Positions, principes



L'objectif et le calendrier ne se prêtent pas à exposer un programme électoral.
Bien trop d'éléments évolueront d'ici la prochaine échéance municipale (2014).

Etat des lieux


Les ressources en énergies fossiles seront épuisées vers l'an 2080.
Ceci est à présent mondialement connu et reconnu.
Les systèmes économiques mondiaux sont "en crise".
Partant de ces deux postulats, il est nécessaire de prendre en compte les points suivants :
- la "crise ne s’exprime pas de la même façon pour tout le monde.
Malgré la "crise", on a vu émerger une classe d'individus très "nantis".
Le nombre de grandes fortunes aurait doublé en 10 ans. Les 50 personnes les plus riches du monde gagnent plus que les 416 millions les plus pauvres. Les inégalités s’accroissent donc, même dans les pays les plus développés.
"Aux Etats-Unis comme en Europe, le revenu des plus pauvres a encore baissé. Si l’on considère les normes européennes, la France compterait 7 000 000 de "pauvres".
- Malgré « la crise », l’impact des activités humaines sur la planète n’a en rien baissé, bien au contraire : pollutions en tous genres, dérèglement climatique, épuisement des "anciennes" sources d'énergies fossiles, recherche de nouvelles énergies.
A terme, se pose la question de la survie de notre planète.
- Face à ces deux défis, pauvreté, dégradation de l’environnement, quelle est la réponse de nos gouvernants ? La croissance !
La consommation tous azimuts est-elle la seule issue que l’on puisse nous proposer ?
Qui pourrait croire que la croissance génère du bien être, du bonheur ?
On a mis tant de soin à nous persuader du fait que la consommation rend heureux, que beaucoup avaient fini par croire que c’était la seule issue pour sortir de l’ ornière les moins favorisés.
Si l’objectif est de doter tous les habitants de cette planète de tous nos "gadgets" dévoreurs d’énergie et de matière première, alors, continuons.
Mais soyons, d’ores et déjà, conscients du fait que cette façon d’être mène dans le mur à très court terme.
D’autres civilisations avant nous qui se croyaient invulnérables ont connu une fin tragique pour n’avoir pas su ou pas voulu changer" (Pascal De Cahors).

L'objectif est identique à Villebon et à EUROP'ESSONNE; l'objectif est actuellement,de parvenir à "toujours plus de croissance".
Effectivement, toutes les communes de notre secteur aspirent au retour de « la croissance ». En d’autres termes, reprendre la course en avant et … en l’accentuant !

Est-ce vraiment la solution ? Je ne le pense pas.

"VILLEBON AUTREMENT" aborde donc la situation d'une toute autre manière à laquelle je m'associe pleinement et que j'ai contribuée à initier.
Villebon continue de vivre dans sa "bulle", son "cocon", en tirant le maximum de bénéfices de cette manne que représente le reversement de la taxe professionnelle (désormais nommée CET).
Le système instauré se rapproche très fortement d'une espèce d'autarcie "en vase clos".
L'impression est que la majorité municipale dépense le maximum de ses ressources sans trop se soucier de l'avenir, mais en tirant le maximum de profits de la situation tout en flattant, au passage, les électeurs potentiels.
En proposant le maximum d'infrastructures de prestige et avec des impôts locaux modérés, les habitants-électeurs sont contents.
Cette position me paraît être une vue assez peu consciente des responsabilités de nos élus majoritaires sur le long terme; c'est à mon sens, une politique du "court terme" qui a un seul objectif électoraliste.
Mais la situation évolue et le rôle dune municipalité est de prévoir, d'anticiper et donc, d'adopter la plus grande prudence.

Ma vision des choses est totalement différente.
Mes positions et mes principes sont développés ci-après.

Positions


L'objectif prioritaire est d'agir pour l'intérêt général dans le plus grand souci de démocratie, de justice et d'égalité. : répondre à l'attente des villebonnais est une action désintéressée issue de la volonté d'apporter un "mieux vivre" à la population; on se demande actuellement s'il n' y a pas plutôt, chez nos élus majoritaires, une recherche d'un intérêt individuel pour un petit nombre d'entre eux, et certains habitants privilégiés ou amis.
Le temps est venu de procéder à des mutations profondes par les plus modestes, en inscrivant les choix d'avenir dans la commune, là où les décisions politiques rencontrent la vie quotidienne et s'appliquent au plus près des préoccupations de chacun.
Ce n'est actuellement pas le cas à Villebon. Cela doit changer !

Solidairement avec les membres de "VILLEBON AUTREMENT" et tous autres villebonnais réalistes et de bonne volonté, je propose une alternative.
Notre gestion : dépenses modérées et orientées vers des économies d'énergie, réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), pas de dépenses d'équipement à des prix pharaoniques, pas de multiplication d'infrastructures dépourvues de caractère d'urgence.

Principes


L’homme n’a aucun droit naturel d’utiliser la biosphère selon sa fantaisie, au gré de son profit et de son divertissement; le faisant, il abuse d’un droit qu’il s’est attribué à lui-même et qui s’apparente au”droit du plus fort”, c’est-à-dire au plus abominable des droits." (Professeur Jean-Claude Nouët)

Mais c'est la nature qui forme un écosystème, pas la société, sauf à penser que LA société (mais c'est déjà faux puisque l'histoire humaine a proposé de multiples schémas de sociétés) est le produit d'un ordre naturel.
L'homme participe de l'écosystème en tant qu'il est un être naturel, c'est-à-dire qu'il a besoin d'air, d'eau et de terre pour se nourrir. Il est en outre dépendant de la qualité de la biodiversité qui conditionne la nature de son milieu naturel.
Je dirais en plus qu'il a besoin de la nature pour s'ouvrir à des univers complexes qui lui indiquent les limites de son ego.
Pour ce qui est de la société en revanche, force est de constater que la nôtre est construite sur l'exploitation du travail.
L'écologie politique s'inscrit dans une histoire, celle des mouvements d'émancipation.
Loin de moi l'idée de proposer un "système à base marxiste"; je suis en désaccord complet avec le projet de M.Mélenchon d'une planification écologique.

Toute forme de centralisation et toute politique autoritaire me semblent incompatibles avec les valeurs de l'écologie
La société humaine est un écosystème à part entière, de la même façon qu'un troupeau de rennes ou d'éléphants. Sauf que ceux ci n'ont pas progressé au point d'utiliser des outils ni ne sont capables d'anticipation à long terme, mais les hiérarchies, la défense du territoire, la gestion des ressources font qu'eux aussi constituent une société avec son écosystème dont ils partie intégrante.
Mais c'est la définition du terme "écosystème" qui peut prêter à confusion.

