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GEORGES BUISSET

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Article pour Vivre à Villebon n° 135 (mars 2012)
Publié le 21 mars 2012
Catégories de cet article : Articles du magazine municipal

Devis domestiques : besoin d’un médiateur


Même si notre majorité municipale expose avec ostentation l'opulence des ressources de la commune, les villebonnais, qui ne sont pas tous particulièrement fortunés, expriment, eux, des préoccupations très concrètes.
Nous savons que l'entretien des jardins et les réparations dans les logements deviennent un problème lorsque l'âge, ou tout autre empêchement, oblige à trouver une solution pour effectuer ces travaux.
Il est alors de moins en moins possible de les réaliser soi-même et il faut donc faire appel aux professionnels. Mais les habitants, savent parfaitement évaluer le coût des pièces, le montant de la main d'œuvre et le temps nécessaire pour effectuer ces interventions. Ils sont parfois effarés par le montant des devis (quand devis il y a) qui leur sont proposés.
De plus, certains techniciens demandent assez fréquemment d'être payés en argent liquide, du moins partiellement, ce que l'on devrait éviter.
Comment justifier ce type de devis, souvent faits "à la louche", de 1000 euros pour démousser un toit (pratiquement un SMIC mensuel) alors qu'il faut une heure à une heure trente de travail  selon l'état du toit.
Comment justifier des prises de courant facturées à des prix très élevés alors qu'elles valent peu cher dans les grandes surfaces, dont on sait que ce ne sont pas des philanthropes ?
Et ceci est général, comme s'il y avait une entente sous-jacente inexprimée. Entente pour escroquer le public ?
On entend dire "sous le manteau" qu' "à Villebon, il y a de l'argent; on a qu'à le prendre".
Pour revenir à l'exemple précédent, le démoussage d'un même toit, de même surface, de même pente, de même hauteur, à Montfort-l'Amaury, autre secteur "riche", coûte beaucoup moins cher.
Pour élaguer les arbres, la même entreprise y prend, aussi, beaucoup moins cher qu'à Villebon.
Certes, les prix sont libres, mais la crise est là, et chacun compte son argent. Des ententes inavouées doivent être dénoncées et cassées.
Il existe à Villebon un médiateur de justice, un expert pour évaluer les devis en matière d'économie d'énergie. Ce dernier contribue à faire baisser le prix des prestations qui ne sont, du reste, pas toujours adaptées à la situation.
Pourquoi pas, donc, un "médiateur des devis" pour les travaux à domicile ? Il pourrait tenir une permanence chaque semaine ou quinzaine; chacun apporterait le dossier constitué pour avis.
Gageons qu'il obtiendrait vite du travail et que les professionnels y regarderaient à deux fois avant d'annoncer des devis surfacturés d'un facteur 2 quand ce n'est pas 3.

Georges Buisset pour "VILLEBON AUTREMENT"
Conseiller municipal
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OGM : suspension des autorisations
Publié le 20 mars 2012
Catégories de cet article : Actualités

La France suspend à nouveau la culture du maïs transgénique MON 810


L'arrêté suspendant la mise en culture du maïs génétiquement modifié MO
N 810
a été publié au Journal officiel du 18 mars 2012.
"En raison de la proximité de la période des semis, le ministre de l'Agriculture, Bruno le Maire, a fait part quelques jours auparavant de sa décision de prendre une mesure conservatoire visant à en interdire temporairement la culture sur le territoire français afin de protéger l'environnement.
Le 20 février dernier, la France a adressé une note à la Commission européenne pour l'informer de la nécessité de prendre des mesures d'urgence concernant la mise en culture du maïs MON 810 en application de l'article 34 du règlement (CE) 1829/2003 concernant les denrées alimentaires et les aliments pour animaux génétiquement modifiés.
En retour, la Commission a informé les autorités françaises qu'elle avait saisi l'Autorité européenne de sécurité alimentaire (Aesa) mais n'envisageait pas pour l'heure de prendre de mesure d'urgence dans l'attente de cet avis.
Il s'agit d'une nouvelle clause de sauvegarde après l'annulation, le 28 novembre 2011, par le Conseil d'Etat de celle déjà mise en place par la France en 2008 sur cette culture.
Suivant la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE), le Conseil d'Etat avait en effet annulé la suspension de commercialisation et de culture du maïs MON 810 faute de démonstration de l'urgence à agir et de l'existence d'un risque particulièrement élevé pour la santé ou l'environnement.
Cette décision faisait écho à celle de la CJUE du 8 septembre 2011, qui avait jugé que la clause de sauvegarde prise par la France n'était pas conforme pour des questions de procédure. Le nouvel arrêté apparaît cette fois solidement motivé, "signe que ses auteurs ont anticipé le risque très élevé d'un recours tendant à son annulation, qui sera sans doute déposé dans les jours prochains devant le Conseil d'Etat", remarque sur son blog Arnaud Gossement, avocat spécialisé en droit de l'environnement".(Philie Marcangelo-Leos - Victoires-Editions)
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Actualités
Publié le 14 mars 2012
Catégories de cet article : Actualités

Forum mondial de l'eau le 12 mars à Marseille


Les visions antagoniques qui se sont affrontées à Marseille autour des Forums officiel et alternatif de l’eau trouvent leur pendant dans une bataille médiatique qui dessine les lignes de force d’un clivage politique et idéologique plus clair que jamais.
« Solutions et engagements ont été les maîtres mots de l’édition 2012 , les précédentes ayant posé les diagnostics.
En matière de gouvernance, la déclaration ministérielle du 13 mars 2012, préparée à l’Unesco par 110 états, a consacré le rôle des autorités locales et régionales, ainsi que le besoin de renforcer leurs capacités pour assumer leurs responsabilités ».
Le texte ne se réfère pas au concept très français de « décentralisation », mais « on va bien dans ce sens, décrypte une source diplomatique. C’est une étape importante. »
Car "les pays dans lesquels l’eau n’est pas bien gérée sont ceux où la compétence n’a pas été confiée aux autorités locales", a jugé l’ancien ministre de l’Environnement, Serge Lepeltier.
Promouvoir ces acteurs contribuera à « faire avancer l’accès aux services essentiels que sont l’eau potable et l’assainissement », a estimé François Lacroix, directeur des programmes du comité d’organisation.
La gestion de l’eau est « avant tout une question de territoire pertinent », a rappellé Guy Fradin, gouverneur du CME.
Le bilan du Forum sera dressé notamment en regard de la solidarité Nord-Sud.
En France, la loi « Oudin-Santini » de janvier 2005 permet aux services publics locaux ainsi qu’aux agences de l’eau d’affecter à la coopération décentralisée 1% de leurs ressources, soit en gros un centime par mètre cube. C’est peu par rapport à notre confort, c’est beaucoup pour l’espérance de vie de certains », a commenté André Flajolet, député en mission pour le forum.

