Environnement
Sommaire
- Introduction
- Situation des réacteurs nucléaires au Japon suite au séisme majeur survenu le 11 mars 2011
- Déclaration commune des associations françaises de collectivités territoriales (Paris, le 1er décembre 2009)
- La conférence de Copenhague sur les enjeux climatiques (8-17 décembre 2009)
- Accord "historique" à Nagoya
- Difficultés à changer de comportement afin de réduire ses émissions de gaz à effet de serre.
- L' ex "taxe carbone"
- Marée noire dans le golfe du Mexique
- La "bétonisation" des sols
- Les pesticides dans les maisons
- Le gaz de schiste
- Le "photovoltaïque"

KENNEDY : "Ne demandez pas à la planète ce qu'elle peut faire pour vous. Demandez vous ce que vous pouvez faire pour la planète".
Introduction :
Après plusieurs mois et années de tergiversations, la loi Grenelle2 est arrivée enfin devant les députés le 4 mai 2010. Face à l'urgence écologique, le gouvernement et les parlementaires ont opté pour une course de lenteur que les grands discours écologiques n'ont pas cachée bien longtemps. En deux ans
et demi, certains groupes politiques et lobbies ont ainsi eu le temps de raboter les modestes acquis du Grenelle de l'environnement et du Grenelle des ondes. Plus que jamais aujourd'hui, nous sommes fondés à nous inquiéter de l'action publique les contraintes écologiques, s'est astreint à recouvrir d'un vernis vert pâle une politique essentiellement productiviste et consumériste.
Centrale nucléaire à Penly, lignes à très haute tension, construction de nouvelles autoroutes et mises en concession autoroutière de routes nationales, projet de nouvel aéroport, terminal charbonnier, épandage et renouvellement de pesticides tueurs d'abeilles, implantation d'antennes relais sans contrainte réelle, construction d'incinérateurs, abandon de la fiscalité écologique (taxe carbone et taxe poids-lourds), lois anti-éoliennes, financement des nanotechnologies, absence de contrôle réel et efficace des publicités faussement écologiques, développement des agro-carburants, abandon du frêt ferroviaire... la longue liste des anicroches, reculades et décisions anti-écologiques et unilatérales qui ont plombé le processus « grenelle » nous amène à une grande amertume et une non moins grande inquiétude.
Quels que soient les faux-semblants de l'idéologie dominante, les mensonges des climato-sceptiques, les errements d'experts à la solde des lobbies ou les renoncements d'élus qui organisent systématiquement leur irresponsabilité, les contraintes écologiques ne sont pas négociables et les crises écologiques adviendront.
La non régulation écologique de l'économie et des politiques publiques
aboutirait inévitablement à une crise systémique dont les plus faibles économiquement et socialement seront les premières victimes.
Nous nous trouvons à une période où le Président de la République remet en cause le "Grenelle de l'Environnement" :
" L’écologie, ça commence à bien faire", a-t-il dit le 6 mars 2010, lors de sa visite au salon de l'agriculture.
Il revient donc sur la réduction de l'usage des pesticides dans l'activité agricole.
Le rôle des collectivités locales, et d'une commune comme Villebon, localisée dans le "Triangle vert du Hurepoix" est d'une urgence criante.
Celui des élus majoritaires est déterminant pour la préservation de la qualité de notre environnement et de la biodiversité.
Les résultats des régionales de mars 2010, survenant moins d'une année après les "européennes" de 2009 ont fourni une preuve évidente de l'intérêt de la population pour les questions écologiques : elles s'imposent à l'avenir de notre planète, de nos enfants et des générations futures; toute une série de mutations vont suivre cette prise de conscience.
La municipalité veut se montrer respectueuse de l'environnement; on ne peut que s’en féliciter et se réjouir du travail effectué par les personnels chargés du maintien du bon état écologique du territoire communal : mise en œuvre de la charte Phyt'eauxCités relative à la qualité des eaux (adoption de techniques de désherbage pratiquement sans produits phytosanitaires), adhésion de la commune à Natureparif, signature de la charte de la biodiversité, conférence, le 27 mars 2010, d' Alain Heurtel, ingénieur, sur les vergers "sans pesticide", partenariat avec Aéroports de Paris, sacs pour les crottes de chien, enterrement des "bornes" pour le verre : on en n' attendait pas à moins en 2010, année de la biodiversité.
Cependant, on ne peut que constater les dommages pour l'environnement entraînés par l'emprise du nouveau centre de loisirs sur le bois de la "Carrière".
Et nous savons tous que, tôt ou tard, le projet concernant la "route de chasse" sera réalisé; l'un de ses premiers éléments est le nouveau giratoire de "la Bourgogne" à Saulx-les-Charteux; elle doit être "prolongée" à Villebon, l'objectif étant de relier les 2 communes, ce projet étant lui-même intégré à celui de la requalification de la RN 20.
La RD 59, elle, aménagée en 2 fois 2 voies, va éloigner encore plus les quartiers les plus valorisés, la Station d' Epuration sera construite en direction de Longjumeau, les projets du Grand Paris et l'urbanisation -même partielle- du plateau de Saclay risque d'avoir des conséquences gravissimes sur la stabilité des terres, sur l’écoulement des eaux, voire sur le traitement dans la STEP de Villebon, des eaux usées provenant des constructions nouvelles.
La "pierre longue" est en cours de construction; de même le secteur de l'ancien centre ORTF doit être urbanisé, tôt ou tard.
Ces projets seront finalisés, en dépit des protestations des associations de défense de l'environnement, et de l' intention déclarée de vouloir préserver le cadre naturel.
Au final, même si la commune fait des efforts affichés à grand renfort de photos et d'articles dans Vivre à Villebon, nous sommes bien dirigés par certains élus dont l'environnement ne semble pas être une des véritables priorités.
On finirait par se demander ce qu'est, pour eux, l'écologie.
Nous regrettons d'être obligés de nous souvenir que " les Français associent … l'environnement à la valeur de leur patrimoine dont ils craignent la dégradation" (N. Sarkozy, convention UMP d'octobre 2005).
Ce serait plutôt la finance qui conduirait cette forme d'écologie : elle est d'ailleurs, à d'autres niveaux, matière à des spéculations boursières sur le marché du carbone; cela peut même être une façon de créer de la valeur.
Ceux qui en ont les moyens peuvent acheter des droits à polluer, ceux qui n'en n'ont pas doivent subir la pollution des autres.
C'est une écologie au service des riches; ces derniers préservent leur style de vie et envoient vers des êtres et des pays moins favorisés le stockage ou l'élimination de leurs déchets, la fabrication du carburant de leur voiture.
Ces écologistes là font des partenariats avec de grosses entreprises; c'est une écologie libérale le moins possible réglementée où rien n'est imposé aux pollueurs.
Cette écologie est faite pour soutenir la croissance économique, créer des emplois, et augmenter les profits des entreprises; cette écologie croit aux solutions techniques et se méfie du principe de précaution : on doit prendre des risques si l'on veut trouver des solutions, comme, par exemple : piéger le carbone dans des réservoirs souterrains) :
c'est une écologie ludique de personnages plutôt aisés qui ne crachent pas sur le nucléaire, les 4x4, et les OGM.
Je reste donc prudent et sceptique : cette majorité municipale a déjà fait trop de mal à notre environnement.
- Contrôle des nuisances aéroportuaires
- Les émissions de CO2
- Pesticides et santé
- Situation des réacteurs nucléaires au Japon suite au séisme majeur survenu le 11 mars 2011
- Déclaration commune des associations françaises de collectivités territoriales
- La conférence de Copenhague sur les enjeux climatiques (8-17 décembre 2009) ; l’Union Européenne serait complice d’une marée noire par an au Canada
- Accord "historique" à Nagoya pour protéger la biodiversité de la planète
- Difficultés à changer de comportement afin de réduire ses émissions de gaz à effet de serre.
- L'ex "taxe carbone"
- Marée noire dans le golfe du Mexique
- La "bétonisation" des sols
- Les pesticides dans les maisons
- Le gaz de schiste
- Le "photovoltaïque"
POLLUTION ELECTROMAGNETIQUE: antennes relais : amendement adopté pour une meilleure médiation
Jeudi, 06 Octobre 2011
Les travaux du Comité opérationnel (COMOP) mis en place en juillet 2009 à la suite de la table-ronde sur les radiofréquences afin d'expérimenter la faisabilité d'un abaissement de l'exposition aux radiofréquences émises par les antennes relais de téléphonie mobile ainsi que de nouvelles procédures de concertation et d'informations locales relatives aux projets d'implantation d'antennes relais, ont abouti à la remise d'un rapport le 30 août 2011.
Ce rapport comporte plusieurs recommandations relatives au volet concertation et information locale.
A l'occasion du projet de loi sur la consommation, François Brottes a repris par amendement plusieurs de ces recommandations, notamment pour ce qui touche à l'information préalable des maires et des habitants, à l'identification des points atypiques ou à l'accélération du financement du fonds dédié aux mesures demandées par les particuliers.
Seul celui relatif à la généralisation d'Instances de Concertation Départementales visant à améliorer sensiblement la concertation locale autour des projets d'implantation d'antennes relais, a été adopté.
Ces Instances de Concertation Départementales (ICD) apporteront un soutien à des situations locales où le dialogue entre les parties prenantes ainsi que le déploiement d’une ou plusieurs antennes se révéleraient particulièrement bloqués.
L’ICD interviendra ainsi dans un rôle de médiation et de facilitation du dialogue. Elle pourra être amenée notamment à :
- Identifier les points d’accord et les points de désaccord/blocage,
- Envisager des solutions concrètes : réalisation de mesures de champs, projet alternatif d’implantation…
Les parties prenantes locales devront être invitées aux réunions ou a minima auditionnées.
Téléphonie Mobile; les Pouvoirs en opposition :
Le Conseil d’Etat examinait, le 30 Septembre dernier, les pourvois de trois communes, dont Saint-Denis, les Maires de ces communes ayant pris des arrêtés pour restreindre l’implantation d’antennes-relais de Téléphonie Mobile au nom du Principe constitutionnel de Précaution et conformément aux préconisations de nombreux experts.
Ces arrêtés avaient été annulés par les Tribunaux Administratifs et Cours d’Appel alors que le Principe de Précaution doit être appliqué à la vue de décisions du CIRC et de l’OMS qui sont en train de reconnaître la nocivité des ondes radioélectriques classées dans le Groupe 2B « possiblement cancérogène » et la Résolution du Conseil de l’Europe en Mai 2011.