J'ai souhaité réunir des villebonnais de tous horizons afin de donner un signe déterminant d'une urgence de rassemblement à caractère "éthique autant qu'écologique authentique" et de répondre à la nécessité impérative de se préoccuper d'environnement au niveau politique et sociétal, dans un esprit positif, constructif et ancré dans le vécu et le quotidien.
J'attends de ce rassemblement qu'il permette de poser les pierres d'un édifice enfin solide et consensuel afin d'être suffisamment crédible pour orienter les destinées de la commune avec justice, équité, rectitude et probité pour le bonheur de l'individu dont le logis est à Villebon, avec des conditions de vie améliorées, grâce à la priorité accordée à l'urgence écologique et aux modifications qui seront apportées à son cadre de vie.
Un tel souci universel se devrait d’être non seulement celui de tous les partis mais aussi et surtout une cause supranationale, celle d’un parti de la Terre.
Militer contre le nucléaire, contre l’exploitation du gaz de schistes, contre les pesticides, contre la "surbouffe", contre la corrida…, ou pire contre la mort biologique des sols (thème ignoré parce qu’essentiel !) fait tellement se gausser l’adversaire que ça en devient pathétique.

En quelques mots, la « Ley de Derechos de la Madre Tierra » bolivienne instaure les droits suivants à la Mère Nature :
* droit à la vie
* droit de perpétuer les processus naturels indépendamment de toute intervention humaine
* droit à l'eau et à l'air pur
* droit à être exempt de pollution
* droit à la diversité et à la non modification cellulaire ou génétique
* droit de la nature à ne pas être affectée par des projets d'infrastructure ou de développement qui pourraient perturber l'équilibre des écosystèmes ou des populations

L'objectif est de redonner force et crédibilité à cette démarche en construisant un projet réaliste basé sur le bon sens et l'honnêteté, le respect d' autrui, la prise en compte des besoins de chacun.
C'est en luttant contre toute forme de dérives que l'on établira la crédibilité d'un projet, ce qui nécessite des moyens de tous ordres pour communiquer avec ses concitoyens pour les informer; ceci est prioritaire.
Par ailleurs, je suis farouchement opposé à tout cumul des mandats; un être humain, tout élu qu'il soit, possède des limites : on ne peut pas faire tout avec efficacité, ni être partout, afin de conserver cette nécessaire proximité avec ses administrés, ce que, à mon sens, impose un mandat municipal.
C'est pourquoi, je participe au passionnant combat d'ANTICOR (www.anticor.org) dont l'objectif est de veiller au maintien d'une déontologie affirmée dans toutes les structures de la vie publique.
En Ile de France, la lutte des écologistes contre les paradis fiscaux porte ses fruits (Communiqué de presse).

Il y a tout juste un peu plus d'un an, à l’initiative des élus écologistes, le Conseil régional d’Ile-de-France devenait la première Région d’Europe à s’engager concrètement contre les paradis fiscaux, en votant le principe de non collaboration financière avec des banques présentes dans ces territoires. Ces gigantesques trous noirs, dans lesquels des milliards d’euros disparaissent chaque année, sont les outils privilégiés de la spéculation internationale et ont fortement contribué aux récentes crises économiques et financières qui ont tant touché les plus défavorisés.

Au nom de l’éthique et de la transparence, le groupe Europe Ecologie-Les Verts montrait ainsi que les collectivités locales pouvaient jouer un rôle déterminant en faveur de la moralisation de la finance.
Depuis, cette mesure a fait tâche d’huile. La majorité des Régions a adopté une délibération du même type.
"En Ile-de-France, cet engagement a déjà donné des résultats très probants. Ainsi fin 2010, le Crédit Foncier de France et la Caisse d’épargne et de prévoyance Ile-de-France Paris ont ainsi du apporter la preuve qu’ils n’étaient pas implantés dans les Etats ou Territoires non coopératifs. La Société Générale a d’ores et déjà assuré de fournir ces éléments durant l’année 2011. Cette exigence de transparence était essentielle dans ce processus de lutte contre les établissements financiers exerçant des activités dans des zones internationales de non-droit. Toutefois, certains éléments de « reporting » pays par pays se font encore attendre, signe de certaines résistances des institutions financières.

Plaçant l’éthique au premier rang de leurs valeurs, les écologistes souhaitent inscrire à l’ordre du jour du G20 la question de la transparence financière.
Avec l’exemple de l’Ile-de-France, ils démontrent que les collectivités locales peuvent jouer un rôle primordial dans la moralisation des activités financières et dans la reconstruction crédible et pérenne du système financier international. En ces temps de crise, il s’agit d’un message fort adressé au secteur bancaire et financier qui négligerait la légitime exigence de transparence de l’opinion publique".(Jean-Marc Pasquet, Conseiller Europe Ecologie-Les Verts en Ile-de-France
Robert Lion, Conseiller Europe Ecologie-Les Verts en Ile-de-France)

Une ONG vient de se créer : FINANCE WATCH, dont la vocation est de veiller à une éthique dans le milieu de la finance et les échanges nationaux et internationaux.
"Les politiques publiques subissent une pression énorme de l'industrie financière, et cela rend impossible la confiance dans la démocratie représentative" (Pascal Canfin).

Bilan des régions engagées contre les paradis fiscaux : précisions sur la région Nord-Pas de Calais


(Publication par le CCFD-Terre Solidaire de la carte des régions engagées contre les paradis fiscaux) (Paris, le 17 juin 2011)

Suite à la publication par le CCFD-Terre Solidaire de la carte des régions engagées contre les paradis fiscaux, la région Nord-Pas de Calais a tenu à rendre publiques les actions qu'elle mène dans ce domaine. La région n'a pas encore voté de délibération ni communiqué officiellement sur le sujet, cependant elle a transmis au CCFD-Terre Solidaire des documents indiquant qu'elle met d'ores et déjà en oeuvre des mesures de transparence vis à vis de ses partenaires financiers, à la hauteur de celles des régions les plus engagées.

Dans un nouveau cahier des charges datant de novembre 2010, elle a introduit des règles accrues de transparence dans ses critères de sélection sur la présence des banques dans les paradis fiscaux listés par la France. Puis en mai 2011, la région a demandé à ses partenaires la publication d'informations financières sur la base d'un reporting pays par pays.

Compte tenu des critères retenus pour construire la carte des régions engagées contre les paradis fiscaux (régions engagées par délibération ou par vœu), ces précisions ne permettent pas aujourd'hui de modifier le classement de la région. Néanmoins, le CCFD-Terre Solidaire prend bonne note de cette information complémentaire et apportera une mention spéciale pour ce cas particulier sur sa carte.