L’Essonne prône une politique incitative pour le retour en régie


Le conseil général de l'Essonne a voté le 12 mars 2012 un accord préalable pour mettre en place des mesures incitatives en faveur de la gestion publique des services d’eau. Les agglomérations des Lacs de l’Essonne et d’Evry Centre Essonne ont déjà sauté le pas de la régie publique.
On peut espérer que notre intercommunalité EUROP'ESSONNE franchira le pas dans un proche avenir et permettre de réduire ainsi le coût de l' au dans nos communes et dans notre secteur.
"Il s’agit à ce stade d’une « délibération-cadre » votée le 12 mars 2012 par l’assemblée départementale de l’Essonne.
Elle fixe néanmoins un objectif clair : la promotion de la gestion publique des services d’eau dans le département.
« Nous nous donnons maintenant quatre à cinq mois, d’ici l’automne, pour travailler sur les modalités techniques » précise Jérôme Guedj, président (PS) du conseil général de l’Essonne, interrogé par la Gazette.
Mais il est d’ores et déjà acté que le montant des aides financières et techniques du département seront liés au modèle de gestion, qui devra se rapprocher le plus possible de la gestion publique.
« Parce que faute de prise en main et de contrôle par les acteurs publics, l’eau est devenue un bien marchand particulièrement rentable pour les grands groupes qui se partagent le marché, notamment en Ile-de-France », fait remarquer, dans un communiqué de presse, Claire Robillard, vice-présidente du conseil général chargée du développement durable et solidaire, de l’environnement et de l’agriculture.
C’est dans un contexte général de dénonciation des prix de l’eau en Ile-de-France, ravivée par le Forum mondial de l’eau, que le conseil général de l’Essonne s’engage dans cette démarche. Le département s’appuie sur la bataille gagnée par le conseil général des Landes après que le Conseil Constitutionnel a tranché en sa faveur par sa décision du 8 juillet 2011.
Le département des Landes, dirigé par Xavier Emmanuelli, a pu appliquer ses subventions allouées aux syndicats intercommunaux qui passent en régie. « On s’inspire bien évidemment de ce qui s’est fait dans les Landes », indique Jérôme Guedj, qui précise :
« notre situation est toutefois différente : sur 196 communes, une grande partie sont adhérentes au Sedif (Syndicat des eaux d’Ile-de-France, présidé par André Santini, député-maire UMP d’Issy-les-Moulineaux, qui gère l’eau de 144 communes de la région parisienne-.
Et pour l’instant, seules une vingtaine de communes dans l’Essonne sont passées en régie directe. Il nous faudra donc adopter un processus incitatif et progressif ».
Une structure de conseil départementale.
Jérôme Guedj peut aussi compter sur un courant politique propice sur son territoire. Après la communauté des lacs de l’Essonne (Viry-Châtillon, Grigny), présidée par Gabriel Amard (porte-parole du Front de Gauche) et fervent partisan de la maitrise publique de la gestion de l’eau, qui est passée en régie directe en juillet 2010, c’est au tour de la communauté d’agglomération Evry-Centre-Essonne (CAECE = Evry, Courcouronnes, Bondoufle, Lisses, Ris-Orangis, Villabé) de franchir le pas.
La CAECE, dirigée par Manuel Valls, député-maire (PS) d’Evry, confiera la distribution de l’eau à une régie publique à partir du 1er janvier 2013. « Autour de Gabriel Amard, nous mettons en place un groupe d’expert composé d’élus de gauche et de droite, et de personnalités qualifiées. Nous réfléchissons à une structure départementale qui aiderait dans un premier temps les communes à négocier leurs contrats avec les exploitants privés avant de les aider à basculer vers la gestion publique » déclare Jérôme Guedj". (M. Kindermans,19 mars 2012)

Souvenons-nous : les 10 et 11 mars : Fukushima et le Tibet


N’oublions pas Fukushima (11 mars 2011) !

"Chers amis,
Le 11 mars 2011, la catastrophe de Fukushima a rappelé au monde entier que la technologie nucléaire est mortifère, et que prétendre la contrôler est une illusion. Un an après jour pour jour, une immense chaîne humaine va relier Lyon à Avignon, dans cette vallée du Rhône où quatorze réacteurs nucléaires exposent des millions de gens à un risque intolérable.

Solidaires avec le peuple japonais, des dizaines de milliers de personnes venues de toute la France et d’autres pays européens vont réagir ensemble, pour affirmer haut et fort : "Sortir du nucléaire, c’est possible !"
Je veux saluer la détermination des citoyens à l’origine de cette initiative coordonnée par le Réseau "Sortir du nucléaire". Refusant que la France soit condamnée à subir tôt ou tard un accident nucléaire majeur comme celui qui a frappé le Japon, c’est une véritable "réaction en chaîne humaine" qu’ ils ont lancée.
Aujourd’ hui, je tiens à partager avec vous mon soutien à cette mobilisation, qui est à mes yeux une véritable insurrection démocratique. Je voudrais dire à chacune et chacun d’entre vous : vous aussi, insurgez-vous ; vous aussi, mobilisez-vous pour la sortie du nucléaire !
Ensemble, nous pouvons être suffisamment forts pour résister au lobby nucléaire et pour nous réapproprier la question énergétique. Nous devons refuser que les choix qui nous engagent et qui engagent nos enfants et petits-enfants pour des décennies soient dictés par des industriels qui n’ont que faire des déchets éternels et de la pollution qu’ils laissent aux générations futures.
La France doit sortir du nucléaire, elle doit dire adieu à cette technologie dangereuse. Elle doit sans retard se tourner vers les énergies renouvelables et un usage plus sobre et raisonnable de l’énergie. En un mot, la France doit choisir un avenir énergétique... plus humain ! Nous savons que c’est possible, alors n’attendons pas qu’il soit trop tard.Vous non plus, n’attendez pas...  pour la sortie du nucléaire !"
Stéphane Hessel (Ancien résistant et diplomate,Auteur du manifeste "Indignez-vous !")