Le Rapporteur Public a recommandé au Conseil d’Etat d’affirmer qu’en matière d’implantation d’antennes-relais de téléphonie mobile, « les décisions du Maire ne peuvent se substituer à celles du Ministère chargé des communications numériques et de l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) », celle-ci dépendant du Ministère de l’Industrie.
Mais la compétence de l’ANFR est purement technique : attribution des fréquences, vérification qu’elles n’interfèrent pas entre elles, etc...
D’autre part, une décision aussi lourde de conséquences ne pouvait être proposée que par un intervenant à l’impartialité irréprochable. Or, tel n’est pas le cas.
En effet, le Rapporteur est l’ancien patron du Défi Bouygues Télécom Tansiciel qui participa à la Coupe de l’America avec un bateau de 60 millions de francs dont les deux tiers ont été financés par l’opérateur de téléphonie mobile.
Le Rapporteur Public propose « d’affirmer dans toute sa rigueur l’exclusivité des pouvoirs de Police spéciale du Ministère chargé des communications numériques et de l’ANFR lorsque les pouvoirs de Police générale dont disposent les Maires heurtent frontalement les missions confiées aux autorités étatiques et à l’Agence Nationale des Fréquences ».
Les propositions du Rapporteur Public sont d’autant plus contestables qu’elles mettent en cause les Pouvoirs de Police générale dont disposent les Maires, alors que les Maires connaissent leur terrain et savent d’une part où sont les populations fragiles, d’autre part où sont les solutions alternatives.
La compétence de Police des Maires s’articule avec leurs compétences urbanistiques locales dont ne disposent pas le Ministère chargé des communications numériques et l’ANFR.
Les Maires ont une légitimité démocratique locale ; ils sont élus ; là encore, ce n’est pas le cas de l’ANFR.
Ces Pouvoirs concernant le domaine des ondes électromagnétiques ne peuvent pas se heurter frontalement compte tenu que les Maires sont les seuls compétents pour assurer le meilleur cadre de vie de la population en s’appuyant sur leurs compétences locales, sur la Loi, les jurisprudences, et les accords spécifiques entre le Ministère, l’ANFR et les opérateurs.
Encore une fois, l’enjeu est extrêmement grave : si le Conseil d’Etat suit son Rapporteur Public, c’en est fini des Pouvoirs des Maires pour réglementer l’implantation des antennes sur leurs communes.
Des arrêtés courageux limitant l’exposition des populations à 0,6 V/m, deviendraient illégaux.
On ose espérer que les Pouvoirs d’urbanisme du Maire (autoriser ou non, au cas par cas, l’installation d’une antenne) seront maintenus, mais en tout cas, leur marge de manoeuvre sera fortement réduite.
(Etienne CENDRIER)
Téléphonie mobile et cancer : une étude danoise contredit les résultats de l'OMS
L'association Robin des Toits a réfuté jeudi 27 octobre avec des experts les conclusions d'une étude danoise publiée le 20 octobre par le British Medical Journal selon laquelle l'usage sur la durée d'un téléphone portable n'augmente pas le risque de cancer du cerveau. Or, cette étude, conduite sur 18 ans au Danemark, vient contredire les experts du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), avaient classé en mai dernier les champs électromagnétiques liés à l'usage du téléphone mobile comme "cancérogènes possibles pour l'homme'', après avoir analysé des études démontrant justement un risque accru de gliome, un cancer du cerveau.
L'étude danoise ''porte sur une utilisation à 7 ans seulement, alors que les tumeurs cérébrales ont un temps de latence très long de 15 à 30 ans'', pointent Robin des Toits et plusieurs experts dans un communiqué. Selon le professeur Dens Henshaw, spécialiste des effets des radiations sur l'Homme à l'Université de Bristol (Grande-Bretagne), cité par l'ONG, ''les conclusions de cette étude [sont] sans valeur. [Il y a] des erreurs de classement sur 88% de la population danoise qui s'est servie d'un téléphone portable après 1995. (…) De telles conclusions erronées trompent le public sur les dangers réels de l'exposition à la téléphonie mobile". Selon Robin des Toits, l'étude ne tiendrait compte que des personnes abonnées individuellement, sans inclure celles ne disposant que d'un téléphone mobile professionnel, classées comme non-utilisatrices du mobile. "Comment savoir alors si les non-utilisateurs ayant été recensés comme malades de tumeurs n'utilisent pas de manière intensive un téléphone mobile au travail ? "
L'épidémiologiste américaine Devra Davis (Environmental Health Trust), également citée par l'ONG, rappelle de son côté que l'OMS n'avait pas retenu cette étude danoise pour son passage en revue des preuves apportées par les travaux étudiant les risques potentiels de la téléphonie mobile. "Elle n'avait pas été considérée comme une étude fiable", a-t-elle indiqué.
Réchauffement climatique : les sécheresses à venir pourraient rendre plus fréquents les affaissements de sol en France et en Europe :
Les affaissements des sols dus à la sécheresse risquent de considérablement augmenter en Europe, et particulièrement en France, provoquant d'importants dommages aux bâtiments qu'il faudra à l'avenir renforcer, a annoncé lundi Swiss Re dans une étude. «Les dommages matériels causés par la subsidence (l'affaissement des sols dû à la sécheresse) ont augmenté considérablement dans toute l'Europe» et le changement climatique mondial pourrait encore aggraver ce phénomène, a précisé le réassureur helvétique Swiss Re dans un communiqué.
Risques d’effondrement de bâtiments
Selon les calculs effectués par le groupe et l'Ecole polytechnique fédérale du Zurich (EPFZ), les affaissements de sols risquent d'augmenter de 50% dans certaines régions européennes entre 2021 et 2040. Le tassement des sols peut provoquer une dislocation des fondations «des habitations, des ponts, des installations industrielles et d’autres structures» et dans le pire des cas conduire à un effondrement des bâtiments, a averti Swiss Re.
En France, les dommages liés à la subsidence ont augmenté de 50% les 20 dernières années, engendrant des coûts de 340 millions d'euros en moyenne annuelle dans certaines régions particulièrement touchées par la sécheresse. Pour remédier à ce problème, le réassureur recommande d'encourager la construction de bâtiments plus solides et de couvrir ce risque par des assurances spécifiques.
Plan Régional pour le Climat de l’Ile-de-France :
Porté par Hélène Gassin, vice-présidente à l’environnement, le Plan Régional pour le Climat de l’Ile-de-France a été votée lors de la séance plénière du Conseil régional des 23 et 24 juin 2011.
Ce plan Climat est une étape supplémentaire à l’adoption du SDRIF (qui fixait dés 2008 un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’un facteur 4 d’ici à 2030) et s’articule autour de 24 actions. Son double objectif : réduire les émissions de gaz à effet de serre et adapter le territoire aux effets du changement climatique fin d’en limiter les conséquences.
Les écologistes considèrent que l’enjeu est avant tout de transformer sur le long terme l’ensemble des politiques régionales et d’anticiper les grands bouleversements climatiques de demain afin d’engager la conversion écologique du territoire.
Le territoire francilien dépend à plus de 94 % des énergies fossiles ou fissiles. L’Ile-de-France se donne donc pour objectif d’engager la transition énergétique de son territoire et d’aller vers une plus grande souveraineté énergétique.
Le Plan Régional pour le Climat met en œuvre des mesures transversales à travers de puissants leviers dans l’ensemble de ses politiques : transports, santé, biodiversité, eau, agriculture, bâtiments, etc. Par ailleurs, outre son rôle de mobilisation du territoire francilien, la Région entend être un acteur politique incontournable à travers les processus nationaux et internationaux dans la lutte contre les changements climatiques.
« Ce Plan Régional pour le Climat d’Ile-de-France voit loin et haut : il représente l’engagement d’actions cohérentes sur l’ensemble du territoire, avec tout le monde, dès aujourd’hui et pour plusieurs décennies. N’y cherchez pas de remède miracle : le Plan Climat annonce l’engagement d’un traitement de fond ! Réduire nos émissions de plus de 75% en une génération, c’est immense défi qui mérite vision et constance bien plus que des petites annonces trop vite périmées » explique Hélène Gassin, vice-présidente à l'environnement, à l'agriculture et à l'énergie.
Les populations d'abeilles domestiques déclinent partout dans le monde. (MARTIN BUREAU)
Le ministère de l'agriculture a confirmé avoir autorisé la mise sur le marché du pesticide Cruiser OSR, destiné au traitement du colza, controversé pour ses effets potentiels sur la santé des abeilles.
Sa décision avait été dévoilée jeudi par l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF) qui avait dénoncé un "nouveau coup porté" aux abeilles.
"Cette autorisation fait suite à l'avis favorable de l'Agence nationale de sécurité sanitaire du 15 octobre 2010 qui conclut que l'usage de la préparation Cruiser OSR sur [les] semences [de crucifères] satisfait à l'ensemble des conditions de sécurité requises", précise le ministère jeudi soir. Toutefois, prévient-il, cette autorisation pourrait faire l'objet d'une "suspension en cas d'incident".
"Un printemps silencieux"
Commercialisé par le groupe suisse Syngenta Agro, le Cruiser OSR contient deux fongicides et un insecticide, le thiaméthoxam, qui inquiète les apiculteurs car, selon eux, il se retrouve dans la sève et jusque dans les fleurs des plantes, et reste dans la terre pendant trois ans, contaminant les cultures suivantes.
"Nous constatons avec dégoût le désintérêt du ministère pour notre cause et nous redoutons un printemps silencieux dans les plaines du colza", avait déclaré le président de l'UNAF, Olivier Belval.
Selon le ministère, le Cruiser OSR est déjà utilisé dans l'Union européenne sur plus de 2 800 000 hectares, soit 2 hectares sur 5, et il a permis de "supprimer un à deux traitements insecticides des feuilles de plein champ". Un autre pesticide de la famille Cruiser, le Cruiser 350 utilisé pour la protection des cultures de maïs, a donné lieu à des cas avérés d'empoisonnement des abeilles.
Contrôle des nuisances aéroportuaires, Plan d'Exposition au Bruit (PEB) :
Le Plan de Gêne Sonore (PGS) a été révisé : la limite de la zone III a été à été ramenée à Lden 55, ce niveau de bruit "correspond à celui d'une rue secondaire de centre-ville.
