. C'est sans doute aussi, une des facettes de la
démocratie participative.
Au conseil municipal du 27 janvier 2011, un Adjoint, notamment chargé de la voirie, a dénoncé la
nature "écologique" du béton, en repoussant toute déclaration tendant à réclamer une interruption de la "bétonisation" de la cité. Pour cet élu, le béton est "tout ce qu'il y a de plus "écologique". Je respecte ses convictions tout en insistant pour tempérer ses déclarations et mettre un terme au débat qui est l'objet de la nature "écologique" du béton. Le béton est certes, en soi, un matériau de construction composite fabriqué à partir de granulats naturels (sable, gravillons) ou artificiels (granulats légers) agglomérés par un liant. Ce liant est appelé couramment « ciment » ; on peut aussi utiliser un liant hydrocarboné (bitume), ce qui conduit à la fabrication du «
béton bitumineux ».
Lire la suite ( béton)
Je m’étonne de constater que la Commune délivre des permis de construire sans faire apparemment grand cas des risques liés à la nature même des sols et à la topographie. Ceci semble avoir été le cas pour le quartier des Coteaux et pour les constructions du85 rue des maraîchers. Les informations relatives au
droit des sols (urbanisme) et, selon les caractéristiques propres à chaque commune, à la nature du sol (géologie) sont disponibles auprès des mairies.

Le sol de notre commune est essentiellement composé d' argiles, tout au moins sur une large parti du territoire communal.
Une cartographie de la susceptibilité des sols au phénomène de retrait-gonflement est consultable par tous, sur le site Internet :
www.argiles.fr .
Je souligne que l'article 7 de la charte de l'environnement du 1er mars 2005 prévoit que toute personne a le droit de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement et le Conseil d'État, comme le Conseil constitutionnel, ont jugé que ces dispositions à valeur constitutionnelle s'imposent aux pouvoirs publics et aux autorités administratives (Conseil d'État, 3 octobre 2008, commune d'Annecy,
n° 297931 ; Conseil constitutionnel, décision « OGM » du 19 juin 2008, n° 2008-564).
Il résulte de cette jurisprudence que les dispositions réglementaires qui ont une incidence sur l'environnement doivent prévoir une participation du public, sous peine d'illégalité.
- Le Plan de Prévention des Risques naturels Prévisibles (PPR)
Il n'y en n'a pas à Villebon, en dépit de la présence de l' Yvette, de l'exposition du plateau de Courtaboueuf et de la déclivité entre ce dernier et le centre "habité" de la ville, sans parler des très nombreuses sources présentes ou apparaissant sur la commune..
Le Plan de Prévention des Risques naturels prévisibles (
PPR) a été créé par le décret 95-1089 le 5 octobre 1995 par la loi « Barnier »; il est régi par le code de l'environnement. Il s'agit d'un document prescrit par l'État, qui fait l'objet d'une concertation et d'une enquête publique avant son approbation par l'État. Il a pour but d'interdire les implantations humaines dans les zones les plus dangereuses, de les limiter dans les autres et de prescrire

également des mesures pour réduire la vulnérabilité des personnes et des biens. Le
PPR (et aussi le Plan de Prévention des Risques d'
Inondation (
PPRI), sujet, à Villebon, à de nombreuses contestations et demandes de révision) constitue une servitude d'utilité publique ; il est à ce titre annexé au plan local d'urbanisme, conformément aux termes de l'article R. 161-1 du code de l'urbanisme. On ne connaît pas clairement la position de lamunicipalité à l'égard de ce
PPRI qui est à réviser impérativement, mais … gênant pour les projets immobiliers qu'elle a initiés. Il est composé d'un rapport de présentation, d'un règlement et d'une cartographie.
Dans les communes où a été prescrit ou approuvé un plan des risques naturels prévisibles, le maire informe la population au moins une fois tous les deux ans, par des réunions publiques communales ou par tout autre moyen approprié, sur les caractéristiques du ou des risques naturels connus dans la commune. Cette information est délivrée avec l'assistance des services de l'État.
À ce jour, pour l'ensemble du territoire national, plus de 1000 communes sont couvertes par un
PPR (Plan de Prévention des Risques) "sécheresse" approuvé et 1226 en ont prescrit un.
Une information générale sur la prévention de ce risque doit pouvoir être consultable en Mairie.
Compte tenu de ces éléments, il convient de considérer que les prescriptions en matière de risques naturels opposées au demandeur d'une autorisation d'urbanisme doivent, s'inscrire dans le cadre d'un Plan de Prévision des Risques (
PPR) et notamment d'un
PPRI (Inondations) comme cela devrait être le cas à Villebon.
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