Un an après, retour à Fukushima, le 11 mars 2011:
Trois catastrophes ont eu lieu. Un séisme, un tsunami et un accident nucléaire. Une seule de ces catastrophes aurait pu être évitée…
La contamination empoisonnera Fukushima pour longtemps.
L’Institut de Radioprotection et de sûreté Nucléaire français (IRSN) a indiqué dans un de ses derniers rapports que la contamination radioactive autour de la centrale nucléaire de Fukushima Diichi a fortement décrue. Mais l’institut la décrit désormais comme “chronique et pérenne”. Chronique car cette contamination radioactive, si elle ne connaît pas de pic majeur depuis la catastrophe, est désormais inscrite durablement, profondément dans l’environnement de la centrale. Pérenne, car cette radioactivité va durer. Longtemps et en diminuant très lentement…
Les trois réacteurs accidentés ainsi que les explosions d’hydrogène dans les bâtiments de la centrale dans les jours qui ont suivis le 11 mars 2011 ont ainsi libéré de grandes quantités de césium radioactif. Ce césium a une durée de vie longue. Il est considéré qu’il ne sera “inoffensif” qu’au bout de 300 ans. Il reste aujourd’hui 98% de sa radioactivité initiale dans l’environnement, un taux qui sera encore de 81% en 2020.
Au total, sur environ 24 000 km2 du territoire japonais contaminé par le césium 137, seuls 600 km2 dépasseraient aujourd’hui le seuil des 600 000 becquerels par m2, estime l’IRSN. Il existe toutefois des terres contaminées en “taches de léopard” jusqu’à 250 km de distance de la centrale, avec des “points chauds” extrêmement localisés liés à l’accumulation de dépôts radioactifs par les pluies et le ruissellement.
Les indicateurs ont relevé des niveaux très ou trop élevés de radioactivité dans des municipalités de la zone évacuée autour de la centrale. Des lieux qui resteront pour certains définitivement inhabitables.
La centrale accidentée de Fukushima reste fragile.
Si les autorités japonaises ont annoncé que les réacteurs endommagés ont été “stabilisés”, la situation reste en fait préoccupante et le restera encore des mois probablement de nombreuses années.
En effet, le corium, magma métallique, qui s’est constitué lors de la fusion du cœur reste instable et une réaction de criticité reste possible.
Si des réactions venaient à se produire, des rejets radioactifs importants ne pourraient alors être exclus. De même, les conditions actuelles des piscines de désactivation et d’entreposage des combustibles irradiés continuent de présenter un très grand danger, tant qu’ elles n’auront pas été vidées de leur contenu. L’instabilité physique des installations fragilisées par l’accident pourrait présenter un énorme risque en cas de nouveau tremblement de terre ou de tsunami même de faible amplitude.

Inaction des pouvoirs publics face à la catastrophe
Un document découvert récemment, émanant du ministère Japonais pour l’éducation, la culture, les sciences et les technologies (MEXT), révèle que le ministre de l’époque, Yoshiaki Takaki et d’autres officiels, sont à l’origine de la décision de ne pas diffuser au public l’ampleur des radiations dans les jours qui ont suivis les explosions d’hydrogènes et la réaction en chaîne dans les réacteurs de Fukushima Daiichi. Le mémo en question précise que les données “ne doivent, par aucun moyen, être diffusés au public”.

Pour tirer une leçon de la catastrophe de Fukushima, Greenpeace a commandé un rapport.
Ce rapport, rédigé par trois experts indépendants (un physicien nucléaire, un correspondant pour un magazine sur la santé et un ingénieur nucléaire), explique et démontre comment le Gouvernement, les organes de contrôle et l’industrie nucléaire ont rendu possible la catastrophe de Fukushima Daiichi, puis n’ont pas réussi à protéger la population contre l’impact de la catastrophe.
Ce rapport tire deux conclusions principales
La catastrophe de Fukushima remet en question la crédibilité de l’industrie nucléaire. L’industrie soutient que le risque d’accident nucléaire se limite à 1 fois pour 1 million (ou moins) d’années d’opération d’un réacteur. L’expérience montre toutefois qu’un accident significatif est à prévoir quelque part dans monde à chaque décennie.
L’influence politique exercée par l’industrie nucléaire sur les autorités japonaises de réglementation de la sûreté nucléaire est l’une des causes principales de l’accident à Fukushima.
Au lieu de reconnaître ces risques nucléaires, de nombreux politiques et autorités ont demandé à restaurer la confiance de l’opinion publique en l’énergie nucléaire. Un an après la catastrophe nucléaire, les autorités protègent à nouveau l’industrie nucléaire au lieu de protéger leurs citoyens.
Les stress tests que subissent les réacteurs du monde entier constituent également la preuve que nous n’avons rien appris de nos erreurs. Les réacteurs existants ont automatiquement bien réussi ces tests, justifiant ainsi la poursuite de leur activité. Seule l’Allemagne a décidé de fermer 8 de ses 17 réacteurs pour des raisons de sécurité. Après la catastrophe de Fukushima, aucun autre réacteur ne fut déclaré dangereux ni fermé dans le monde. Mais avec les critères retenus, parions que même Fukushima Daiichi aurait réussi le test !

Silence et contamination … la vie à Fukushima
Un an après avoir été forcés d’abandonner leur domicile à cause de la catastrophe nucléaire de Fukushima, des dizaines de milliers de réfugiés vivent toujours dans l’incertitude du lendemain, sans savoir quand –ou si– ils pourront rentrer chez eux.
Seuls les habitants de la zone des 20 km autour de la centrale ont été évacués. Mais la “zone à risque” elle, est bien plus étendue. La contamination, on l’a vue est pérenne, chronique, et beaucoup plus étendue ! Le quotidien de ces milliers de personnes se résume aujourd’ hui à des questions, des incertitudes. Dans de nombreuses écoles, les enfants ne sont pas autorisés à rester plus d’une heure dans les cours de récréation et du césium a été également découvert dans de nombreux aliments.
Beaucoup n’ont pas les moyens de partir et n’ont d’autre choix que de continuer à vivre avec cette contamination invisible.
Des enfants sont toujours contaminés à 220 km de la centrale de Fukushima,montrent les résultats publiés par l’ACRO, (Association pour le contrôle de la radioactivité de l’Ouest). Sur les 22 enfants japonais dont l’Acro a analysé les urines, 14 sont encore contaminés au césium 134 et césium 137. Cette persistance montre que la contamination des enfants vient de l’alimentation et non du panache.

Ne restent à Fukushima que le silence et la contamination.Robert Knoth, photograph
Après la publication par Greenpeace France de la carte des zones à risques nucléaires pour l’hexagone, c’est au monde entier que la démarche a été étendue.
Plus de 400 réacteurs sont en activité dans le monde aujourd’hui.
Vous, votre famille, vos amis, habitent probablement à proximité de l’un d’eux. Que ferions-nous face à un accident nucléaire comme Fukushima?
Qui appellerions nous ?
À qui écririons nous ? Qu’ emmènerions nous? Voilà des questions auxquelles nous ne voudrions jamais devoir répondre…
Mais que les habitants de la région de Fukushima ont dû se poser.