Aucun centre-ville ne comporte de Plan d' Exposition au Bruit (PEB). Il n'y a donc pas de raison de telles contraintes d'urbanisme dans des secteurs déjà urbanisés.
Le (PEB) de l'aéroport d'Orly se trouve donc modifié (5 février et 25 mars 2009).
Un amendement adopté à l'Assemblée Nationale dispose que ce PEB ne comporte que des zones A et B.
La zone C disparaît, ce qui fait que Villebon ne se trouve plus en zone d'exposition au bruit !
C’est une façon de permettre tous projets d'urbanisation dans des zones telles que le territoire de Villebon, sans que ceux-ci soient entravés par une limite légale due aux nuisances sonores.
On favorise encore le foncier et les aménageurs, au détriment de la qualité de vie des riverains.
Pour mémoire.:
En application du décret du 26 avril 2002, un nouvel indice est désormais utilisé pour élaborer le PEB : l’indice Lden (L=level (niveau), d=day (jour),e=evening (soirée),n=night (nuit)), recommandé pour tous les modes de transport au niveau européen. Il découpe la journée en trois périodes :
- la période du jour s’étend de 6 heures à 18 heures,
- la période de soirée s’étend de 18 heures à 22 heures ; à même niveau de bruit, la gêne y est considérée comme trois fois supérieure à celle occasionnée dans la période 6h -18h,
- la période de nuit s’étend de 22 heures à 6 heures ; à même niveau de bruit, la gêne y est considérée comme dix fois supérieure à celle occasionnée dans la période 6h -18h.
Avantage de l'indice Lden :
Par le coefficient de pondération en période de soirée et de nuit, l’indice Lden est plus représentatif de la gêne subie par les riverains que l’ancien indice psophique.
Inconvénients de l’indice Lden :
L’indice Lden est un indicateur de bruits cumulés. Il ne prend donc pas en compte la répétition des évènements sonores. Un indice Lden 55 résultant d’un évènement sonore homogène au cours du temps sera mieux accepté que le même indice provoqué par des centaines de mouvements d’avions dans la journée, surtout si ces évènements sonores émergent d’une zone calme.
Relevé des altitudes :
Malgré l'avis défavorable de l'Autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires (ACNUSA), NKM persiste à soutenir le projet intitulé trompeusement "Relevé des altitudes", qui est une mesurette lamentable destinée à faire oublier les véritables mesures de santé publique à prendre dans ce domaine du transport aérien.
C'est pourquoi le Samedi 14 mai 2011, des centaines de personnes venues du Sud-Essonne, du Sud Yvelines et aussi du Val de Marne, ont convergé sur le ministère de l'Ecologie, 246, Bd St Germain, pour demander à la ministre de retirer son projet et prendre des mesures simples et bénéfiques que des millions de personnes attendent (voir à la fin).
Son collègue député UMP d'Etampes crie haut et fort (et courageusement il faut bien le dire), qu'elle se débarrasse de ses avions chez les autres, ce qui est vrai, mais la véritable raison de son entêtement n'est pas là : elle a tellement vanté les mérite de "son" projet dans sa circonscription, qu'il est difficile dorénavant de faire marche arrière en avouant qu'elle s'est fait rouler par la DGAC qui lui a ressorti "son" vieux projet de 2004.
Sur le plan écologique et environnemental il s'agit d'une hérésie puisque le "Relevé ", dérisoire et sur quelques kms seulement, ne peut amener aucune amélioration perceptible en terme de bruit, alors que le rallongement des trajectoires de 15 km en moyenne (et même jusqu'à 30 km) va engendrer un surcroît de pollution et de dioxyde de carbone. Il faut quand même un certain culot pour oser parler dans ces conditions de Grenelle de l'environnement!
Ce samedi 14 mai, au moins trois parlementaires s'adresseront à la foule rassemblée devant les portes du ministère, dont bien sûr Anny Poursinoff, et nous espérons la venue d'autres personnalités.
Le même jour et à la même heure les associations du Nord Ouest parisien ont manifesté à Conflans Ste Honorine, en bloquant la nationale 184, pour les mêmes raisons. Une liaison via les sonos, a permis aux élus les plus importants, de parler directement à Conflans.
Nous demandons de véritables mesures pour la santé publique : un couvre-feu digne de ce nom sur la région parisienne, une limitation du trafic déjà trop élevé (Il n'y a rien de tout ça sur Roissy actuellement qui est déjà numéro 1 en Europe) et une taxe proportionnelle aux nuisances des avions (bruit et polluants).
Je rappelle au passage que le kérosène n'est pas du tout taxé conformément à un accord international d'avant guerre!
Mesure de la pollution atmosphérique à Villebon :
En raison de la proximité d'Orly et du survol de la commune par les aéronefs, il existe une carte de la pollution aux dioxydes d' azote (particules fines issues de la combustion des moteurs d'avion et de véhicules).
Ces particules ne se résorbent pas et ne peuvent que devenir de plus en plus nombreuses dans l'atmosphère.
Elles sont vraisemblablement responsables de la recrudescence des allergies pulmonaires.
Les émissions de CO2 à leur plus haut :
Les émissions de dioxyde de carbone (CO2) ont atteint un niveau jamais connu,faisant craindre une élévation de la température au-delà du seuil "dangereux" de 2 °C, selon une estimation de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), citée lundi par le Guardian. Des estimations non publiées de l'AIE ont révélé que le retour à la croissance mondiale en 2010 a coïncidé avec une augmentation de 1,6 gigatonne dans l'émission de CO2, le plus haut niveau jamais enregistré, indique le quotidien.
"C'est la pire nouvelle en ce qui concerne l'émission" de CO2, a affirmé au journal l'économiste en chef de l'AIE, Fatih Birol. "Ça devient un défi extrêmement difficile à tenir de rester sous les deux degrés", a-t-il ajouté.
"Les perspectives sont lugubres. C'est ce que disent les chiffres", a-t-il ajouté.
Les scientifiques estiment qu'une augmentation de la température de plus de 2 °C représenterait "un changement de climat dangereux", et l'AIE a averti que l'émission annuelle de CO2 ne devrait pas dépasser les 32 gigatonnes en 2020.
Selon les dernières estimations, ces émissions ont atteint 30,6 gigatonnes en 2010.
Nicholas Stern, de la London School of Economics, auteur d'un rapport sur le changement climatique qui fait autorité, prévoit les pires conséquences si les émissions de CO2 ne diminuent pas. Les projections "supposent qu'il y a 50 % de possibilité que l'augmentation de la température dépasse 4 °C vers 2100", a-t-il affirmé au Guardian. "Une telle chaleur perturberait les vies et les moyens d'existence de centaines de millions de personnes à travers la planète, menant à un large mouvement de migration et au conflit", a-t-il ajouté.
Le très haut débit; le danger potentiel des champs électromagnétiques et leur effet sur l’environnement :
Un projet de plateforme expérimentale pour le très haut débit utilisera les ondes radio LTE et la quatrième génération de téléphonie mobile sur le plateau de Saclay à partir de septembre 2011. La description du projet "Neptune" nous ordonne de sonner l'alerte, ce projet technique et économique n'annonce pas de prise en compte du principe de précaution sanitaire. Alors que l'OMS met en garde contre les effets sanitaires de la technologie sans fil, nous constatons que l'Etat d'IsraËl a interdit l'installation et l'utilisation de la technologie 4G/LTE jusqu'à ce qu'une enquête sanitaire indépendante conclut à la non dangerosité pour les utilisateurs.
Qu'implique le projet expérimental de très haut débit du plateau de Saclay? Pourquoi développer une nouvelle technologie, sans sécurité sanitaire, lorsque la technologie de la fibre optique est garantie sans danger ?
Résolution 1815 (2011)1 (Texte adopté par la Commission permanente, agissant au nom de l’Assemblée, le 27 mai 2011 (voir Doc. 12608, rapport de la commission de l'environnement, de l'agriculture et des questions territoriales, rapporteur: M. Huss).
Edition provisoire :
1. L’Assemblée parlementaire a souligné à maintes reprises l’importance de l’engagement des Etats en faveur de l’environnement et la santé environnementale telles qu’exposées dans de nombreuses chartes, conventions, déclarations et protocoles depuis la Conférence des Nations Unies sur l’environnement humain et la Déclaration de Stockholm (Stockholm, 1972). L’Assemblée renvoie à ses travaux antérieurs dans ce domaine, notamment à la Recommandation 1863 (2009) sur l’environnement et la santé, la Recommandation 1947 (2010) sur la pollution sonore et lumineuse et, plus généralement, la Recommandation 1885 (2009) pour l’élaboration d’un protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l’homme relatif au droit à un environnement sain et la Recommandation 1430 (1999) relative à l’accès à l’information, à la participation du public au processus décisionnel et à l’accès à la justice en matière d’environnement (mise en oeuvre de la Convention d’Aarhus).
2. Les effets potentiels sur la santé des champs magnétiques de très basse fréquence entourant les lignes et appareils électriques font l’objet de recherches et suscitent de nombreux débats publics. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, les champs électromagnétiques de toute la gamme des fréquences sont de plus en plus présents et influencent de plus en plus notre environnement, suscitant des inquiétudes et des spéculations croissantes. Tout le monde est aujourd’hui exposé à des degrés divers à des champs électromagnétiques dont les niveaux vont continuer d’augmenter avec les progrès de la technologie.
3. Le téléphone portable est maintenant répandu dans le monde entier. La technologie sans fil repose sur un réseau dense d’antennes fixes ou stations de base qui relaient l’information sous forme de signaux radiofréquence. Il y a plus de 1,4 million de stations de base dans le monde et leur nombre augmente sensiblement avec l’introduction des technologies de troisième génération. D’autres réseaux sans fil permettant l'accès à grande vitesse à l’internet et à d’autres services, comme les réseaux locaux sans fils, sont aussi de plus en plus répandus dans les habitations, les bureaux et de nombreux lieux publics (aéroports, écoles, zones résidentielles et urbaines). Avec le nombre de stations de base et de réseaux locaux sans fil, c'est aussi l'exposition de la population aux radiofréquences qui augmente.
4. Si les champs électriques et électromagnétiques de certaines bandes de fréquence ont des effets tout à fait bénéfiques, qui sont utilisés en médecine, d’autres fréquences non ionisantes, que ce soient les extrêmement basses fréquences, les lignes électriques ou certaines ondes à haute fréquence utilisées dans le domaine des radars, de la télécommunication et de la téléphonie mobile, semblent avoir des effets biologiques non thermiques potentiels plus ou moins nocifs sur les plantes, les insectes et les animaux, ainsi
que sur l’organisme humain même en cas d’exposition à des niveaux inférieurs aux seuils officiels.