"VILLEBON AUTREMENT" s'est révélée porteuse d'une véritable changement.
On ne plus "piloter" une commune comme on le faisait en 1983, ni même en 2003.
Nous n'en sommes plus à gérer allègrement Villebon en accordant des largesses à tout le monde, en donnant des avantages à certains et ce, pour plusieurs raisons :
- la situation financière mondiale,
- la crise économique qui affecte gravement la France,
- le déficit national, la baisse du PIB, les chiffres du chômage,
- la situation de la planète en perdition,
- l'avenir incertain de notre territoire dépendant de la réforme que prépare l'Etat,
- de sa place et de son devenir dans le Grand Paris et la future Intercommunalité,
- des futurs moyens des régions et des départements,
- de la prospérité future mais incertaine de nos zones d'activité, …
ce qui impose des restrictions budgétaires et un respect de nouvelles conditions de vie et de gestion, oblige les élus à réduire le train de vie des collectivités territoriales et à gérer les deniers publics avec :
- le maximum de prudence,
- la volonté et la capacité de se projeter dans l'avenir et d'anticiper les risques encourus.
Elles doivent donc procéder à des réductions des dépenses publiques.

Elu de "VILLEBON AUTREMENT", je demeure favorable aux principes suivants :

Gestion communale :


  • Un budget raisonnable, modeste et raisonnée des comptes de la commune, pour…
  • mettre un terme aux gaspillages, aux investissements et aux projets dispendieux,
  • réduire les dépenses d'équipements;
  • une réduction, voire une disparition des privilèges, ce qui affecte le budget de la commune,
  • une sortie de l'actuel "système" communal totalement sclérosé et datant d'un autre âge,
  • un contrôle beaucoup plus strict de l'utilisation des aides accordées.


Élus municipaux :


  • Une équipe dynamique, enthousiaste, qui va de l'avant, joue "cartes sur tables"afin de
  • mettre un terme immédiat au gaspillage des deniers publics,
  • aux "privilèges" de certains,
  • à l'opacité des comptes communaux pour lui substituer une transparence totale,
  • notamment en ce qui concerne l'accès aux documents administratifs, et …
  • le strict respect de la loi.


Déontologie :


Je me situe dans une optique de gestion limpide et confirme les engagements que j'ai déjà pris relatifs au fonctionnement de la commune.
Depuis longtemps membre d'une association de défense de l'éthique, notamment dans les questions communales, je me propose de mettre en oeuvre les principes les plus élémentaires et les plus simples d'administration et de gestion d'une commune dans la clarté la plus totale.
Je me positionne dans une perspective d'application pure et simple de la loi, respectueuse de sa lettre et de son esprit, sans la détourner et sans en profiter pour faire un "mauvais coup" à ceux qui peuvent déranger la routine d'élus aux manettes de la commune depuis près de 30 ans.
Il paraît, au contraire, nécessaire d'intégrer, et pas de l'écarter, la minorité du conseil municipal : ce comportement ne peut que grandir l'action politique de la majorité, surtout lorsque cette majorité reprend à son compte, même si c'est avec un peu de retard, des propositions faites par la minorité.
Tout doit être régulier et doit pouvoir se prêter à un contrôle absolu des agissements des élus, y compris parmi ceux qui sont en haut de la pyramide, dans une structure quelconque, même en tant que bénévole(s).
On ne peut plus se permettre d'accorder des largesses à ses amis; les conditions de vie sont trop difficiles pour créer de telles disparités; elles pourraient être ressenties comme des injustices, ce que je refuse résolument.
La préoccupation majeure est, à mon sens, la qualité de vie des citoyens; ils se soucient en priorité de leurs besoins immédiats, concrets, pratiques.
Donnons quelques exemples : l'entretien des pièces d'eau, notamment derrière la place Voltaire, la taille et la disparition des containers à papiers, l'affaissement des terrains, ce qui entraîne des travaux considérables et coûteux, la nature de la circulation dans certains secteurs de la commune, le stationnement, la facilité à se déplacer, les pollutions périodiques de l'Yvette, les nuisances aériennes, le stationnement, les taxes locales.
Aux villebonnais qui écrivent au Maire, les services compétents ne répondent même pas !

La société civile contre la corruption ( Eric Alt, Magistrat, co-auteur de "L'esprit de corruption" 01.10.1I)


Le 28 septembre 2011, un sondage révélait que, pour 72 % des Français, les élus et les dirigeants politiques sont « plutôt corrompus ». Seulement 19 % pensent qu'ils sont « plutôt honnêtes ». Ce jugement critique est le plus fort jamais mesuré depuis 1977.
La situation de la France est aujourd'hui médiocre. L'indice de perception de la corruption de Transparency International la place au niveau médian de l'Union européenne, et au 25e rang mondial. L'idéal d'une « République irréprochable » s'éloigne... En revanche, « La République aux mains sales » (Caroline Fourest) s'installe.
Cette dégradation n'est pourtant pas inéluctable.
D'abord, parce que dans des contextes politiques les plus difficiles, des peuples ont su réagir et donner l'exemple. Le Brésil a destitué pour corruption le président Collor de Mello, le Pérou a poursuivi et condamné le président Fujimori, le Costa Rica le président Miguel Angel Rodriguez, la Thaïlande le président Thaksin Shinawatra. Trois présidents ont été poursuivis pour corruption en Corée du Sud, dont deux ont été condamnés. Une partie des fonds Marcos (Philippines), Abacha (Nigéria), Salinas (Mexique) ont été récupérés. La corruption a été un facteur important de la mobilisation populaire contre les présidents Ben Ali et Moubarak, jusqu'à la chute de leurs régimes.
Ensuite, parce que l'activisme anti-corruption se développe. Cet été en Inde, Anna Hazare a entamé une grève de la faim afin que le gouvernement promulgue des lois anti-corruption efficaces. Il a suscité un mouvement de masse qui s'est achevé par un triomphe en août dernier.
Début septembre, des marches contre la corruption ont eu lieu au Brésil, contraignant quatre ministres soupçonnés de corruption à démissionner.
L'Europe aussi est concernée. En 2009, d'importantes manifestations de rue avaient été organisées à Valence, en Espagne, pour protester contre la corruption du gouvernement de la Communauté autonome. Celui-ci a démissionné en juillet 2011.
La protestation peut aussi prendre d'autres aspects. En Italie, cela faisait 16 ans que le quorum n'avait pas été atteint pour organiser un référendum. En juin dernier, ce fut le cas et environ 90 % des Italiens ont rejeté la loi « d'empêchement légitime » permettant au président du conseil de ne pas se présenter en justice.
De même, les citoyens islandais ont refusé en 2010, par référendum, de payer le prix des fautes d'une banque, qui, après avoir proposé des rémunérations considérables des fonds prêtés, avait fait faillite.
En France, l'association CCFD-Terre solidaire observe une montée en puissance de la mobilisation citoyenne : 450 000 personnes se sont jointes sur Internet à la campagne : « Stop paradis fiscaux ».
Des associations prennent les armes du droit face à l'inaction d'un parquet aux ordres du pouvoir en place. Sherpa et Transparence International ont ainsi permis l'ouverture d'enquêtes sur les « biens mal acquis » de dirigeants africains manifestement corrompus.
Dans le procès de Jacques Chirac, le parquet s'est ridiculisé en demandant la relaxe de tous les prévenus. Cette attitude a donné à l'association Anticor, partie civile, un succès d'estime qui s'est confirmé par un record d'adhésions.
Pierre Lascoumes, connu pour ses travaux sur la lutte contre la corruption, considère qu'on ne peut désormais s'en remettre à la seule représentation parlementaire. Il appelle à constituer des États généraux de la probité publique et à organiser une délibération publique par étapes, sur le modèle de conférences de citoyens (Le Monde, 19 septembre 2011).
Des réseaux d'associations se constituent aussi sur le plan européen, à partir notamment du réseau FLARE. Libera, membre du réseau pour l'Italie, a obtenu l'adoption d'une loi pour restituer à la société civile les biens mafieux saisis (autrefois mis aux enchères, ils étaient vendus à des prête-noms).
Ce mouvement est embryonnaire à l'échelle mondiale, où l'Alliance des ONG contre la corruption doit encore s'appuyer sur l'ONU. Cependant, ces initiatives donnent toute leur importance à l'universalisme des droits de l'homme pour lutter contre les abus.
En effet, comme le rappelle l'introduction de la Déclaration des droits de l'homme de 1789, le mépris des droits de l'homme est la cause de la corruption des gouvernements. Face à ce mépris, l'article II de la Déclaration rappelle que la résistance à l'oppression demeure un droit naturel et imprescriptible. Tout pouvoir ne vit que de ceux qui s'y résignent. L'esprit de corruption tire sa force de la résignation, de l'indifférence, de la soumission... Mais il arrive que le pouvoir se délite par ses abus et que le peuple se refuse à l'oligarchie corrompue.