10 mars 1959 : Tibet, un combat profondément écologiste


Pour en savoir plus ...
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Plan d’exposition au bruit (Orly)
Publié le 9 mars 2012
Catégories de cet article : Nuisances, risques

Plan d'Exposition au Bruit (PEB) de l'aéroport d'Orly: Une révision contraire au Grenelle de l'environnement




Alors même qu'une enquête publique a lieu jusqu' au 23 mars 2012, on s'interroge sur l’objectif affiché par le plan. (Consultez en fin d' article le lien vers  mes consignes dans le registre de l'enquête publique ).
Il consiste en une maîtrise de l’urbanisation et une restriction des zones de construction. Cet objectif aurait été très intéressant, s’il avait été pris en compte dès 1975, date du PEB pour lequel on nous propose une révision aujourd’hui. Ou tout du moins, aurait-il fallu réagir avant de voir se multiplier les logements impactés.
Quand on constate le niveau d’urbanisation actuel sur les zones concernées, on ne peut que regretter de voir réviser ce plan avec trente ans de retard.
De plus les modifications proposées vont vers une réduction des zones de protection.
Le 15 novembre 2011, un arrêté a été signé permettant la mise en œuvre du projet de la Direction Générale de l’Aviation Civile ( DGAC) relatif au relèvement des couloirs aériens sur Roissy et Orly.
Ce projet rallonge d’un minimum de 10km les trajectoires survolant l’Ile-de-France.
Les zones A et B considérées comme des zones de bruits forts, en faveur des indices Lden 70 pour la zone A et Lden 65 pour la zone B.
Le Lden étant un indicateur d’évaluation du bruit en décibels désigne le niveau sonore corrigé selon la période de la journée.
Les niveaux d’isolation acoustique pour les constructions nouvelles sur A et B, s’échelonnent entre 40 et 47 décibels acoustiques.
Ces deux zones de restrictions assez importantes, sont réduites de 213 ha par la révision du plan.
Dans la zone C considérée, dans laquelle est intégrée toute une partie de Villebon du Haras jusqu'aux  Foulons, comme étant situés dans une zone de bruit modéré, les niveaux d’isolation sont de 35 décibels acoustiques.
La révision du plan supprime en effet 1949 ha de cette zone C dans le texte de révision.
Malgré cette suppression du zonage, on tente de nous rassurer en nous expliquant que les restrictions y seront tout de même maintenues.
Si tel est le cas, on ne comprend pas la raison de la suppression de ce zonage qui touche certains secteurs  sans que ceux-ci soient directement concernés.

Pour en savoir plus ...

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Stockage du CO2
Publié le 8 mars 2012
Catégories de cet article : Captage et stockage de CO2

Risques dans le stockage du CO2


Captage et Stockage du CO2 : les associations sont condamnées à verser 1000 € à Total
Le tribunal administratif de Pau a rendu  sa décision le 6 mars 2012 dans l’affaire qui oppose quatre associations de protection de l’environnement à l’Etat et à Total, concernant le premier stockage souterrain de CO2 en France.
Le tribunal a considéré que toutes les procédures légales avaient été respectées.
En revanche, le débat n’a toujours pas eu lieu concernant le fond du dossier : l’utilité contestée de l’enfouissement du CO2, les risques associés à la technique et au site choisi en zone sismique, la consommation supplémentaire d’énergie (40%), le transfert des responsabilités de l’exploitant au contribuable, la transmission de ces sites à risques aux générations futures.
Il n’y a en effet jamais eu de débat public en France sur ces projets, ni par la Commission du débat public ni par le Parlement (le gouvernement a directement légiféré par ordonnance).

Dans d’autres pays, les décisions récentes conduisent à l’abandon des projets de CSC (captage et stockage du CO2) les uns après les autres (Allemagne, Pays-Bas, Angleterre…)
Sur 13 projets européens annoncés, 6 sont déjà abandonnés.
La France semble, comme en d’autres temps avec le nucléaire, partir la fleur au fusil vers de nouvelles chimères technologiques, potentiellement dangereuses et inutiles pour l’environnement mais rentables pour les pétroliers.
Ainsi le récent rapport de l’institut Négawatt d’octobre 2011, qui ne fait aucune référence au CSC, estime que, pour atténuer le changement climatique, nous devrions diminuer nos émissions de CO2 en faisant porter les efforts sur la sobriété et l’efficacité énergétique, et le développement des énergies renouvelables. Or les sommes colossales injectées dans la mise au point du CSC (26 millions d’euros d’aides publiques pour 2009) auraient été plus utiles dans la recherche concernant ces énergies d’avenir.
Pour Bruno Genty, président de FNE : « Nous sommes déçus de la décision du Tribunal administratif de Pau. Nous sommes surtout surpris d’avoir été condamnés à verser 1000 € de frais de justice à Total, contrainte d’amputer ses 12 milliards de bénéfices annuels pour payer ses deux cabinets d’avocats. »
Surprises mais pas effondrées, elles ne se laisseront pas intimider et envisagent de faire appel.
Car derrière le CSC de Total, d’autres projets attendent, à Claye-Souilly, Florange, Le Havre. D’autres associations sont mobilisées.
Même si les projets industriels avancent en catimini et dans l’opacité, les associations citoyennes ne resteront pas silencieuses.
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Sommets mondiaux pour le climat
Publié le 5 mars 2012
Catégories de cet article : Sommets mondiaux pour le climat

La conférence internationale Rio + 20, après Durban


Intervention de Ronan Dantec dans le cadre du débat sur l'état des négociations internationales climatiques et les conclusions de la Conférence de Durban (Mardi 17 janvier 2012)