5. Concernant les normes ou les seuils relatifs aux émissions des champs électromagnétiques de tout type et de toute fréquence, l’Assemblée préconise l’application du principe «ALARA» (as low as reasonably achievable), c’est-à-dire du niveau le plus faible raisonnablement possible, prenant en compte non seulement les effets dit thermiques, mais aussi les effets athermiques ou biologiques des émissions ou rayonnements de champs électromagnétiques. De plus, le principe de précaution devrait s’appliquer lorsque l’évaluation scientifique ne permet pas de déterminer le risque avec suffisamment de certitude. D’autant que, compte tenu de l’exposition croissante des populations – notamment des groupes les plus vulnérables comme les jeunes et les enfants –, le coût économique et humain de l'inaction pourrait être très élevé si les avertissements précoces sont négligés.
6. L’Assemblée regrette l’absence de réaction face aux risques environnementaux et sanitaires connus ou émergents et les retards quasi-systématiques dans l’adoption et l’application de mesures de prévention efficaces en dépit des appels à l’application du principe de précaution et de toutes les recommandations, déclarations et nombreuses avancées réglementaires et législatives. Attendre d’avoir des preuves scientifiques et cliniques solides avant d’intervenir pour prévenir des risques bien connus peut entraîner des coûts sanitaires et économiques très élevés, comme dans les cas de l’amiante, de l’essence au plomb et du tabac.
7. De plus, l’Assemblée constate que le problème des champs ou ondes électromagnétiques et leurs conséquences possibles sur l’environnement et la santé est évidemment comparable à d’autres problèmes actuels, comme celui de l’autorisation de la mise sur le marché des médicaments, des produits chimiques, des pesticides, des métaux lourds ou des organismes génétiquement modifiés. Elle insiste donc sur l’importance cruciale de l’indépendance et de la crédibilité des expertises scientifiques pour obtenir une évaluation transparente et objective des effets nocifs potentiels sur l’environnement et la santé humaine.
8. Compte tenu de ce qui précède, l’Assemblée recommande aux Etats membres du Conseil de l’Europe,
8.1. de manière générale:
8.1.1. de prendre toutes les mesures raisonnables pour réduire l’exposition aux champs électromagnétiques, notamment aux radiofréquences émises par les téléphones portables, et tout particulièrement l’exposition des enfants et des jeunes, pour qui les risques de tumeurs de la tête semblent les plus élevés;
8.1.2. de revoir les fondements scientifiques des normes actuelles d’exposition aux CEM fixées par la commission internationale pour la protection contre les rayonnements non ionisants (International Commission on Non-Ionising Radiation Protection), qui présentent de graves faiblesses, et d’appliquer le principe «ALARA» (as low as reasonably achievable), c’est-à-dire du niveau le plus faible raisonnablement possible, à la fois pour ce qui est des effets thermiques et des effets athermiques ou biologiques des émissions ou rayonnements électromagnétiques;
8.1.3. de mettre en place des campagnes d’information et de sensibilisation aux risques d’effets biologiques potentiellement nocifs à long terme pour l’environnement et la santé humaine, en particulier à destination des enfants, des adolescents et des jeunes en âge de procréer;
8.1.4. de porter une attention particulière aux personnes «électrosensibles» atteintes du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et de prendre des mesures spéciales pour les protéger, en créant par exemple des «zones blanches» non couvertes par les réseaux sans fil;
8.1.5. dans le but de réduire les coûts, d’économiser de l’énergie et de protéger l’environnement et la santé humaine, d’accroître les efforts de recherche sur de nouveaux types d’antennes, de téléphones portables et d’appareils de type DECT et d’encourager la recherche et le développement de télécommunications basées sur d’autres technologies tout aussi efficaces, mais ayant un effet moins nocif sur l'environnement et la santé;
8.2. s’agissant de l’utilisation individuelle du téléphone portable, du téléphone sans fil DECT, du WiFi, du WLAN et WIMAX pour les ordinateurs et autres applications sans fil, par exemple les interphones pour la surveillance des bébés:
8.2.1. de fixer un seuil de prévention pour les niveaux d’exposition à long terme aux micro-ondes en intérieur, conformément au principe de précaution, ne dépassant par 0,6 volt par mètre et de le ramener à moyen terme à 0,2 volt par mètre;
8.2.2. d’appliquer toutes les procédures nécessaires d’évaluation des risques à tous les nouveaux types d’appareil avant d’autoriser leur commercialisation;
8.2.3. d’instaurer un système d’étiquetage clair signalant la présence de micro-ondes ou de champs électromagnétiques et indiquant la puissance d’émission ou le débit d'absorption spécifique (DAS) de l'appareil, ainsi que les risques pour la santé liés à son utilisation;
8.2.4. d’informer sur les risques potentiels pour la santé des téléphones sans fil de type DECT, des interphones pour la surveillance des bébés et d’autres appareils domestiques qui émettent continuellement des ondes pulsées, si l’ensemble des appareils électriques restent en permanence en veille et de recommander l’utilisation de téléphones fixes filaires chez soi ou, à défaut, de modèles qui n'émettent pas des ondes pulsées en continu;
8.3. s’agissant de la protection des enfants:
8.3.1. de concevoir, avec différents ministères (éducation, environnement et santé) des campagnes d’information ciblées destinées aux enseignants, aux parents et aux enfants pour les mettre en garde contre les risques spécifiques
d’une utilisation précoce, inconsidérée et prolongée des téléphones portables et autres appareils émettant des micro-ondes;
8.3.2. de privilégier pour les enfants en général et plus particulièrement dans les écoles et salles de classe des systèmes d’accès à l’internet par connexion filaire et de réglementer de façon stricte l’utilisation du portable par les élèves dans l’enceinte de l’école;
8.4. s’agissant de la planification des lignes électriques et des stations de base des antennes-relais:
8.4.1. de prendre des mesures d’urbanisme prescrivant une distance de sécurité à respecter entre les lignes à haute tension et autres installations électriques et les habitations;
8.4.2. d’appliquer des normes de sécurité strictes en ce qui concerne l’impact sanitaire des installations électriques dans les nouveaux logements;
8.4.3. d’abaisser les seuils admissibles pour les antennes-relais conformément au principe ALARA et d’installer des systèmes de surveillance globale et continue de toutes les antennes;
8.4.4. de déterminer les lieux d’implantation de toute nouvelle antenne GSM, UMTS, WiFi ou WIMAX non pas en fonction des seuls intérêts des opérateurs, mais en concertation avec les responsables des collectivités territoriales et avec les habitants ou des associations de citoyens concernés;
8.5. s’agissant de l’évaluation des risques et des précautions à prendre:
8.5.1. d’axer davantage l’évaluation des risques sur la prévention;
8.5.2. d'améliorer les critères d’évaluation des risques et la qualité de cette évaluation en créant une échelle standard des risques, en rendant obligatoire l’indication du niveau de risque, en demandant que plusieurs hypothèses de risque soient étudiées et en tenant compte de la compatibilité avec les conditions de la vie réelle;
8.5.3. de tenir compte des scientifiques qui donnent l’alerte les premiers et de les protéger;
8.5.4. de formuler une définition du principe de précaution et du principe ALARA axée sur les droits de l’homme;
8.5.5. d’augmenter le financement public de la recherche indépendante, notamment au moyen de dons d’entreprises et de la taxation des produits qui font l’objet d’études publiques d’évaluation des risques sanitaires;
8.5.6. de créer des commissions indépendantes pour l’attribution de fonds publics;
8.5.7. de rendre obligatoire la transparence des groupes de pression;
8.5.8. de promouvoir des débats pluralistes et contradictoires entre toutes les parties prenantes, y compris la société civile (Convention d’Aarhus).
1 Texte adopté par la Commission permanente, agissant au nom de l’Assemblée, le 27 mai 2011
« Pesticides et santé » : un rapport complaisant et partisan
Le 27 avril 2010 paraissait un rapport émanant de l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques sur le thème « pesticides et santé ». Les deux auteurs du rapport s’appellent C. Gatignol, député UMP de la Manche, et JC Étienne, sénateur UMP de la Marne.
Le Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures MDRGF, via F. Veillerette, avait été convié, il y a plus d’un, au comité de pilotage de ce dossier... auquel nous avons été invité une seule fois !
Fort de notre présence, nous avons cependant alimenté copieusement les rapporteurs de nombreuses études montrant un lien entre utilisation des pesticides et effet sur la santé.
En juillet 2009, nous avons reçu un pré-rapport totalement partisan et pro-pesticides que F. Veillerette s’est fait fort de démonter point par point… ensuite plus de nouvelles jusque ce jour du 27 avril 2010 où par le plus grand des hasards on apprenait que Messieurs les rapporteurs donnaient une conférence de presse le soir même pour rendre public leur rapport !
Tout est fait dans ce rapport pour justifier l’emploi des pesticides, en reconnaitre les intérêts même sanitaires ! Tout est fait pour amoindrir les usages importants qu’en fait la France, les risques sanitaires de ces produits aussi bien pour les utilisateurs que pour les personnes exposées indirectement. On n’a de cesse de nous expliquer que le retrait de certains de ces produits poserait de gros problèmes aux agriculteurs, que ces mêmes agriculteurs n’ont eu de cesse de faire moult et moult efforts pour réduire leur usage etc. Et de dire que les peurs du public concernant ces pesticides sont des peurs « émotionnelles » voire irrationnelles…. En un mot circulez il n’y a rien à voir !
Le hic pour les rapporteurs ? C’est que ce rapport est tellement grossier que finalement il s’auto-disqualifie et que la presse se rit d’un tel argumentaire complaisant...comme le prouve l'article de Libération ci après :
"Le texte des rapporteurs UMP est révélateur du rétropédalage de la droite sur les objectifs du Grenelle."(Liberation 4 mai 2010, par ELIANE PATRIARCA)
Le timing est parfait : une semaine avant l’examen à l’Assemblée de la loi Grenelle 2, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) rend public un rapport sur «les pesticides et la santé» (1). 200 pages qui pourraient faire rire tant elles sont tendancieuses.