Participation de la population :


Nous optons pour une gestion et des décisions aussi consensuelles que possible, sur lesquelles s'accorde une majorité sensible de la population, donc, élaborées avec elle et avec sa coopération.
Le temps n'est plus à l'époque où les décisions sont prises dans le cercle restreint du bureau municipal puis rapidement discutées en commissions municipales et enfin soumises au vote du conseil municipal, toujours soumis aux décisions du Maire.
Nous saurons obtenir la confiance de nos interlocuteurs en se concertant avec eux, en leur manifestant notre confiance et en réfléchissant, ensemble, dans le cadre d'une auto-analyse, sur l'avenir et les mesures que nous proposons.
"VILLEBON AUTREMENT" est favorable à :
  • Une participation des villebonnais volontaires, dans des structures définies.
  • Une concertation régulière avec les membres et les acteurs de la vie associative.
  • Une véritable politique de la ville et du logement, une politique de la vie en ville.
  • Édifier ensemble une bourgade animée, se connaître, se rencontrer, renforcer le lien social.
  • Une action faite de respect mutuel; une action déterminée en faveur des jeunes,
  • Un environnement restauré, une lutte déterminée contre toutes les formes de pollution avec l'interruption de la bétonnisation des sols,
  • Une information transparente et objective,

C'est aussi avec des services communaux moins centralisés, moins dépendant d'un seul et unique centre décisionnaire, que nous parviendrons à donner aux diverses structures :
  • davantage d'autonomie,
  • de diversité,
  • de prestations et d'avantages satisfaisants pour tous.


Ecologie, développement durable :


Les conditions d'évolutions de la planète sont telles que l'on se doit d'apporter sa pierre au nouvel édifice qu'il nous faudra construire pour établir de nouveaux équilibres dans la vie communale. Nous voulons cesser tout déboisement, faire de la préservation de l'environnement notre priorité impérative, encourager la construction de bâtiments à énergie positive et le développement du recours aux énergies renouvelables.
Les conditions de vie évoluent parallèlement aux conditions climatiques et environnementales; elles ont un impact sur la santé et sur les besoins de chacun (éventuellement d'aide "sociale" : conditions de logement, questions de santé, de travail, de revenus, etc. …). Les besoins de l'individu sont en pleine évolution.
Aux dernières élections européennes, la population a démontré qu’elle était prête à répondre à la double urgence environnementale et sociale, et à s’engager dans la construction d’une autre société, écologique, apaisée et solidaire, une société stable en harmonie avec la nature.
Il est à souligner que le droit de l'environnement a désormais son "Code", avec l'adossement, en mars 2005, de la Charte de l'Environnement à la Constitution, ce qui entraîne un droit, pour chaque individu, de vivre dans un environnement sain et respectueux de la santé, comprenant des dispositions à l'égard du principe de précaution et de réparations des dommages environnementaux, ce qui paraît absolument étranger à l'actuelle majorité municipale.
A présent, il s’agit de démontrer concrètement que la transformation écologique de la société n’est pas seulement nécessaire, mais possible.
La crise économique mondiale n'est pas finie et les urgences sociales et écologiques demeurent (cf. ci-dessous "Les régions").
Elles deviennent même chaque jour plus dures, plus évidentes.

La campagne des européennes 2009 et l’ampleur du succès d’Europe-Ecologie ont démontré avec force que le renouvellement de la vie politique française était déjà en marche. Face au libéralisme déshumanisant et à la droite décomplexée incarnée par Nicolas Sarkozy, portons ensemble un projet novateur et crédible pour une majorité de rupture et de refondation.
Un projet politique alternatif qui embrasse et réponde à la complexité des défis du XXIe siècle.
Un projet de civilisation.

Action sociale :


Les conditions climatiques, environnementales et l'impact qu'elles ont sur la santé de chacun et de ses besoins (éventuellement d'aide "sociale") sont en pleine évolution : les conditions ne sont plus les mêmes, les besoins non plus (conditions de logement, difficultés de santé, de travail, de revenus, etc…).
Nous vivons une transformation profonde de la société. Les besoins de l'individu sont en pleine évolution.
A une aide sollicitée en grande partie aux services sociaux de la commune et à diverses associations caritatives, les conditions sont telles que ces organismes seront bien obligés de coopérer avec les autres structures, dont certaines pourraient être privées.
On assiste à une mutation de l'intervention des collectivités vers une intervention de l'ensemble des structures, ce qui peut se manifester aussi, par exemple, par un soutien au développement du commerce équitable.
Le besoin est de disposer d'intervenants compétents dans les deux domaines que sont :
  • le domaine "social",
  • le domaine "sociétal", plus intégré au monde du travail.