"A la Conférence de Durban de décembre 2011, les grands émetteurs de CO2 de la planète ne se sont pas entendus sur des réductions d’émissions rapides et des niveaux conformes à la demande des scientifiques.
Ce n’est pas une nouvelle, deux ans après l’échec de Copenhague, le renforcement des engagements des Etats n’était pas sur la table de la négociation de Durban. C’est évidemment préjudiciable, nous savons que des millions de personnes en souffriront concrètement, nous accumulons un retard qui rend bien plus difficile l’objectif final d’une stabilisation du climat aux alentours des plus 2°C, mais aucun observateur sérieux ne pouvait s’attendre à un résultat de ce type à cette conférence.
Je suis donc convaincu que cela ne sert à rien de ressasser cette déception, aussi profonde soit-elle, sinon à conforter la démobilisation des acteurs de terrain et des opinions publiques - dont le scepticisme se nourrit tant déjà des images déprimantes de négociations interminables menées par des délégués épuisés par l’accumulation des nuits blanches. Je suis les négociations climatiques depuis plusieurs années comme porte-parole des réseaux mondiaux de collectivités locales.
Nous n’avons pas de plan B : la négociation multilatérale est la seule voie possible, même si elle est encore aujourd’ hui obstruée par la superposition des intérêts et égoïsmes nationaux.
Aussi, il ne s’agit déjà plus de qualifier Durban d’échec ou de pas significatif. Peu importe. Il s’agit maintenant  de s’investir résolument dans le contexte et le calendrier décidés en Afrique du Sud.
C’est vrai que nous n’avons pas sauvé la planète à Durban mais nous avons maintenant un cadre clair, un calendrier, un chemin acté pour rechercher un accord qui associera tous les grands pays émetteurs de gaz à effet de serre. Et ça n’allait pas de soi il y a encore quelques mois !
Des lignes ont bougé à Durban. Incapable de se faire respecter deux ans plus tôt, l’Europe a retrouvé un certain leadership. A ceux qui la croyaient hors-jeu pour cause d’endettement de ses Etats membres, elle a répondu en abandonnant son attitude de bon élève toujours prêt à en faire plus, comme elle l'avait fait à Copenhague avec sa proposition d’un engagement de réduction de ses émissions de 30% en 2020 en échange d’un accord mondial.
Elle a montré les dents et menacé de saborder le Protocole de Kyoto, qu’elle avait pourtant porté à bout de bras. Et cette attitude a payé. Rejointe par les petits Etats insulaires et les pays les moins avancés, elle a rallié à ses propositions près de trois cinquièmes des Etats présents, effaçant Copenhague, où les pays du Sud (le G77) mené par la Chine avaient fait bloc. Interpellée par cette nouvelle coalition, la Chine a semblé hésiter à Durban. Si elle a finalement dit oui, et non sans quelques ambiguïtés, c’est probablement pour éviter de se couper de ses amis du Sud, mais sans doute autant par crainte, tout simplement pourrait-on dire, du changement climatique. La Chine est un pays fragile, très exposé aux conséquences de ce dérèglement, et son niveau d’émissions ne lui permet plus guère de jouer uniquement sur une « responsabilité commune et différenciée », qui remontait aux premiers temps de la révolution industrielle et des canonnières à charbon sur le Yang-Tsé-Kiang. Elle doit agir, elle le sait, et la construction de son propre marché carbone intérieur est une nouvelle importante même s’il restera évidemment à en vérifier l’efficacité. Elle a donc décidé à Durban de se rallier aux demandes européennes, à un horizon 2015 qu’on peut juger lointain et incompatible avec les études du GIEC, mais c’est quand même une perspective et un acquis de cette négociation. L’Inde n’a certes pas facilité la négociation, les oppositions américaines n’ont pas disparu, et je n’oublie évidemment pas l’annonce du Canada de se retirer du Protocole de Kyoto, mais cette nouvelle donne internationale, ces nouvelles coalitions qui se dessinent, rouvrent le jeu pour un accord « légal » en 2015.
La seule question qui nous intéresse aujourd’hui, et je tiens à insister sur ce point, est donc bien de savoir comment réussir cette nouvelle négociation qui sera lancée dans les mois qui viennent. L’erreur de Copenhague a été de penser que l’accord climatique, qui sous-tend de fait les modèles économiques et sociaux du XXIème siècle, pouvait être dégagé des autres régulations, en particulier financières, dont le monde a un besoin absolu. Faute d’une vision claire sur ce que peut être ce point d’équilibre entre anciens et nouveaux pays développés, la négociation climat est restée ballotée au gré des intérêts nationaux. Ils ne disparaitront jamais totalement mais une vision mieux partagée est nécessaire à la réussite de cette négociation. Lier les différentes régulations est la clé. Nous devons y réfléchir collectivement, dépasser les a priori, poser de nouveaux paradigmes autour du rééquilibrage économique inéluctable entre anciens et nouveaux pays développés, sortir de ce monde de spéculation financière et de compétition exacerbée qui s’est montré incapable de générer ses propres régulations. Le défi intellectuel est considérable, nécessite d’amener les experts du climat et de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce), les ONG (Organisation Non Gouvernementales et les financiers, à se confronter.
Quatre ans représentent finalement un temps court au vu de cette ambition, et le Sommet Rio+20 de juin 2012 peut être le rendez-vous propice pour engager cette démarche.
Le deuxième enjeu de cette nouvelle phase de négociations est sans aucun doute de développer sans tarder le Fonds vert, principale promesse, à hauteur de 100 milliards de dollars en 2020, des pays développés à Copenhague.

Durban a accouché laborieusement d’un mécanisme de gouvernance. Il faut maintenant le doter financièrement, même si nous sommes nous-mêmes en grande difficulté financière, pour construire une nouvelle confiance mondiale, fondement incontournable de tout accord. Cela doit rester une priorité car elle conditionne l’avenir de la planète.
Une opportunité concrète reste d’ailleurs sur la table de la négociation climatique, celle d’abonder le Fonds vert par une taxation des transactions financières...et, puisqu’une taxation des transactions financières fait toujours partie...du calendrier du  gouvernement, j’espère que vous aurez l’occasion d’ouvrir le débat sur le lien entre ces deux enjeux.
Lier les enjeux est au cœur de la solution face aux différentes crises que nous affrontons aujourd’hui. Débarrassée des lobbyistes de la City de Londres, l’Europe peut être ici terre d’expérimentation et montrer la voie.
Et il y a d’autres raisons d’espérer.
La négociation internationale est un enjeu majeur mais elle n’est pas la totalité de l’action contre le changement climatique et il est essentiel de renforcer les dynamiques concrètes dans les quatre années qui viennent. Les filières des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique se mettent en place et la sortie annoncée du nucléaire dans nombre de pays va doper leur développement. Ce gisement d’emploi doit être soutenu, c’est pour l’Europe l’une des principales opportunités de création massive d’emplois et de sortie de crise.

En savoir plus sur les  CONFERENCES des Nations-Unies... :




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Il y a un an…Fukushima! Et le nucléaire ????
Publié le 4 mars 2012
Catégories de cet article : Billet d' humeur

Errements sur les choix énergétiques un an après Fukushima; POURQUOI ?


Alors que des commémorations, discours, projections, actions pédagogiques, ont été proposés dans la semaine du 5 au 11 mars 2012, les candidats à l' élection présidentielle font des choix plutôt surprenants, voire ahurissants, sur le choix des ressources énergétiques de l' avenir.
Nous savons tous désormais que les ressources de la planète en énergies fossiles seront épuisées vers l'an 2080 : gaz, pétrole, charbon et ... radium déjà importé du Niger.
Poursuivre l' exploitation des centrales à énergie nucléaire me paraît non seulement irréaliste, mais absolument irrespectueux des populations et des générations futures et même indécent à leur encontre.
La catastrophe japonaise ne semble pas avoir suffi !
Une fois encore, ces politiques sont trop dociles et encore soumis aux "lobbies" du nucléaire, qui demeure, momentanément, une source "facile" afin de répondre à la demande en "énergies immédiatement consommables " sans restriction.