Après une ode aux pesticides, les rapporteurs, Claude Gatignol, député UMP, et Jean-Claude Etienne, sénateur UMP, dévoilent, pages 38-39, l’objet de leur mission : affirmer que l’engagement du Grenelle de l’environnement de diviser par deux l’usage des pesticides en dix ans est dangereux. Tout en soutenant que les risques pour la santé de l’exposition aux pesticides sont surestimés, ils mettent en garde le gouvernement contre une réduction trop brutale qui mettrait en péril «un pan entier de notre économie», entraînerait «une plus grande sensibilité des cultures aux aléas parasitaires et donc une probable diminution des rendements ; une hausse des prix agricoles ; la possible disparition de nombreuses productions de fruits et légumes ; et des phénomènes de résistance des ravageurs».
La messe est dite. On est loin du discours de Nicolas Sarkozy, période verte, le 25 octobre 2007 : «L’agriculture est un enjeu majeur. Alors nous ne voulons pas d’une agriculture qui épuise nos sols, d’une agriculture qui utilise de façon croissante des produits chimiques dangereux.» Le président de la République évoquait une révolution dont il ne mesurait visiblement pas l’ampleur dans un pays qui reste le premier producteur agricole européen, mais aussi le principal consommateur de pesticides en Europe et le quatrième au niveau mondial.
«Détricotage». Membre de l’OPECST, Marie-Christine Blandin, sénatrice verte du Nord, dénonce «la pitoyable tentative» des deux rapporteurs de «légitimer le détricotage du consensus de réduction de 50% des pesticides prévu à l’horizon 2018». «Ce texte a été adopté avec moins de 10 présents sur les 36 membres de l’OPECST !» s’indigne-t-elle. La sénatrice stigmatise un «complaisant éloge des pesticides qui auraient sauvé le monde de la faim» et un texte qui, «au passage, en profite pour faire la promotion des OGM».
François Veillerette, qui anime le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF), a été auditionné par Claude Gatignol et Jean-Claude Etienne. «Lorsque j’ai reçu le rapport préliminaire en juillet dernier, j’ai fait un commentaire très sec, point par point. Depuis, aucune nouvelle. C’est incidemment que j’ai appris la publication du rapport définitif.» Voilà qui relativise le tant vanté «processus participatif» du Grenelle. «C’est un rapport politique et non pas scientifique, dénonce François Veillerette. Les rapporteurs n’ont même pas tenu compte de la méta-étude canadienne (2) qui fait la revue des études épidémiologiques publiées depuis dix ans : 88% d’entre elles établissent un lien entre pesticides et cancer ; 85% un lien avec d’autres pathologies, notamment les maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson, les problèmes de reproduction et de fertilité…»
Le militant écologiste n’est pas surpris. «Depuis 2007, notre mouvement a joué le jeu du Grenelle. Sans illusions. Au début des réunions de travail, le lobby de l’agrochimie, représenté par l’Union des industries de la protection des plantes et la FNSEA, le principal syndicat agricole, ont été obligés de courber la tête. Mais depuis, ils n’ont cessé de regagner du terrain. Et le rapport de l’OPECST se situe dans le droit fil de la déclaration de Sarkozy au Salon de l’agriculture - "l’environnement ça commence à bien faire."
François Veillerette souligne une «série de renoncements» : «L’article qui prévoyait l’interdiction de la publicité pour les pesticides à usage domestique a été abandonné ; l’interdiction de l’utilisation de pesticides dans les lieux qui accueillent du public (jardins, parcs, écoles) semble remise en cause. Il y a aussi le cas des "préparations naturelles peu préoccupantes", comme le purin d’ortie, que le ministère de l’Agriculture persiste à considérer comme des phytosanitaires, ce qui soumet leurs concepteurs à des contraintes d’homologation si coûteuses que leur utilisation s’en trouve empêchée.»
«Recherche.» Selon le président du MDRGF, «l’objectif de réduction de 50% des pesticides est tout à fait envisageable en France, en favorisant la recherche agronomique et en agissant en priorité sur les céréales et la viticulture, qui représentent 80% de la consommation de pesticides». Politiquement, c’est une autre affaire : «Le système agro-industriel qui privilégie actionnaires et banquiers et fait disparaître une exploitation agricole toutes les vingt minutes en France prédomine sur les préoccupations environnementales et sanitaires», estime-t-il.
(1) Consultable en ligne sur le site de l’Assemblée nationale
(2) Base de données Medline 2007, études épidémiologiques publiées entre 1992 et 2003.
Biodiversité; situation très préoccupante pour les oiseaux de France métropolitaine (26 mai 2011) :
Reportez-vous à la page "VILLEBON, nouvelles de Villebon, la biodiversite"
Dans le cadre de la Liste rouge nationale des espèces menacées, le risque de disparition des 568 espèces d’oiseaux recensées en métropole a été évalué : 26% des espèces d’oiseaux nicheurs sont menacées, ainsi que plusieurs espèces migratrices pour lesquelles la France a une responsabilité particulière. Cet état des lieux inédit a été établi par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux), la SEOF (Société d’études ornithologiques de France) et l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage).
Un oiseau nicheur sur quatre menacé
L’évaluation des 277 espèces d’oiseaux nicheurs en métropole révèle que 73 d’entre elles sont actuellement menacées, soit plus d’une espèce sur quatre (26%). Cette proportion est beaucoup plus élevée qu’au niveau mondial, où 12% des espèces d’oiseaux sont menacées d’extinction.
Les principales pressions responsables de leur déclin sont l’intensification des pratiques agricoles, l’urbanisation et le drainage des zones humides, entraînant notamment la régression des bocages et des prairies naturelles. Ainsi, le Râle des genêts souffre de la disparition des prairies alluviales. Classé “En danger”, il a subi une diminution de 50 % de ses effectifs en 10 ans. La Pie-grièche à poitrine rose est un autre exemple d’espèce extrêmement rare qui risque de disparaître de France. Classée “En danger critique”, elle ne compte plus aujourd’hui que 30 à 40 couples sur notre territoire.
Les pollutions dues aux hydrocarbures et la réduction des ressources alimentaires liée au changement climatique affectent les oiseaux marins, comme le Pingouin torda et le Macareux moine. Les tirs au fusil et l’empoisonnement par des appâts toxiques menacent les rapaces, pourtant protégés, comme le Milan royal.
Au moins 15 espèces migratrices en danger ou vulnérable
L’Hexagone accueille également des populations importantes d’oiseaux migrateurs (hivernants ou de passage), parmi lesquelles au moins 15 sont menacées.
Parmi ces espèces, on peut citer le Phragmite aquatique, petit migrateur classé “Vulnérable”, victime de la dégradation des milieux humides qui affecte ses haltes migratoires. Le changement climatique entraine également le glissement vers le Nord des aires d’hivernage de certaines espèces, non menacées à l’échelle mondiale, mais qui ne sont désormais plus observées en métropole qu’en très faibles effectifs. C’est le cas de la Macreuse brune et du Cygne de Bewick, tous deux classés “En danger”.
Des efforts de conservation encourageants
En dépit de cette situation préoccupante, différents exemples montrent que les efforts de conservation peuvent porter leurs fruits. La protection des rapaces, des hérons et des oiseaux coloniaux a permis des reconquêtes encore inespérées il y a 40 ans. Les actions de protection des zones humides engagées depuis trois décennies ont contribué à améliorer la situation de certaines espèces d’oiseaux d’eau. Et les plans nationaux d’action, mis en place récemment, devront permettre d’accentuer les efforts déployés pour les espèces les plus menacées.
Toutefois, la réduction des pressions et le renforcement des actions sont essentiels si l’on souhaite éviter de voir disparaître à l’avenir des espèces de notre avifaune, ou que d’autres ne deviennent menacées à leur tour. En effet, 26 espèces nicheuses et 10 espèces hivernantes et de passage ont été identifiées comme “Quasi menacées” sur notre territoire.
Dossier complet et liste des espèces sur : www.uicn.fr -
Pour en savoir plus : inpn.mnhn.fr et www.lpo.fr
Situation des réacteurs nucléaires au Japon suite au séisme majeur survenu (le 11 mars 2011) : accident à la centrale de Fukushima au Japon (le 12/03/2011) :
L'accident à la centrale de Fukushima au Japon est la preuve que le risque nucléaire n'est pas maîtrisable, a déclaré samedi la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot.
En France, "où le nucléaire s'est toujours imposé sans débat", la conseillère régionale réclame la sortie du nucléaire et la "transition écologique" vers d'autres sources de production d'énergie.
Une explosion et une fuite radioactive se sont produites samedi à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima-Daiichi, au lendemain du très puissant séisme qui a frappé l'archipel.
Des images de télévision ont montré une violente explosion et un nuage de vapeur au-dessus de la centrale, située à 240 km au nord de Tokyo.
Cet accident prouve que "les légendes autour du nucléaire ne tiennent plus".
"On voit bien qu'en situation de catastrophe naturelle d'ampleur, toutes les soi-disant mesures de précaution sont mises en échec au pays de la plus haute technicité", a-t-elle expliqué au cours d'un entretien téléphonique.
"Cet accident signifie qu'on ne peut pas se prémunir contre l'une des failles profondes du nucléaire, c'est-à-dire le danger considérable que représente une centrale quand elle est abimée. Le risque nucléaire n'est pas un risque réellement maîtrisable", souligne-t-elle.
Depuis des années, fait-elle valoir, les écologistes pointent le risque nucléaire en France face à une filière nucléaire et des politiques évoquant une "sécurité absolue qui n'existe pas".
Au Japon, "le problème qui est pointé, ce n'est pas le tremblement de terre mais l'arrêt du système de secours par panne électrique qui n'est pas lié directement au risque sismique".
Début février, EDF a signalé à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) une anomalie dans le "circuit d'injection de sécurité" (RIS) de 34 de ses 58 réacteurs.
Ce système permet, en cas de brèche dans le circuit principal, de maintenir le refroidissement du coeur du réacteur en réinjectant de l'eau dans ce circuit de secours.
C'est ce qui n'a pas pu être activé au Japon et cela montre que l'accident japonais est donc possible en France, où, par exemple, la centrale du Blayais a été inondée en Gironde en 1999.
"Ce à quoi j'appelle, c'est à un véritable débat sur l'énergie. On est otages du nucléaire dans notre pays. On a été endormis et même pour certains anesthésiés sur les dangers pour des raisons politiques", dénonce-t-elle.
Ces questions seront portées au coeur de la campagne présidentielle de 2012 mais il faut aller encore plus vite, (Cécile Duflot).