Car l'étymologie du terme "social" évoque une ouverture sur autrui (une action tournée vers les autres et leur qualité de vie, intégrés à une communauté définie, par exemple une commune, donc à caractère collectif et ensuite nécessairement individuel).
On pense ainsi aux lois du travail, à l'activité domestique, économique (ne dit-on pas "une société" pour désigner une "entreprise"), à l'acquisition des savoirs, au développement personnel, à l'engagement d'une commune, par exemple, dans l' ensemble de ces pratiques sociales, y compris sociétales lorsque l'on aborde le domaine de l' économie.
On évoque donc une ouverture de la communication avec ceux qui éprouvent ou expriment un besoin quelconque d’encadrement.
On se rend vite compte que, de ce contexte, émerge le dialogue sociétal (ensemble des processus de concertation par lequel les "sociétés" s'efforcent de réunifier, pour les résoudre, les problèmes qui se posent dans des domaine distincts).
On aborde une sphère beaucoup plus large, avec une participation des responsables (acteurs civils) et on est face à une émergence de réseaux notamment locaux qui nourrissent un débat sur les principes sociaux, environnementaux, qui sous-entendent la responsabilité des acteurs économiques : ce sont ces articulations entre dialogue social et dialogue sociétal qui demeurent parfois complexes.
A l'émergence de nouveaux besoins de concertation, se manifeste la nécessité d’intégrer une action "sociale" à un phénomène de société.
C’est l'articulation des deux centres d' intérêt qui est la plus intéressante pour une collectivité territoriale ( une commune) et cependant parfois bien négligée : cette étape exige une ouverture et son acceptation qui font parfois bien défaut, nos politiques se trouvant essentiellement dans l' apport, dans l'urgence, de solutions "électoralistes" aux besoins de leurs administrés.
Tout le monde a maintenant compris et le reconnaît : le fonctionnement de notre économie, de nos "entreprises", de nos "sociétés", est totalement liée à l' évolution de l' état de la planète; ceci a pour conséquence des mutations et une capacité d' ajustement au nouvel état écologique.
La nécessité est bien de s'adapter, pas seulement de façon individuelle (modes de vies, de déplacements, etc. …) mais aussi de façon collective dans la nature des relations entretenues entre la société, y compris l'économie, et le monde : en tout premier lieu, le monde environnant.
Le " dialogue social", doit cependant se poursuivre car l'attente de la population est bien là : elle attend des solutions à son quotidien, souvent douloureux.
Actuellement à Villebon, on propose toute une panoplie de prestations à caractère social envers les diverses couches de la population, de la petite enfance aux seniors confrontés aux plus grandes difficultés.
Mon opinion est que, tout en maintenant ces "aides" apportées, les services sociaux seront bien obligés de s'adapter aux conditions que je viens d' évoquer.
Je ne suis pas sûr que ces orientations soient bien perçues par nos responsables "sociaux" qui pensent que plus on fournit de services et mieux on est perçu.
Il est à présent indispensable de procéder à cette mutation qui implique une remise en cause, non pas des résultas recherchés ni des prestations fournies, mais de la mise en place d'un "service social" contemporain adapté aux besoins et aux conditions de fonctionnement que nous impose la société de ce début du 21ème siècle.

Régions :


"La transformation écologique et sociale des régions est en action.

Europe Ecologie Les Verts est désormais présent dans la quasi totalité des Exécutifs régionaux. Au sein de ces majorités à l’équilibre nouveau, ces élus sont attendus pour passer à l’acte, et mettre en œuvre leurs programmes.
Les Régions offrent des leviers d’action très importants. Leurs budgets cumulés représentent une manne de près de 30 milliards d’euros, qui n’est pas encore totalement contrainte par de lourdes charges. Les Régions sont des collectivités de projets qui permettent l’expérimentation et l’inventivité politique.
Au-delà de la gestion quotidienne, et malgré les décisions de l’Etat pour encadrer leur activité, elles sont un espace qui de permet la construction d’un nouveau rapport au développement et à la solidarité.

Notre pays fait actuellement face à une crise de civilisation, mêlant urgences environnementales et sociales. Le modèle de développement sur lequel nous avons cru pouvoir fonder notre prospérité est aujourd’hui dépassé : raréfaction des énergies fossiles, réchauffement climatique, dégradation de la biodiversité, accumulation de rejets polluants, mais aussi simultanément problèmes de santé liés à notre mode de vie, enracinement du chômage, développement des précarités, hausse des inégalités, persistance de la pauvreté au sein même des sociétés d’abondance.

Pour des raisons de survie et pour des raisons éthiques, il y a urgence à changer notre mode de fonctionnement en engageant une véritable transformation écologique et sociale sur les territoires dont ces élus ont la responsabilité.
Mais la transformation ne se décrète pas, elle ne pourra se faire qu’avec les acteurs. Elle requiert aussi un autre logiciel : il s’agit d’un véritable changement culturel pour les anciens partis politiques.

Elle ne se décrète pas, à la fois pour des raisons élémentaires de démocratie, mais aussi parce que la complexité et l’étendue des difficultés imposent l’implication de tous.
Pour les écologistes, il ne peut y avoir d’intervention légitime et efficace sans un réel bouleversement de notre approche de la gouvernance, sans une démocratie plus proche de nos concitoyens.
Elle impose un véritable changement culturel, car il nous faut une autre vision de la richesse. C’est là une différence majeure entre la vision portée par Europe Ecologie les Verts et les autres partis, et ce qui fait souvent la limite des accords avec le PS.

Le nouveau modèle qu'ils veulent faire émerger, c’est par exemple celui qui repose sur le retour à une alimentation saine et sûre, et une ruralité peuplée de paysans, plutôt que de continuer à voir croître les terres dépeuplées, asséchées, et une alimentation…artificielle, industrielle et qui nous fait courir des risques sanitaires.
C’est un modèle qui privilégie le mieux-vivre ensemble et le lien social plutôt que l’aliénation et la dépendance à la seule consommation.
C’est un modèle qui construit un rapport équilibré à la mobilité, et qui ne repose donc pas uniquement sur la relance par l’automobile, ou les grands projets d’infrastructures… C’est en conséquence un modèle plus riche en emplois, plus riche en « bien commun », que nous comptons atteindre.

Pour le faire émerger, il faut préciser ce que l’on met derrière le mot développement, derrière le mot croissance.
Les débats sur les limites du PIB comme seule boussole se multiplient...
Mais il est démontré que non seulement la croissance quantitative ne résout pas tous nos problèmes, non seulement ne nous apporte pas le bonheur, mais elle devient la source d’un grand nombre de nos problèmes.
La croissance et le progrès humain sont deux choses différentes.
Notre richesse, ce sont les biens communs : la santé, l’éducation, l’égalité, l’équité, la sobriété énergétique, la préservation des ressources qui garantira le progrès de la société. Conduire cette transformation des représentations de nos vraies richesses, nécessite au préalable un renouvellement des pratiques politiques.