Souvenez-vous !
Fukushima : la centrale en équilibre précaire


"Un an après le début de la catastrophe, les installations de la centrale de Fukushima sont stabilisées dans une situation délicate. Deux nouveaux enjeux émergent : le suivi du site sur une quarantaine d'années et sa décontamination.(09 mars 2012)
Le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9 et un tsunami dévastaient la centrale de Fukushima Daiichi.
Dans les jours qui suivaient, quatre des six réacteurs opérés par Tepco subissaient des dégâts supplémentaires causés par des explosions d'hydrogène. L'accident a depuis rejoint celui de Tchernobyl au septième et dernier échelon de l'Echelle internationale des évènements nucléaires (Ines), faisant des deux accidents les pires catastrophes enregistrées sur des installations nucléaires.
Aujourd'hui, Tepco estime que le réacteur numéro 1 est le plus endommagé : la fusion totale du cœur aurait entrainé un percement de la cuve et une fuite du corium vers le fond de l'enceinte de confinement. Quant aux réacteurs 2 et 3, l'opérateur de la centrale évoque une fusion des cœurs avec un percement des cuves, mais seule une faible partie du corium se serait écoulée au fond des enceintes.
Le réacteur 4 ne contenait pas de combustible et les tranches 5 et 6, situées en retrait par rapport au quatre premières, ont été moins impactées par le désastre.
Par ailleurs, les piscines de stockage du combustible irradié ont elles aussi été endommagées. Le combustible qu'elles contiennent a été contrôlé par vidéo et grâce à des analyses d'eau. "L'analyse ne semble pas montrer que le combustible est détérioré", avance Thierry Charles, directeur général adjoint chargé de la sûreté des installations et des systèmes nucléaires à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Une formule prudente que le spécialiste justifie : "tous les mots sont importants".
Depuis la fin de l'année 2011, Tepco considère que les trois réacteurs sont en situation d'"arrêt à froid", c'est à dire que l'eau contenue dans les cuves est maintenue en deçà de 100°C.
Cependant, évoquer un arrêt à froid est "inapproprié", prévient Thierry Charles, expliquant que la situation a atteint "une certaine robustesse" mais reste délicate. Et l'expert en sûreté nucléaire de rappeler que les réacteurs font l'objet d'incidents fréquents : détection en novembre d'un gaz radioactif dans le cœur du deuxième réacteur qui proviendrait d'une possible reprise d'une fission incontrôlée d'une partie du cœur, relevés de températures incohérents en février et fuites récurrentes sur le système de refroidissement.
Le site se prépare ainsi à passer de longues années dans une situation marquée par des rejets diffus et "persistants", explique Thierry Champion, directeur de la crise de l'IRSN. Une série de dispositions a donc été prise afin d'en limiter la dispersion. De la résine a été pulvérisée pour fixer au sol les particules radioactives, le réacteur 1 a été recouvert d'une structure métallique et de bâches limitant la dispersion des rejets, certaines parties basses ont été étanchéifiées et une paroi enterrée entre le sol et la mer est en cours de construction. Enfin, des protections anti-tsunami ont été dressées en bordure du site et les soubassements de la piscine du réacteur 4 ont été renforcés pour limiter les risques d'effondrement.
Cependant, cette stratégie pose de nombreux défis pratiques, comme l'illustre l'épineux problème de la gestion de l'eau contaminée. Actuellement, de l'eau est injectée dans les cuves pour refroidir les coriums.
Cette eau, contaminée au contact des cœurs fondus, se déverse par les fissures des cuves dans les parties basses des installations où elle est collectée pour être décontaminée et réinjectée dans les cuves.
Le bilan hebdomadaire établi par Tepco rapporte qu'à fin février 2012, le volume de l'eau hautement radioactive stagnant dans les parties basses des réacteurs 1 à 4 est estimé à 77.200 m3, auquel s'ajoutent 15.500 m3 stockés en amont de l'usine de traitement. A l'aval des deux unités de traitement, 581 m3 de boues d'épuration concentrant les polluants radioactifs se sont accumulés au fil du traitement de quelque 250.000 m3 d'eau en 36 semaines. Par ailleurs, l'eau traitée est stockée (environ 2.200 m3 en attente) avant d'être désalinisée. Cette dernière opération implique elle aussi le stockage de volumes d'eau importants : 107.000 m3 d'eau saumâtre accumulés à l'issue d'un premier traitement par osmose inverse, 7.500 m3 d'eau dessalée à l'issue d'un second traitement et 5.500 m3 de déchets liquides concentrés.

A l'issue du traitement Tepco obtient une "eau fraîche" contenant encore une activité radioactive de l'ordre de 610 becquerels par litre (Bq/l) quand l'eau de mer ne contient que 12 Bq/l de potassium 40, selon les chiffres avancés par l'IRSN.
Vers une longue décontamination du site
Plutôt que de construire un sarcophage comme à Tchernobyl, l'opérateur a préféré retenir l'option d'"un retour à un site « nettoyé »", rappelle Thierry Charles, insistant sur les guillemets. Cela devrait prendre une quarantaine d'années si le calendrier est respecté, ce dont semble douter l'IRSN qui prévient que "les délais annoncés ne peuvent être considérés que comme des ordres de grandeur".
La première étape, qui devrait débuter d'ici deux ans, consiste à retirer les combustibles usés présents dans les piscines. Elle pourrait être compliquée par la présence de débris dans les piscines.
La deuxième étape, qui devrait intervenir d'ici dix ans, prévoit d'extraire les combustibles fondus des réacteurs. Une étape dont la faisabilité est difficile à évaluer faute de données précises sur l'état des coriums et leur répartition entre les cuves et les enceintes de confinement.
Enfin, le démantèlement des installations pourra être envisagé.
Tout au long du processus, l'une des principales préoccupations sera d'assurer le monitoring et le suivi du site. "Il faut une vigilance permanente", rappelle l'expert de l'IRSN qui évoque la fiabilité incertaine des moyens de surveillance. Ainsi, les problèmes de remontée de température dans la cuve du réacteur 2 au début du mois de février étaient dus à une panne d'un thermomètre situé dans la cuve. Pourra-t-on remplacer de tels équipements si les défaillances s'accumulent ? "Très bonne question" relève Thierry Charles, ajoutant que la radioactivité dans l'enceinte est telle que les robots ne peuvent y pénétrer". (Philippe Collet, Actu-Environnement)

La sagesse voudrait que l'on procède avec sincérité, efficacité, et après avoir signé des engagements écrits, à une transition écologique des sources d'énergies pour supprimer totalement le nucléaire en France et se tourner ves des énergies à la fois propres, respectueuses de l'humain et de la planète : l' eau, le vent, la biomasse, la géothermie, le bois et bien d' autres.

"L'accident à la centrale de Fukushima au Japon est la preuve que le risque nucléaire n'est pas maîtrisable" ( Cécile Duflot).
En France, "où le nucléaire s'est toujours imposé sans débat", les écologistes réclament la sortie du nucléaire et ladite "transition écologique" vers d'autres sources de production d'énergie.
Cet accident prouve que "les légendes autour du nucléaire ne tiennent plus".
"On voit bien qu'en situation de catastrophe naturelle d'ampleur, toutes les soi-disant mesures de précaution sont mises en échec au pays de la plus haute technicité".
"Cet accident signifie qu'on ne peut pas se prémunir contre l'une des failles profondes du nucléaire, c'est-à-dire le danger considérable que représente une centrale quand elle est abîmée. Le risque nucléaire n'est pas un risque réellement maîtrisable".