"Il faut qu'on organise le débat sur la sortie du nucléaire et sur la transition énergétique (...) On ne peut pas supporter les attaques récentes contre l'éolien ou le photovoltaïque il y a quelques jours dans cette situation-là", ajoute la responsable écologiste.
"Le discours du lobby nucléaire, c'est 'toujours chez les autres, pas chez nous'. Ça suffit". (Laure Bretton)
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Point de situation du 13 mars 2011 à 19 heures :
Les informations obtenues depuis le dernier point du 13 mars 2011 à 7 heures par le centre de crise
de l’IRSN, informations transmises par l’ambassade de France à Tokyo, permettent d’établir l’état
suivant de la situation :

Fukushima (Japon) le 12 mars 2011
Réacteur n°1
Au vu de l’ensemble des informations dont il dispose maintenant, l’IRSN craint que des rejets très
importants se soient produits simultanément à l’explosion qui a affecté le bâtiment du réacteur
samedi 12 mars 2011. Ceci reste à préciser sur la base de mesures de la radioactivité dans
l’environnement ; seules quelques mesures sont actuellement disponibles. Lors de l’explosion, le
débit de dose à la limite du site aurait atteint 1 millisievert par heure (mSv/h) ; 12 heures plus tard,
le débit de dose aurait encore été de 0,040 mSv/h.
Ces valeurs sont à comparer à 0,0001 mSv/h qui
correspond à l’ordre de grandeur de la radioactivité naturelle. La valeur de 1 mSv/h correspond à
un rejet très important dans l’environnement.
Réacteur n°2
L’inventaire en eau du coeur du réacteur serait maintenu par injection d’eau dans la cuve.
L’exploitant a indiqué ce matin la nécessité d’une dépressurisation de l’enceinte de confinement à
court terme. Cette action ne semble pas avoir été réalisée.
Réacteur n°3
De l’eau est injectée dans le coeur du réacteur. L’exploitant a procédé dans la matinée à une
dépressurisation de l’enceinte de confinement comme annoncé, mais après le début de la fusion du
coeur. Cela a entraîné de nouveaux rejets de produits radioactifs dans l’environnement mais pas
d’explosion comme cela pouvait être redouté.
Centrale de Fukushima II (Daini)
Réacteurs n° 1, 2, 3, 4
L’inventaire en eau des réacteurs est maintenu par injection d’eau dans la cuve, mais il semble que
les installations soient actuellement dépourvues de système de refroidissement. L’exploitant TEPCO
a demandé l’autorisation de procéder à la dépressurisation des enceintes de confinement pour les
réacteurs n°1, 2 et 3 à 8h00 heure locale. L’IRSN ne dispose pas d’autres informations.
Centrale d’Onagawa
A la centrale d’Onagawa, l’état d’urgence a été déclaré suite à la mesure de débits de dose élevés
à la limite du site. Ceux-ci pourraient résulter du rejet de la centrale de Fukushima Daiichi.
Centrale de Tokai
Le réacteur de ce site connaît une défaillance du système de refroidissement mais le circuit de
secours fonctionnerait normalement.
Japon: une "tragédie", selon Eva Joly qui pointe "l'omerta" sur le nucléaire en France :Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts) a estimé, samedi 13 mars 2011,que l'accident nucléaire au Japon était une "tragédie" qui avait conduit un "gouvernement élu sur l'anti-américanisme" à demander l'aide de l'armée américaine, et a déploré "l'omerta" autour du nucléaire en France.
"C'est une tragédie japonaise", "l'accident nucléaire est gravissime", a déclaré l'eurodéputée à l'AFP, pointant le fait que le Japon évacue des milliers de personnes et "surtout" qu'"un gouvernement élu sur l'anti-américanisme, qui avait demandé le retrait des +troupes d'occupation+", ait "demandé l'aide de l'armée américaine" après "le traumatisme d'Hiroshima".
Aujourd'hui, "ils ont besoin des Américains et de leur expérience de Three Mile Island (après l'accident nucléaire) en 1979 pour essayer de maîtriser ce qui est d'ores et déjà le plus grave accident depuis Tchernobyl", selon la possible candidate à la présidentielle, qui y voit un "évènement diplomatique majeur".
Le Japon a construit des centrales "dans des zones qu'ils savaient sismiques", a-t-elle déploré, balayant "l'idée qu'on peut maîtriser le risque nucléaire".
Pour l'ex-juge, "le discours de leur autorité de sûreté nucléaire est le même que le nôtre", avec "comme d'habitude une omerta en direction des Français qui ne sont pas informés des risques réels".
"Est-ce qu'on va continuer à laisser croire qu'il n'y a pas de risque?", a-t-elle demandé. Mme Joly a notamment pointé "les risques terroristes" mais aussi "les phénomènes météo qui vont se multiplier", citant aussi l'exemple de la centrale du Blayais, où lors de la tempête de 1999, "nous étions à quelques minutes d'une catastrophe".
Le nucléaire est "un risque qui n'est pas utile", "il y a d'autres solutions que nous ne prenons pas", a-t-elle conclu, appelant à une sortie du nucléaire en France "dans les 20 années à venir".
( 2011 AFP).
Déclaration commune des associations françaises de collectivités territoriales (Paris, le 1er décembre 2009) :
Face aux dangers pour notre planète et pour l'humanité que constituent le réchauffement climatique et la disparition de la biodiversité… les associations françaises de collectivités territoriales appelaient de leurs voeux la signature d'un accord ambitieux sur le changement climatique.
Les élus locaux et régionaux veulent faire preuve … de leur engagement pour atténuer le changement climatique et s'y adapter : maîtrise des consommations d'énergie, efficacité énergétique, promotion des économies d'énergie et développement des énergies renouvelables, urbanisme, politiques de logements, organisation des modes de déplacement de leurs habitants et mise en service des transports en commun moins polluants, gestion des déchets, protection des espaces naturels et de la biodiversité. ….
Le rôle essentiel des élus locaux et régionaux doit être reconnu et leur action confortée par des capacités techniques et financières renforcées. Cela nécessite que les accords internationaux sur le mentionnent explicitement le rôle et l'action des collectivités.
Les collectivités territoriales s'étaient accordées :
1. A soutenir la définition d'accords de grande portée et transparents, avec des objectifs ambitieux, clairs et contraignants juridiquement.
2. A être attentifs aux principes de justice, d'équité et de solidarité en faveur des plus démunis.
3. A lier l'action sur le climat aux stratégies de développement tout en oeuvrant pour
- la promotion de la sobriété énergétique et des énergies renouvelables ;
- la maîtrise de l'urbanisme et la diversification de l'offre de transports publics ;
- la préservation des ressources naturelles et la protection de la biodiversité ;
- la conjugaison "environnement et santé" ;
- la conduite de politiques locales et territoriales écologiquement responsables.
Les gouvernements devront, tôt ou tard, parvenir à un accord. Cet accord devra reconnaître le rôle des collectivités territoriales.
Cancun, Conférence de Copenhague sur les enjeux climatiques (8-17 décembre 2009), sables bitumineux; l’Union Européenne serait complice d’une marée noire par an au Canada :
Finalement, l'accord de Copenhague n’en n'a pas été un. Il est temps de tirer quelques premiers enseignements, et notamment de réfléchir aux réactions de pays comme la Bolivie, particulièrement sensible à ces questions :
Bolivie : Le 31 décembre 2009, Evo Morales annonçait un Sommet Climatique Alternatif pour avril 2010
Le président de la Bolivie a annoncé un Sommet Alternatif. qui devrait être organisé en Bolivie en avril 2010.
Particularité principale par rapport aux sommets mondiaux habituels : les chefs d’états et les représentations officielles ne seront pas conviés, seuls des groupes d’experts d’universitaires et les mouvements sociaux y seront représentés. Cette décision faisait suite aux déclarations de Morales lors du sommet de Copenhague où il avait déclaré “Comme il n’y a pas d’accord et que de profondes différences idéologiques se maintiennent, … la défense de la vie, de l’humanité et des droits de la Terre-mère ne sera possible qu’avec le changement de la politique mondiale afin d’empêcher que le réchauffement globale menace la survie sur la planète.
Le Chef d’État a dit qu’avec cet objectif la Bolivie devait “prendre l’initiative de convoquer un Sommet Mondial des Peuples sur le Changement climatique pour la défense de l’humanité, de la vie et de la planète” pour qu’il ait lieu en avril 2010.
Il a noté sa conviction que l’échec du conclave présidentiel de Copenhague, est dû au fait que les nations industrialisées ont seulement choisi d’analyser les effets du changement climatique et non pas les causes.
“Les causes du réchauffement …de la planète vient de l’industrialisation illimitée et déraisonnable promue par les grandes puissances qui ont contaminé l’atmosphère et mettent en danger la vie des êtres vivants, et pas seulement des humains”, a-t-il souligné.
Il a regretté que certains des présidents de ces nations “préfèrent opter pour l’argent et les gains et non pour la défense de la vie”. “Il est nécessaire que les gouvernants choisissent de contribuer à la vie pour sauver l’humanité et non pour la tuer”, a-t-il remarqué. Le Chef d’État bolivien a rejeté de manière ferme le fait que la Bolivie, le Venezuela et la Chine aient été les responsables de l’échec du Sommet de Copenhague. Il a fait remarqué qu’au contraire, leurs représentants ont défendu la nécessité que les nations changent de posture pour défendre la Terre-mère.
Il a indiqué qu’actuellement nous sommes à 0,7 degrés centigrades au dessus de la normale et l’ont constate déjà des problèmes et des catastrophes qui questionnent la survie sur la planète, comme la fonte des glaciers et a déclaré qu'une…élévation de la température mondiale de 2 degrés centigrades serait une menace pour la survie du monde, à tel point que les eaux des océans monteront jusqu’à provoquer la disparition d’îles où vivent des êtres humains”, a-t-il souligné.
“L’objectif est d’obtenir une position de consensus pour la soumettre au prochain Sommet sur le Changement climatique qui se déroulera en décembre 2010 au Mexique”, a dit le Chef d’État.
Il a dit qu’il était grand temps que les nations industrialisées se convainquent de l’importance de la Terre-mère pour la vie des humains. “Les Droits de la Terre-mère sont plus importants que nos propres Droits de l’homme”, a-t-il dit, après avoir fait remarquer que la Terre peut vivre sans l’homme, mais pas le contraire. Il a mis l’accent sur la décision de l’ONU d’approuver la résolution qui promeut l’harmonie avec la nature, ce qu’il a qualifié comme un pas important pour que la communauté internationale approuve finalement la “Déclaration Universelle des Droits de la Terre-mère”.