Dans chaque Conseil régional, sur chaque territoire, ces élus abordent ce chantier de manière différente, en fonction des histoires et des enjeux locaux. Mais nous le portons avec la même visée et la même ambition. Cette coordination est l’illustration d’une nouvelle manière de construire les politiques publiques et de les mettre en oeuvre.
Dans toutes les Régions dans lesquelles les élus écologistes sont en situation d’agir, ils / elles insistent et insisteront encore pour qu’un travail de fond soit engagé sur la conditionnalité des aides et des marchés qui fasse évoluer effectivement les pratiques vers le modèle souhaité

L’éthique, partout où elle peut s’appliquer, est également une condition du changement. Ainsi les élus d’Europe Ecologie les Verts ont-ils porté par délibération au sein des Exécutifs, des exigences de transparence dans les relations avec les établissements bancaires, dans une stratégie coordonnée de lutte contre les paradis fiscaux.
Dans toutes les Régions aussi, le mouvement "EELV" concentre les interventions en matière de déplacements sur le transport en commun des voyageurs, sur le service et sa qualité et de modes alternatifs à la route.
Dans beaucoup de Régions où EELV agit au sein d’une majorité, enfin, des actions fortes et volontaires en matière d’économie sociale et solidaire, d’environnement et de climat sont portées dans le temps.
Elles ont permis souvent, d’agir contre la perte de biodiversité ordinaire, d’alimenter la demande et parfois l’offre en matière d’énergies renouvelables. Elles ont construit localement des stratégies de lutte contre le changement climatique avec des effets d’entraînement locaux importants. Elles ont construit des filières entières d’insertion et d’activités, sur base d’emplois non délocalisables.
Pour amplifier cette transformation, des élus d’EELV ont pesé dans les Exécutifs régionaux afin d’orienter les priorités des décisions budgétaires des jours et semaines à venir dans les collectivités régionales vers :
- la mise en place d’actions coordonnées de relocalisation de l’agriculture. Des crédits importants sont mobilisés dans le développement de filières bio solides, et dans la transformation de l’agriculture.
-la mue de la formation, de l’enseignement supérieur et de la recherche afin de faire en sorte que les nouveaux paradigmes soient au cœur de leurs priorités,
-la structuration de la démocratie participative, avec la création d’instances régionales dédiées et la mise en place d’un droit à l’initiative citoyenne dans les collectivités.
-ou encore l’organisation de chantiers de construction collective, avec les acteurs de la société, de cette fameuse transformation écologique et sociale des territoires.
Dans chacune de ces régions, ces élus sont des partenaires solides, solidaires, mais exigeants, résolus à ne pas se limiter à de l’accompagnement ou à la pose de rustines sur un modèle moribond. A travers la mosaïque des initiatives régionales qu'ils portent, le modèle nouveau se dessine.
Le vote des budgets devra traduire ces orientations, et produire des résultats concrets. Car face à l’aggravation des difficultés, et aux échéances internationales et nationales qui approchent, nous avons plus que jamais besoin de points d’appuis objectifs.
Et les élus régionaux attendent des présidents de région, de l’ARF (Association des Régions de France), un véritable travail interrégional de soutien à ces innovations, et de mutualisation pour commencer à dessiner un nouvel imaginaire politique que nous construisons pas à pas".
Jean-François Caron, Président du Groupe Europe Ecologie - Les Verts en Nord-Pas de Calais, Président de la Fédération des Elus Verts et Ecologistes,Cécile Duflot, Présidente du Groupe Europe-Ecologie - Les Verts en Ile de France, Eric Loiselet, Président du Groupe Europe Ecologie - Les Verts en Champagne-Ardenne, Alexandra Cusey, co-Présidente du Groupe Europe Ecologie - Les Verts en Rhône-Alpes
15/12/2010


Ile de France : une région exemplaire
La mise en place de la Contribution climat énergie volontaire va rendre la Région exemplaire et réduire ses propres émissions de gaz à effet de serre. Chaque unité des services régionaux va ainsi cotiser à hauteur de ses émissions pour alimenter un fonds qui servira en retour à réduire la consommation en énergie du patrimoine régional.

La région Ile-de-France entend peser politiquement dans les instances internationales mais également apporter soutien concret aux populations les plus vulnérables. Ainsi, le principe de responsabilité commune mais différenciée place les régions les plus riches à la tête de ce « combat » et exige de leur part un effort de solidarité accrue. La région apportera ainsi une contribution financière à des projets innovants développés au Sud, à forte composante environnementale et contribuant à la lutte contre le réchauffement climatique, la préservation des biens communs et la protection des populations présentes sur les territoires.
(Groupe Europe Ecologie-Les Verts au Conseil régional d'Ile-de-France)


Constats :


Il y a beaucoup à faire !

Actuellement, notre municipalité semble bien être étrangère à ce point de vue, son seul objectif semblant être de ne pas perdre d'électeurs et, si possible, d'en gagner afin de rester aux commandes en 2014.
On peut comprendre que le Maire puisse avoir des raisons de se poser des questions ; il a lui-même reconnu que les conseillers municipaux majoritaires manifestaient si peu d'assiduité, donc si peu d'intérêt pour les affaires communales sans s'impliquer vraiment, qu'il lui était difficile d'envisager d'augmenter le nombre d'élus par commission municipale, ce qui aurait permis que je siège dans chacune d'entre elles; c'est là un extraordinaire aveu d'échec.

Ainsi, le Maire a-t-il créé une association de soutien, essentiellement pour financer ses agissements présents et futurs, ses actions de communication; il organise aussi des réunions publiques, ce que "VILLEBON AUTREMENT" avait réclamé avant le 9 mars 2008 en parlant de "concertation" et de coopération.
Les "réunions publiques" proposées ne présentent pas, à mon sens, de réel intérêt : il s'agit d'informer la population mais non pas de la consulter ou de se concerter avant d'arrêter un projet : on lui annonce ce qui va se passer et, comme la majorité municipale n'accepte pas la contestation, les soirées se passent à convaincre un auditoire beaucoup plus préoccupé par sa propre situation que par les grands projets de la majorité municipale.

Des élus ne doivent pas se permettre de favoriser tel ou tel de ses amis ou de ses connaissances, ni occasionner une "collision" entre plusieurs codes législatifs pour arranger son objectif, simplifier sa tâche, se débarrasser des éléments gênants en noyant le tout dans un flou incompréhensible qui ne sera pas perçu, ce qui fait que "ça passera".

Certains n'ont plus aucun rôle à jouer dans diverses instances de notre commune.
Il est temps de rétablir un fonctionnement, sans recourir encore aux bons services de "copains" d'antan qui n'ont plus aucun mandat, aucune compétence ni aucune fonction reconnue et authentique dans le domaine pour lequel il/elle aura été sollicité(e).