Il faut avoir le courage et le réalisme de reconnaître qu'en réalité, l'irréparable a déjà eu lieu à Fukushima.
Le complexe de Fukushima qui a été ravagé par tsunami le 11 mars 2011 était l'une des 25 plus grandes centrales nucléaires du monde.
Or, d' après l'étude de l'IRSN la quantité de césium-137 radioactif déversé dans l'océan Pacifique après l'accident a été probablement 30 fois plus important que ne l'ont reconnu les autorités japonaises – dont l'objectif principal était d'éviter un mouvement de panique de grande ampleur dans cette zone densément peuplée.

Pour en savoir plus ...




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Risques liés aux OGM(Organismes Génétiquement Modifiés)
Publié le 3 mars 2012
Catégories de cet article : OGM

Autorisation de cultures OGM


Les ministres de l'Écologie et de l'Agriculture ont demandé le 20 février 2012 à la Commission européenne de suspendre la mise en culture du maïs transgénique MON 810 et se préparent à prendre une mesure conservatoire en cas de refus.

Réaction de FNE (France Nature Environnement)
Le 28 novembre 2011, le Conseil d’État avait annulé la suspension de commercialisation et de culture du maïs MON810, faute de démonstration de l'urgence à agir et de l’existence d’un risque particulièrement élevé pour la santé ou l’environnement.
Cette décision faisait écho à celle de la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE) du 8 septembre 2011, qui estimait que la France n’avait pas respecté les procédures.
Le gouvernement entendait donc empêcher la reprise de la culture du maïs MON810 en 2012, en respectant cette fois les procédures en question.
France Nature Environnement était évidemment satisfaite de voir que le gouvernement tenait ses promesses vis-à-vis d'un OGM dont l'autorisation de mise en culture, accordée par Bruxelles jusqu’en avril 2008, n’était toujours pas renouvelée !
Lylian Le Goff, administrateur et co-pilote de la Mission biotechnologies de FNE  disait :
« nous sommes satisfaits aussi de constater que parmi les arguments avancés par le gouvernement, figure celui que nous avons maintes fois fait valoir : la faiblesse de la puissance statistique des tests toxicologiques qui devrait invalider l’autorisation accordée au maïs MON 810 de Monsanto et – bien au-delà – à bien d’autres constructions transgéniques ! S’ajoutent à cela des éléments scientifiques récents apportés par l’AESA l’amenant à conclure "que la culture de ce maïs présente des risques importants pour l’environnement "».
De plus, même si la demande à la Commission européenne ne peut s'appuyer sur des considérations socio-économiques, celles-ci ne peuvent pour FNE être ignorées depuis la décision de la CJUE du 6 septembre 2011 : l'inéluctable contamination des produits de la ruche par le pollen du MON 810 s’oppose à leur commercialisation, condamnant à terme non seulement la filière apicole mais aussi les autres filières agricoles non OGM, conventionnelles et de qualité.
Enfin, la France n'est pas tenue d'attendre une réponse de la Commission européenne dès lors qu'elle a exprimé auprès d'elle une demande de suspension, conformément à la procédure européenne, ce qui, pour FNE, est de la plus haute importance en raison de la proximité des premiers semis de maïs
Dans ce contexte, « nous en appelons au bon sens et à la responsabilité des coopératives et des agriculteurs et nous leur demandons de ne pas vendre ni semer ce maïs transgénique lors de la prochaine campagne », conclut Bruno Genty, président de FNE. La fédération invite également le public à prendre part à la consultation publique (1) ouverte jusqu'au 6 mars 2012 sur le dossier MON810.

(1) http://agriculture.gouv.fr/consultation-mesure-d-urgence-MON810

Intervention de Jean-Daniel Flaysakier (12 décembre 2011) dans le JT de 20H de David Pujadas du 28 novembre 2011 en réaction à la décision du Conseil d’Etat de suspendre l’interdiction française de cultiver le maïs OGM MON810 :
"On a étudié les OGM comme des médicaments. On a voulu savoir s'ils étaient toxiques ou allergisants. Aujourd'hui, aucune étude ne permet formellement de dire qu'il y a un risque toxique ou allergisant avec les OGM.
On a pris des rats. On leur a fait manger l'équivalent de 2 kg de maïs OGM par jour. On les a suivis pendant l'équivalent de 10 ans de notre vie et on s'est aperçu en bout de course que les protéines fabriquées, ce que leur patrimoine génétique fabriquait, était parfaitement identique aux protéines d'animaux nourris sans OGM.
Donc, il n'y a pas d'altération du patrimoine génétique, ce que l'on a constaté aussi chez l'homme, pas de flambée de tumeurs cancéreuses ni d'allergie".

Pour en savoir plus (réaction de Christian Vélot)...

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Stockage des déchets : NON au nucléaire !
Publié le 3 mars 2012
Catégories de cet article : Déchets nucléaires

Risques des déchets enfouis
Interrogations au Ministre chargé de l'industrie, l'énergie et de l' économie  numérique