Il a souligné qu’un premier pas avait été fait avec la Déclaration Internationale les Droits des Peuples Indigènes, qui sont les principales vigies des ressources naturelles qui permettent à l’humanité de vivre.Morales a précisé qu’au Sommet Mondial des Peuples seraient définies les propositions qui viennent d' être présentées en décembre 2010 à Cancùn, au Mexique.
- Lire la suite -
Accord "historique" à Nagoya pour protéger la biodiversité de la planète :
"L'ÉCHEC N'EST PAS PERMIS"
Après deux semaines de tractations, les négociations internationales visant à protéger les écosystèmes menacés de la planète s'achèvent dans un climat tendu. Les discussions achoppent pour l'instant sur la question du partage des bénéfices issus des ressources génétiques des pays du Sud. "On va avoir une énorme partie de poker menteur dans les dernières heures", résumait un négociateur européen, soulignant que la question de l'aide financière aux pays en développement serait cruciale.
La rencontre de Nagoya, au Japon, qui a débuté le 18 octobre, vise à fixer "vingt objectifs stratégiques pour 2020" pour protéger la nature et freiner le rythme alarmant de disparition des espèces, en étendant notamment les aires protégées à travers le monde, sur terre comme en mer.
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Difficultés à changer de comportement afin de réduire ses émissions de gaz à effet de serre :
Changer de comportement présente en effet 6 risques dans l'utilisation d'un nouveau matériel moins "polluant":
- Le risque fonctionnel : en changeant de matériel, on peut se heurter à des risques techniques,
- le risque physique : le nouveau matériel sera-t-il aussi sûr que le précédent ?
- Le risque financier : le changement de matériel risque d'entraîner un surcoût.
- Le risque social : quelle est la nature de l'image que les autres auront face à tel changement de matériel ?
- Le risque psychologique : comment seront perçues les réactions des "autres" ?
- Le risque "temporel" qui résulte des précédents : le temps passé à considérer tous les changements qui seront la conséquence d'un tel changement.
L'ex "taxe carbone"
"La taxe n’avait plus aucun sens, et absolument pas l’utilité que peut avoir la fiscalité écologique". Elle ne remplissait pas les critères nécessaires pour être juste socialement, efficace économiquement et performante énergétiquement. Ainsi, cette taxe ne sera pas regrettée par les écologistes; cette abandon est cependant navrant car il condamne durablement toute tentative de mettre en place une fiscalité écologique".(Djamila Sonzogni)
Marée noire dans le golfe du Mexique :
Les "galettes" trouvées sur les côtes du Texas en provenaient bel et bien, d' après des analyses effectuées par les autorités américaines.
BP, exploitant de ce dispositif, a toutefois indiqué que ces galettes étaient peu nombreuses. Le Texas rejoint les autres Etats dont le littoral est souillé par la plus importante marée noire de l'histoire des Etats-Unis. Les essais menés à bord d'un pétrolier géant adapté pour "écrémer" de grandes quantités d'eau huileuse ne se sont pas révélés concluants, en raison de la mer houleuse. Surnommé la "Baleine", ce super-navire-citerne était le nouvel espoir pour nettoyer les eaux du golfe, car il a la capacité de traiter chaque jour 500 000 barils (près de 80 millions de litres) d'eau souillée.
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La "bétonisation" des sols :
Nous maintenons que nous ne voulons pas d'une " ville béton " et qu'il est déterminant de laisser des espaces vastes et non construits même en centre de bourg.
Ces surfaces seront "bétonées" sans se préoccuper des dommages portés à l'environnement, à la qualité du cadre de vie des riverains et des futurs habitants qui vont se trouver, au final, dans un quartier très construit et très "densifié" avec les nombreux risques apportés à la circulation des personnes, des voitures et des vélos.
A ce propos, évoquons justement la construction d'un terrain actuellement encore "sauvage" sur le point d'être construit: l'actuel terrain du 85 rue des maraîchers à propos duquel le conseil municipal a accordé une augmentation de 50% de son cœfficient de densité de construction.
(Reportez-vous au menu "PRESENT AVENIR", avenir, urbanisation" de ce site).
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Le béton :
A ce conseil municipal du 27 janvier 2011, un Adjoint, notamment chargé de la voirie, a dénoncé la nature "écologique" du béton, en repoussant toute déclaration tendant à réclamer une interruption de la "bétonisation" de la cité.
Pour cet élu, le béton est "tout ce qu'il y a de plus "écologique".
Je respecte ses convictions tout en insistant pour tempérer ses déclarations et mettre un terme au débat qui est l'objet de la nature "écologique" du béton.
Le béton est certes, en soi, un matériau de construction composite fabriqué à partir de granulats naturels (sable, gravillons) ou artificiels (granulats légers) agglomérés par un liant.
Ce liant est appelé couramment « ciment » ; On peut aussi utiliser un liant hydrocarboné (bitume), ce qui conduit à la fabrication du « béton bitumineux ».
Le « coulis » est un mélange très fluide de ciment et d'eau.
Les 4 ingrédients essentiels de tout béton sont le sable, la pierre concassée, le ciment et l'eau.
On peut modifier la vitesse de prise en incorporant des adjuvants dont certains permettent de modifier certaines propriétés physico-chimiques des bétons. On peut, par exemple, utiliser des "plastifiants".
Différents modèles permettent d'expliquer les réactions physiques et chimiques de la « prise ».
En ajoutant un plastifiant, la quantité d'eau utilisée décroît et les performances mécaniques du matériau sont améliorées; l'interrogation qui se pose est de connaître la proportion et la nature de la composition des ces "adjuvants" et de leur influence sur le milieu naturel.
Le béton courant peut aussi être classé en fonction de la nature des liants :
- béton de ciment ;
- béton silicate (Chaux),
- béton de gypse (gypse) ;
- béton asphalte.
Le béton peut varier en fonction de la nature des granulats, des adjuvants, des colorants.
Parmi les granulats naturels, les plus utilisés pour le béton proviennent de roches sédimentaires siliceuses ou calcaires, de roches métamorphiques telles que les quartzites, ou de roches éruptives telles que les basaltes, les granites, les porphyres.
Les granulats artificiels sont des sous-produits industriels, concassés ou non.
Les plus employés sont le laitier cristallisé concassé et le laitier granulé de haut fourneau obtenus par refroidissement à l'eau.
Certains granulats sont utilisés notamment dans les bétons routiers.
Le coût du béton doit rester le plus bas possible.
La première utilisation du béton aggloméré a été faite pour la maison de François Coignet en 1853.
On y trouve parfois la présence de mâchefer qui a provoqué très rapidement des marbrures noires.
Le béton bitumineux (aussi appelé enrobé bitumineux) est composé de différentes fractions de gravillons, de sable, de filler et utilise le bitume comme liant. Il constitue généralement la couche supérieure des chaussées (couche de roulement). L'enrobé est fabriqué dans des usines appelées « centrales à enrobés », fixes ou mobiles.
Il est mis en œuvre à chaud (150 °C environ) à l'aide de machines appelées « finisseurs » qui permettent de le répandre en couches d'épaisseur désirée. L'effet de « prise » apparaît dès le refroidissement (inférieur à 90 °C), aussi est-il nécessaire de compacter le béton bitumineux avant refroidissement en le soumettant au passage répété des « rouleaux compacteurs ». Contrairement
au béton de ciment, il est utilisable presque immédiatement après sa mise en œuvre.
Le bitume étant un dérivé pétrolier, le béton bitumineux est sensible aux hydrocarbures perdus par les automobiles. Dans les lieux exposés (stations services) on remplace le bitume par du goudron.
Le mode, la durée et les conditions de l’acheminement du béton sont des éléments déterminants dans sa formulation et dans la pise en compte dans l' évaluation de sa nature économique ou non en tant que matériau "écologique", comme veut bien le laisser entendre un de nos Maires Adjoints.
Si nous sommes en présence d'un chantier qui demande de grandes quantités, une centrale mobile est parfois installée directement sur le chantier; ce qui permet d'augmenter le débit de livraison au chantier. De plus, cela nécessite moins de camions malaxeurs pour le transport du béton étant
donné que la distance parcourue est plus courte.
Mais en cas de parcours plus long, on imagine très vite la quantité de consommation de produits pétroliers utilisés (hydrocarbures) et des dégagements de gaz à effet de serre qui sont nécessairement dégagés, pas forcément pour le meilleur état de l'air ambiant ni de l'
environnement et encore moins des éléments naturels se trouvant sur le parcours du déplacement de ce béton; en outre, certaines "continuités biologiques" peuvent parfaitement être coupées et même parfois définitivement détruites sur le parcours de ce matériau.
Selon sa composition (alcali-réaction ou réaction sulfatique interne), ses additifs et selon les conditions de sa préparation (température, etc.) ou de son coulage ou selon les contraintes qu'il a subies (attaques chimiques, …, vibrations, chocs thermiques, etc.), le béton vieillit plus ou moins bien.
De nombreux tests et études portent sur la durabilité des bétons. En particulier, la caractérisation des matériaux par acoustique ultrasonore permet de détecter des changements structuraux du matériau.
Il peut aussi être traité à l'aide d'adjuvants pour être rendu hydrofuge. L'ajout de différents matériaux (fibres textiles, copeaux de bois, matières plastiques...) permet de modifier ses propriétés physiques.
En 2007 à l'université de Leeds, John Forth et son équipe ont mis au point le « bitublock »,à base de 95 % de verre brisé, de ferrailles et de cendres, ce block serait six fois plus résistant que le béton classique.
On comprend ainsi facilement que nous préférons recouvrir le minimum des surfaces par du "béton" modifié par certaines techniques énumérées ci-dessus intégrant des éléments pas toujours naturels, donc, pas nécessairement anodins pour notre environnement.
Je maintiens que les zones recouvertes de "béton" ou que les structures construites en "béton" sont à réserver aux seuls éléments où rien ne lui est substituable.
Même si l'on insiste actuellement sur la "densification" de l'urbanisation, c'est bien évidemment, aussi, afin de réduire au maximum les surfaces "bétonnées".
Nous affirmons et répétons que nous ne voulons pas d' une "ville béton" et proposons de limiter au maximum l utilisation du béton, matière, à l'origine composée d' éléments naturels, mais "polluée" par les divers traitements qu'il peut subir.