Il s’agit d’inscrire durablement le progrès de l’humanité dans une trajectoire écologique, en rupture avec la course à la démesure et au profit; celui-ci ne peut que conduire au déclin économique et à la régression sociale.
Il y a, à l'échelle de chaque bassin de vie, la nécessité d'une transformation de nos habitudes de vie.
Transports, logement, formation et emploi, environnement, santé, culture, les conseils régionaux interviennent au coeur même de notre vie quotidienne, façonnent notre habitat, aménagent notre territoire.
La commune n'est plus un espace privilégié d'initiative pour changer la vie.
On constate les carences d'un fonctionnement centralisé, souvent aveugle aux réalités locales, incapable d'imaginer et de mettre en oeuvre de nouvelles mesures de proximité, répondant au besoin des jeunes villebonnais.
Aucun nouvel espace de vie ne semble pouvoir surgir.
Depuis 27 ans, Villebon est soumise à un processus de dilution du lien social, et en même temps à des mesures prises qui font reculer le maillage des services publics, érodent la
biodiversité, saccagent des paysages, ne favorisent pas sincèrement l'agriculture paysanne.
Dans notre commune, les projets en cours sont réalisés sans planification urbaine; elle est inégalitaire et centrée sur l'automobile.
Il y a une absence flagrante de projet fédérateur, de volonté commune et d'actions concertées, une absence presque totale d'anticipation sur l'avenir ou d'engagement vers un autre modèle de développement du territoire communal.

Les élus majoritaires tiennent un double discours permanent mais ne semblent pas être à l’écoute de la population; en fait, ils ne le sont pas et font pratiquement ce qu'ils veulent dans une perspective électoraliste.
Souhaitant montrer à la population que leurs promesses électorales seront tenues, pour se faire réélire une 5ème fois, ils poursuivent, sans variation, leur coûteux programme d'équipements.
Mais les projets prévus ne se réaliseront peut-être jamais, en fonction de l'évolution, de la situation économique, même à Villebon !
Et vis-à-vis de l'élu de "VILLEBON AUTREMENT", ils ne peuvent s'empêcher d'avancer des propos qui se révèlent inexacts (souvenons nous du texte sur l'ultimatum climatique du 22 octobre à Villebon et du 27 novembre 2009 à Massy : ils n'étaient pas identiques, contrairement à ce qu'avait affirmé le Maire de Villebon ! ); il apparaît qu'ils possèdent un don spécifique pour lui faire dire ou écrire ce qu'il n'a jamais ni dit ni écrit.
On l'accuse, par exemple d'avoir tenu des "propos insultants".Cette remarque, en dehors du fait qu'elle est subjective, est inexacte. Ces propos ne lui ont d'ailleurs, jamais été rappelés devant témoin.
En conclusion, cette équipe n'est plus crédible. On ne retrouve pas, chez elle, ce temps du long terme. Ce qui domine est plutôt un côté "bon père de famille".
Il y a un virage à prendre, notre majorité municipale n'y est pas prête.
On ne trouve pas de vrai logement social pour les plus déshérités, Il y a cependant de nombreuses personnes très fragilisées sur les questions de logement.
Mais nos décideurs locaux ne veulent pas prendre de décision qui modifierait le logement dans la commune de manière significative, ils ne ressemblent pas aux citoyens.
Villebon fonctionne dans sa bulle, pratiquement en autarcie, avec les "réseaux relationnels" des élus majoritaires, sans renouvellement avec si peu de sang nouveau; ceci n'est simplement pas possible avec une équipe incapable de renouveler ses habitudes, ses membres, son train-train, ses responsables, ses soutiens les plus fidèles.
Elle tourne en rond.
On voudrait la voir vivre, se renouveler, déborder de vie, d'enthousiasme et de nouveauté.

C'est notre objectif, notre ambition : nous la réaliserons avec la population.


FACE A LA CRISE FINANCIERE, POSITIONs SUR LE SYSTEME CAPITALISTE ET MONETAIRE; «Il y a un désir populaire de sortir du capitalisme pour aller vers une société écologique»
(Hervé Kempf, 28/10/2011) :


INTERVIEW : l'essayiste, auteur de «L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie» explique comment on pourrait sauver la planète en changeant le système capitaliste et politique...
Hervé Kempf ne mâche pas ses mots: avant de dénoncer les inégalités sociales dans son dernier essai L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie (ed.Seuil), il remettait en cause le capitalisme comme un système menant à la surexploitation des ressources naturelles dans Pour sauver la planète, sortez du capitalisme.