Monsieur le Ministre,
"Vous qui êtes en visite, ce lundi 27 février 2012 à Bure (Meuse/Haute-Marne), là où l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) projette d’enfouir les pires déchets radioactifs à 500 m sous le terroir Champagne-Ardenne-Lorraine.
Monsieur , connaissez-vous bien le dossier de BURE ?
Qu’est-ce que Mme la Ministre Nathalie Kosciusko-Morizet vous a raconté ?
Quels documents de l’ANDRA avez-vous
lu ?
Sachant que les rapports sur ce projet se comptent en dizaine de milliers de pages…
Que vous a-t-on promis à l’UMP ou à l’Elysée si le dossier passait en douceur ?
Monsieur , est-ce moral d’enfouir des déchets radioactifs à Bure ou ailleurs ?
Monsieur , si vous avez conscience de la gravité de ce projet vous devriez reconsidérer en votre âme et conscience les étapes et les implications de CIGéO :
Après transport dans les fameux CASTOR, (trains de déchets radioactifs en provenance de l' étranger) dont on a beaucoup parlés récemment, après entreposage en surface pendant des dizaines d’années, viendra le temps du remplissage des alvéoles pendant cent années.
D'après le CLIS de BURE (Comité Local d’Information et de Suivi), enfouir les pires déchets radioactifs à 500 m sous terre est en effet une pure folie.
1 - le transport
Vous vous souvenez de ces fameux trains de CASTOR qui ont beaucoup fait parler notamment le La Hague – Gorleben, ou celui qui est en train de quitter les Pays-Bas pour Valognes.
Au vu des volumes annoncés de déchets radioactifs HA et MA-VL, il va arriver en gare de Bure : 10 000 trains de 10 wagons ! Oui pas moins de 100 000 wagons de 20 m, soit un convoi de 2 000 km !
2 – l’entreposage
En surface, dans de simples entrepôts pendant des dizaines d’années, le temps que les déchets refroidissent et que les travaux miniers avancent...
Et, pendant un siècle, tous ces conditionnements provoqueront une pollution due à la contamination surfacique et dégageront des gaz radioactifs dangereux pour les riverains.
3 – le remplissage
Pendant au moins 100 ans des robots vont descendre à 500 m sous terre environ 300 000 colis pesant de 2 tonnes pour les HA à 25 tonnes pour les MAVL, sans la moindre intervention humaine. S’agit-il d’une fiction hollywoodienne ou d’un scénario d’une comédie BURE-lesque ? Le personnel, lui, est confiné dans la salle de commande, à grande distance des colis mortifères.
Alors, CIGéO, c'est pendant 100 ans, d’énormes ventilations rejetteront en surface des gaz radioactifs et de l’hydrogène, avec un risque d’incendie et d’explosion.
En effet le Dossier Argile de 2005 de l’ANDRA rappelait qu’en cas de dépassement de plus de 4% d’hydrogène dans tout espace incorrectement ventilé (alvéole, galerie, hotte, colis), la moindre étincelle peut produire une explosion, suivie d’un incendie. Or, cette production de l’ordre d’un million de litres d’hydrogène attendue par an interdit tout arrêt de l’énorme ventilation (plusieurs centaines de m3 par seconde) durant une période de plus de 6 jours, et ce pendant un siècle.
Quel expert peut le garantir ?
Parmi ces déchets on dénombre 10 000 tonnes d’enrobés bitumineux auto-inflammables à 350°C.
Quels pompiers iraient éteindre un incendie de bitume radioactif, à 500 m sous terre et sans eau ? Les conséquences d’un incendie seraient catastrophiques : fragilisation des structures en béton, suppression du confinement des substances, contamination des galeries d’accès… d’où la nécessaire fermeture du site.
Sans oublier le risque de criticité. Une réaction nucléaire en chaîne non contrôlée est possible. En effet les quantités présentes de Plutonium 239 sont très importantes.
Et l’eau aggrave ce risque : en effet, "la présence d'eau, qui atténue l'énergie des neutrons et ralentit leur vitesse, les rend plus réactifs vis-à-vis des matières fissiles et a pour effet d'augmenter la réactivité du système".
Oublions tous les risques pour le personnel...
4 – la récupérabilité
La CNE déclare qu’il faudrait autant de temps pour récupérer les colis qu’il en aura fallu pour les enfouir : si un accident se produisait après 20 ans d’exploitation, il faudrait 20 ans pour remonter les colis ! Une telle récupérabilité au compte-goutte est donc contraire à la réversibilité imposée par la loi.
5 – enfin, à partir de 2125, le stockage “tranquille” !
Les géologues parient que, pendant un million d’années, aucun mouvement de terrain, aucune faille, aucune fissuration, aucun affaissement qui auraient pu être causés par les creusements ou les caprices de Dame Nature ne permettra à l’eau des aquifères de venir attaquer l’acier ou le béton des conditionnements, et de déloger les radionucléides. L’ANDRA est formel : ils ne migreront jamais en surface !
Bure ne sera jamais jumelé ni avec Tchernobyl ni avec Fukushima !
Ce projet de BURE est une pure folie.
Il ne concerne pas que les riverains.
Il faut aussi la responsabilité d’assurer la "sécurité" des populations présentes et à venir.
D’énormes ventilations rejetteront alors en surface des gaz radioactifs dont de l’hydrogène, avec un risque d’incendie non maîtrisable et un risque d’explosion.

Le risque d’explosion
Pouvez-vous imaginer, Monsieur , que l’hydrogène dégagé par les colis dans les galeries pendant un siècle ne puisse un jour exploser ? C’est comme si vous déclariez qu’un coup de grisou est impossible dans une mine de charbon !
Vous vous souvenez peut-être de votre manuel de physique : en cas de dépassement de plus de 4% d’hydrogène dans tout espace incorrectement ventilé (alvéole, galerie, hotte, colis), la moindre étincelle peut produire une explosion, suivie d’un incendie. A Bure, cette production d’hydrogène atteindrait un million de litres par an, et interdirait tout arrêt de l’énorme ventilation (plusieurs centaines de m³ par seconde) durant une période de plus de 6 jours, et ce, pendant un siècle. Quel expert peut le garantir ? Un grand ministre ? Vous ?

Le risque d’incendie non maîtrisable
On parle de 10 000 tonnes d’enrobés bitumineux auto-inflammables à 350°C. Quels pompiers iraient éteindre un incendie de bitume radioactif, à 500 m sous terre et sans eau bien sûr, parce que l’eau ferait rouiller les conditionnements.

Pour en savoir plus ...


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Energie nucléaire
Publié le 2 mars 2012
Catégories de cet article : Nucléaire

Appel lancé par Stéphane Hessel


Stéphane Hessel, diplomate, ambassadeur et ancien résistant français, exprime ici sa position, peu connue, sur le nucléaire.
« Enfin ! Enfin le sujet est mis sur la table. Enfin il est sorti de sa cache, tiré de son tabou, porté à la lumière. « Il » ? Le nucléaire. Pourquoi est-il si important que le nucléaire soit une thématique débattue, un enjeu clairement compris ? Parce qu’il ne s’agit pas d’une énergie anodine.
Une menace pour nous tous.

Il représente bien au contraire une menace pour nous tous, citoyens, citoyennes, qui vivons – sans en avoir le choix – au contact de ces installations potentiellement mortifères.
Parce que le nucléaire est aussi un pari perdant sur l’enjeu majeur de notre siècle : les changements climatiques.
S’abriter derrière la fausse idée que l’atome a la capacité d’entraver la course folle vers les bouleversements climatiques, c’est vivre dans une dangereuse illusion.
En faisant le choix du nucléaire, nos dirigeants nationaux ont engagé notre avenir pour des décennies entières – sans nous consulter.
Ils ont réquisitionné une thématique cruciale et se permettent de prendre les décisions seuls.

Chers amis, aujourd’ hui, reprenons notre voix !
N’abandonnons plus cette question capitale entre les mains de quelques dizaines de représentants de l’État ou décideurs privés.
Il faut se réapproprier cette question et, au-delà du simple débat, exiger de nos dirigeants, élus pour nous représenter, qu’ ils nous représentent effectivement.
L’insurrection démocratique est un devoir inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen, et affirmé dans notre Constitution.
Aujourd’hui, insurgeons-nous, mobilisons-nous, exigeons ensemble et publiquement la sortie du nucléaire, cette énergie qui nous condamne.
Réclamons à notre prochain président de nous mener vers la voie de demain : celle de la transition énergétique. Pour que chacun d’entre nous ait accès à l’énergie, et pour que cette énergie soit respectueuse de l’Homme comme de l’environnement dans lequel il vit".
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