Pour être densifiés, nos villes doivent alors être le moins étendues possible pour laisser le plus de place possible aux espaces non construits, laissant toute liberté à 'humanité de s'épanouir dans la nature et aux espèces animales et végétales de préserver à la fois la qualité de leur existence, la qualité de leurs déplacements et donc leurs facilités de mouvements et de reproduction, en conservant leur liberté naturelle.
L'homme étant une espèce "animale", ce qui est vrai pour les animaux l'est aussi pour lui.
L'objectif est donc, en réduisant l'utilisation du "béton", de préserver la qualité de l'environnement pour l' épanouissement de l' humain et de garantir la nature et la qualité de son avenir, partant celui de l'humanité et des générations futures; ceci demeure une des préoccupations prioritaires, honnêtes et morales, des générations "pensantes", actuellement actives, possédant un pouvoir décisionnaire…sur la nature de nos villes et de nos moyens de circulation.
http://www.greenpeace.org/international
http://www.artac.info/static.php?op=30regles.txt&npds=1
Les pesticides dans les maisons :
Publiée le 17 février dans la revue Environmental Health Perspectives, une étude américaine, relayée par une ONG française, met en lumière la présence de pesticides dans les maisons situées à plus d’un kilomètre des terrains agricoles chimiquement traités.
Jusqu'à 1.250 mètres à la ronde, les champs traités à certains pesticides peuvent "contaminer" l’intérieur même des maisons du voisinage. C’est ce qu’a révélé l’analyse d’échantillons de poussière prélevés dans les moquettes et les tapis de 89 maisons californiennes, qui présentaient des concentrations significativement plus élevées qu’ailleurs en chlorpyrifos, chlorthal-dimethyl, iprodione, phosmet ou simazine, des pesticides utilisés dans les cultures avoisinantes. L’étude a été menée par le National Cancer Institute.
En France, un arrêté du 12 septembre 2006 prévoit que les pesticides ne peuvent être pulvérisés que si le vent ne dépasse pas 19 km/h (soit 3 sur l’échelle de Beaufort). Mais il est contesté par la Fédération Nationale des Producteurs de Fruits (FNPF
"Ces résultats (…) montrent qu’il faut absolument conserver l’arrêté du 12 septembre 2006", souligne au contraire l’ONG Générations Futures, qui souhaite également "relancer la dynamique du plan Ecophyto 2018, qui prévoit la réduction de 50% des pesticides en 10 ans".
Le gaz de schiste :
Depuis le mois d’août, pas un jour ne passe sans que l’exploration et l’exploitation des gaz de shale ne suscitent enthousiasme ou émois publics non seulement au Québec, mais en France aussi, notamment à Bondoufle, fort proche de Villebon.
Contenu dans les interstices des "shales" et s’accumulant dans un énorme volume de roche, les
gaz de shale sont beaucoup plus difficiles à exploiter que le gaz conventionnel. Leur récente exploitation a provoqué un véritable séisme sur le marché mondial de gaz liquéfié dont le prix mondial s’est effondré.
Les Etats-Unis sont ainsi devenus les premiers producteurs mondiaux de gaz devant la Russie et ils pourraient se muer en exportateurs. Par ailleurs, les réserves supposées de gaz de shale seraient suffisantes pour consommer du gaz pendant plusieurs siècles.
Un autre hydrocarbure non-conventionnel encore plus méconnu que les gaz de schiste risque de faire parler de lui dans les prochains jours : le pétrole de schiste fait en effet l'objet d'après Greenpeace "de projets d'exploration dans le Nord de la France.
Rappelons que le gouvernement, par la voix de son ministre de l'écologie, Nathalie kosciusko-morizet, aaffirmé suspendre toutes les opérations de forages et de fracturation hydraulique jusqu'au 31 mai, concernant les gaz de schiste dans le Sud de la France.
Cependant, Greenpeace révèle que pour les projets d'exploration des pétroles de schiste dans le bassin parisien, seules les opérations de fracturation sont suspendues jusqu'au 31 mai. Ainsi, les premiers forages verticaux devraient commencer mi-avril, tandis que les travaux préliminaires (terrassement, avant-trou) sont déjà en cours près de Château-Thierry
« Une certaine confusion règne entre la question du gaz et du pétrole de schiste, et le gouvernement entretient ce flou artistique, explique Anne Valette, en charge de la campagne Énergie-Climat pour Greenpeace France. Il a en réalité laissé la porte ouverte au début des opérations dans l'Aisne et en Seine-et-Marne dès le 15 avril. »
Mêmes causes, mêmes effets pour les sols et le climat
Selon des documents officiels des sociétés Toreador et Vermillion, qui mènent la prospection de ce pétrole de schiste, celui-ci se niche très profondément au cœur de la roche. "Le forage vertical prévu ne serait d'aucune utilité s'il n'était suivi de l'emploi de cette fameuse et si dangereuse technologie de la fracturation hydraulique" explique l'organisation non gouvernementale.
Celle-ci consiste à fracturer la roche en profondeur pour en extraire les hydrocarbures, gaz ou pétrole, en injectant d'énormes quantités d'eau et de produits chimiques. Les risques de pollution des sols et des eaux sont grands. De plus, l'impact du pétrole de schiste sur les changements climatiques est catastrophique. La production de carburant issu de pétrole de schiste – extrêmement énergivore – émet jusqu'à 5 fois plus de CO2 que la production de pétrole dit conventionnel.
La fracturation :
La France n'est pas la seule concernée par ce phénomène, et depuis plusieurs années, Greenpeace mène campagne contre les pétroles dits « non-conventionnels » partout sur la planète. En janvier dernier, elle a lancé la campagne « Petrol addict » pour dénoncer – avec humour – l'addiction de notre société au pétrole, dont la fuite en avant vers les pétroles non-conventionnels comme le pétrole de schiste, est un symbole.
Pour mieux comprendre le processus de fracturation hydraulique, nous vous invitons aussi à regarder l'animation publiée par le New-York Times.
Le pétrole de schiste, avec les sables bitumineux, sont les pétroles le plus coûteux, les plus sales, les plus polluants qui soient.
Un puits standard nécessite environ 10 à 15 millions de litres (10 000 à 15 000 m3), même si les quantités peuvent varier en fonction de la géologie et de la nature du puits.
La composition potentielle du liquide de fracturation (utlisée par Questerre au Québec notamment) est la suivante : eau, sable de silice flexible, et une série de produits chimiques, polyacrimalide, isopropanol, triméthyloctadécylammonium, xylène sulfonate de sodium, hypochlorite de sodium, gomme de guar, huile de base à faible toxicité, amine quaternaire, monohydrate de nitrilotriacétate de trisodium, isopropanol, méthanol, phosphate de tibutyl, hydrochloric acid
Près de 50% des résidus de fluides (eau + sable + produits chimiques) restent sous terre et les 50 % restants remontent à la surface. Le recyclage de ces eaux polluées est long, très coûteux et fait de nouveau appel à des produits chimiques afin de traiter l'eau.
Au-delà des produits chimiques, l’eau usée remontant à la surface peut contenir des métaux lourds, tels que l’aluminium, l’antimoine, l’arsenic, cobalt, chrome, fer, plomb, nickel, molybdène, étain, vanadium,zinc, etc. …
En cas de fuite, notamment via une fissure dans la cimentation des forages, ces produits chimiques peuvent s’infiltrer dans les nappes phréatiques souterraines.
Alors que la France vient de délivrer des premiers permis d’exploration au Sud-est du Massif Central, Alter-Echos (www.alter-echos.org) a interrogé Normand Mousseau, spécialiste des questions énergétiques pour revenir sur la situation et … sur les défis posés par ces évolutions énergétiques planétaires.
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Le photovoltaïque :
La tragedia dell'arte autour du solaire photovoltaïque touche à sa fin. Peu de suspens finalement dans cette pièce aux ficelles plus qu'épaisses, démarrée il y a un peu plus d'un an et que nous résumons ici.
Acte 1 - Prologue de l'annonce anticipée
Le gouvernement annonce que les tarifs d'achat vont baisser (c'est-à-dire les tarifs auxquels EDF s'engage à racheter l'électricité produite par les «petits» producteurs), suscitant une recrudescence de projets et une forme d'engorgement des demandes de raccordement. Particuliers comme maîtres d'ouvrage publics et privés ne sont bien évidemment pas dépourvus du sens du calcul économique.
Acte 2 - La facture impayable
Le même gouvernement explique sans rire que le solaire photovoltaïque va faire exploser nos factures d'électricité au bénéfice de quelques acteurs engrangeant une rente indue et ne bénéficiant pas à l'emploi français.
Seulement voilà, c'est faux. La Contribution au sevice public de l'électricité (CSPE) représente seulement quelques pourcents de nos factures d'électricité et sert essentiellement à financer la mutualisation des surcoûts des zones où la production est chère (îles, zones non interconnectées...), le tarif première nécessité, la cogénération.... Même si la part du solaire photovoltaïque était multipliée par 10, cela représenterait moins de 1% de la facture! Dans le même temps, aucun ministre n'a trouvé curieux que l'acheminement, qui représente lui 30 à 40% de la facture, augmente sur des bases bien moins claires que la CSPE (1), ni même qu'EDF gage le démantèlement des ses centrales nucléaires sur le réseau de transport de l'électricité financé par mutualisation...
Personne non plus pour souligner que la «non disponibilité» des centrales coûte des centaines de millions d'euros à EDF chaque année ou que chaque EPR dépasse de quelques milliards le prix annoncé.... Ce sont pourtant là des raisons objectives derrière la hausse annoncée des tarifs de l'électricité.
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Lutte contre les nuisances
- pollutions atmosphérique et olfactive
- pollution sonore
- pollution lumineuse
- pollution électromagnétique
- pollution chimique, radioactivité
- question de l'eau
- les pesticides
- le PPRI ( cf. LES GRANDS DOSSIERS )
Quelques liens :
- http://www.wwf.be/fr/
- http://www.fcpn.org
- http://www.areneidf.org
- http://www.quechoisir.org/Ressource.jsp
- http://www.ene91.fr
- http://bibliothequeenligne.espaces-naturels.fr/outilsjuridiques/?arbo=les_fiches&sel=reste:fiche&val=23:31
- http://www.pesticides-etudes.mdrgf.org
- http://www.greenpeace.org/international
- http://www.greenpeace.org/france/
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