Comment en êtes-vous arrivé à remettre en cause le capitalisme et le système démocratique actuel?
Il est de plus en plus clair que les crises écologique et sociale sont liées. La crise écologique, on la connaît, et la crise sociale se caractérise par la montée des inégalités dans le capitalisme de ces trente dernières années. Cela a conduit à la constitution d’une classe de supers riches, d’oligarques qui veulent maintenir cet ordre inégal et qui promeuvent la croissance matérielle de la production et de la consommation. C’est un moyen d’améliorer un peu le niveau de vie de tous et d’éviter que les gens ne remettent en cause l’inégalité et l’injustice de l’ordre social. Mais la croissance matérielle provoque des dégâts écologiques qui deviennent insupportables.
Qui compose cette oligarchie que vous dénoncez?
L’oligarchie, ce sont les 1% les plus riches dans nos sociétés. Ce qui caractérise le régime oligarchique par opposition à la démocratie, c’est la fusion de trois pouvoirs: économique et financier, politique, et médiatique. Cette oligarchie est née de l’évolution du capitalisme dans les trente dernières années: à partir des années 1980, les inégalités sociales ont fortement augmenté alors que la spéculation financière prenait une part démesurée par rapport à l’économie réelle.
Que fait-on à la place si on sort du capitalisme?
Je pense que nous sommes en train de sortir du capitalisme: la crise écologique devient tellement importante qu’elle va empêcher cette augmentation sans fin de la consommation matérielle. D’autre part, la crise sociale devient claire et sensible aussi bien dans nos sociétés qu’à l’échelle de la planète, les inégalités entre pays pauvres et hémisphère nord deviennent insupportables. Il y a deux façons de sortir du capitalisme: soit les tendances autoritaires de l’oligarchie deviennent encore plus fortes avec un risque de régime dictatorial, soit on suit les mouvements populaires qui naissent à travers le monde. Il ya un désir populaire de sortir du capitalisme pour aller vers une société écologique, égalitaire et démocratique. Nous sommes en train de vivre des moments historiques, je ne pense pas que nous soyons en crise mais en mutation.
Le développement durable ou l’économie verte, ce sont des termes qui cachent une volonté du capitalisme de continuer comme avant ou ce sont les leviers pour changer la société?
Tous ceux qui parlent de développement durable ou d’économie verte ne parlent pas d’inégalités. On oublie toujours le pilier social du développement durable. Je ne suis d’accord avec ce terme que si on l’associe à un revenu maximum admissible, sinon c’est un alibi du capitalisme. Vive l’économie verte avec le revenu maximum admissible.
Position de PASCAL CANFIN ,député européen EELV :
Eurodéputé, je ne vois aucune raison de rassurer les marchés (Pascal Canfin , Député
européen EELV) :
Pas un jour ne passe sans que l'on entende l'injonction selon laquelle « les politiques doivent rassurer les marchés ». Mais que font les marchés pour rassurer les politiques ? En tant que responsable politique, les marchés financiers sont pour moi une source d'inquiétude considérable et le moins que l'on puisse dire est qu'ils ne font rien pour me rassurer.
Le scandale d'UBS, dans lequel un trader est soupçonné d'avoir fait perdre à son employeur deux milliards de dollars, montre une fois encore que les banques n'ont en rien tiré les leçons de la crise. Le contrôle des risques en interne est toujours aussi laxiste et les produits financiers capables de multiplier la prise de risque, et donc les profits potentiels, toujours aussi populaires auprès des traders. Pas de quoi me rassurer.
Les économistes montrent que la Grèce est un cas à part dans la zone euro. Que les fondamentaux économiques du Portugal, de l'Espagne ou de l'Italie n'ont rien à voir. La dette publique espagnole est de 65% du PIB quand la dette grecque dépasse les 150%. Le déficit de la balance commerciale italienne représente moins de 2% du PIB quand celui de la Grèce est de 12%.
Mais, me répond-on dans les milieux financiers, vu d'une salle de marché de New York ou de Singapour, les pays de l'Europe du Sud forment un même ensemble qui nourrit la contagion. Alors, pourquoi disposer de statistiques économiques pour évaluer au mieux la situation si les traders ne se penchent pas dessus et font régner une terreur injustifiée sur les gouvernements ? Et je ne vois aucun changement d'attitude sur les marchés qui puissent me rassurer.
Depuis la crise de 2008, rien n'a changé
Le lobbying massif de l'industrie financière contre tous les projets de réglementation aux Etats Unis comme en Europe nuit considérablement à la stabilité du système financier. Les banques évoquent toujours leur rôle dans le financement de l'économie mais elles défendent le trading de haute fréquence, ces ordres passés par des machines pour des durées inférieures à la seconde, qui dénature la fonction initiale des marchés de capitaux qui est de financer l'économie.
Les banques critiquent le « système bancaire de l'ombre » mais elles ont défendu les « hedge funds » (fonds spéculatifs) quand l'Europe a voulu encadrer leur activité en 2010 car elles en sont les premiers financeurs via leur activité de « prime brokerage ».
Les banques demandent publiquement aux Etats de réduire leur déficit public mais elles organisent une évasion fiscale massive via les paradis fiscaux et le secret bancaire, dont le coût pour la collectivité est considérable. Rien qu'en France le manque à gagner liée à l'évasion fiscale dans les paradis fiscaux est évaluée entre 30 et 40 milliards d'euros chaque année. Depuis la crise de 2008, rien n'a changé et les banques ont perdu toute crédibilité à se poser en promoteur de la stabilité financière.
Pour des réformes beaucoup plus ambitieuses ;
Comme les acteurs financiers n'entreprendront pas de manière volontaire les nécessaires « ajustements structurels » de leur activité, je ne vois, comme responsable politique, aucune raison d'être obligé de les rassurer.
Et je vois au contraire de bonnes raisons de soutenir des réformes beaucoup plus ambitieuses que celles menées depuis 2008, telles que :
• la séparation des banques de dépôts et de financement de marché,
• l'interdiction de produits financiers complexes et risqués,
• l'instauration d'une taxe sur les transactions financières et d'un temps minimum pour toute transaction financière,
• l'obligation de déclarer tout compte d'un résident européen à son administration fiscale respective pour lutter contre l'évasion fiscale,
• le retour à des emprunts populaires pour que les Etats se financent directement auprès des citoyens et non auprès d'intermédiaires financiers qui ont fait une sorte de coup d'Etat en capturant l'épargne que leur confient les citoyens pour en faire des outils de spéculation contre les Etats.
En démocratie, les politiques ne sont pas là pour rassurer les marchés, mais pour les encadrer.

ÉCOLOGIE : pour sauver la planète, mieux vaudrait que les Américains cessent de se reproduire (01 novembre 2011) :


Depuis le lundi 31 octobre 2011, nous sommes 7 milliards d'êtres humains sur terre, selon l'ONU, et une association de défense de l'environnement en profite pour tenter de convaincre les Américains d'y penser à deux fois avant de se reproduire.
Le Centre pour la diversité biologique affirme que la croissance de la population mondiale fait peser sur la nature un fardeau toujours plus lourd.
"Toutes les espèces que nous sauvons de l'extinction finiront par disparaître si la population humaine continue d'augmenter," affirme son directeur, Kierán Suckling, au New York Times.
Le Centre souhaite donc réduire la natalité américaine, et s'offre pour cela un encart publicitaire sur Times Square, à New York, des efforts de lobbying auprès des députés américains et une campagne de distribution de préservatifs (ci-contre) sur les campus.
On peut notamment lire sur leurs emballages : "Enveloppez avec soin, sauvez un ours polaire", et "Portez un préservatif maintenant, sauvez la chouette tachetée".
L'association se base sur un calcul simple, à première vue : compte tenu de la production actuelle de dioxydes de carbones par les Etats-Unis, chaque nouveau-né américain générera au cours de sa vie 7 fois plus de dioxyde de carbone qu'un petit Chinois, et 169 fois plus qu'un enfant né au Bangladesh, selon une étude publiée en 2009 par l'université de l'Etat d'Oregon.
"Chaque personne qui rejoint le pays fait peser de lourdes demandes sur l'environnement" affirme ainsi Joel E. Cohen, directeur du Laboratoire des populations aux universités Rockefeller et Columbia, à New York.
Grâce à l'immigration et malgré un taux de fécondité situé juste en dessous du seuil de renouvellement de la population (2,0 enfants par femme), les Etats-Unis devraient compter 478 millions d'habitants d'ici la fin du XXIe siècle, selon le Times, contre 311 millions aujourd'hui.
Le pays occupe par ailleurs le deuxième rang au monde pour l'émission de dioxydes de carbones par habitant, juste derrière l'Australie, selon les derniers chiffres de l'Agence fédérale américaine d'information sur l'énergie.
Kevin Knobloch, président de l'Union des scientifiques engagés, rappelle au Times que les recherches sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre par la réduction des naissances ne sont pas encore assez "robustes" pour engager une politique convaincante.
De plus, l'aspect politiquement sensible de tout débat lié au contrôle des naissances aux Etats-Unis n'encourage pas la plupart des organisations de défense des animaux à s'exprimer -presque aucune n'a souhaité commenter cette campagne “.
La question se pose et posera de façon de plus en plus inquiétante, dans les mêmes termes, pour les habitants de la planète, dans sa quasi-intégralité.
Quel avenir souhaitons-nous pour la qualité de vie de l’humanité future ????







fleche Retour en haut de page