Réflexions 2010 - Karate Kobudo Beaugency

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Réflexions 2010

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Décembre 2010
Savoir se reposer et se détendre
Dans tous les arts martiaux et principalement dans le karaté, il est important de savoir gérer son corps.
Les entraînements de karaté sont éprouvant pour le corps, tout y est sollicités les tendons et les articulations lors des étirements, les muscucles lors de séries de pompes et de flexions, le corps tout entier lors des divers échanges créant du "contact" ainsi que le coeur car ces exercices demandent beaucoup d'oxygène.

Pour cela le karatéka doit savoir gérer ces entraînements, sans lui demander de s'écouter, et de prendre soin de lui au moindre signe de fatigue, il doit parfois prendre quelques jours de repos pour permettre à son corps de récupérer des longues séances d'entraînement des derniers mois.

La fin décembre me semble un bonne période pour s'octroyer cette récupération, après 4 mois d'entraînement intensif.
Cette période peut être consacré àdes exercices plus doux, comme la promenade en plein air, ou à la "relaxation" détente.

Cela permet de mieux repartir ensuite pour les 6 mois restant de la saison.

Il ne faudra pas intépréter ce message en pensant à se reposer sdès qu'un petit coup de fatigue survient, car l'entrainement c'est d'abord aller jusqy'à ses limites pour pouvoir ensuite les repousser, et cela passe par la fatigue après les entraînements.

En cette fin d'année, je vous souhaite de très bonnne fêtes et en très bonne forme pour 2011.

Novembre 2010
La concentration, vivre le moment présent

Dans tous les arts martiaux et princialement dans le karaté, il est important de savoir se concentrer sur le moment présent.
Les arts martiaux ont cette double faculté de permettre aux pratiquants de fortifier le physique/technique, mais aussi le Mental.
Lors d'un combat il est indispensable d'être concentré sur ce que fait le partenaire au risque de prendre un mauvais coup.
Cette concentration s'exprime tout simplement en vivant le moment présent à 100%, cela étant presque naturel lors d'un combat.
Par contre il est beaucoup plus difficile d'avoir cet état d'esprit de concentration maximum dès que l'on monte sur le tatami, on reste souvent avec l'esprit perturbé par les soucis de la journée ou des idées vagabondes.
Si l'on veut que notre entrainement soit bénéfique sur le plan mental, il faut faire abstraction de toutes ses pensées parasites pour vivre pleinement notre pratique.
Pour cela il faut faire le vide au début, pendant le "mokuso" en respirant calmement et en se concentrant sur sa respiration!
Ensuite pendant tout l'entrainement, il suffit de se concentrer sur ce que l'on fait en cherchant constamment à se corriger et à s'améliorer.
Lors des explications on ne "rêvasse" pas, mais on cherche à comprendre le message pour pouvoir l'appliquer ensuite.

Il n'y a rien de pire que de répéter constamment des techniques médiocres et de ne pas chercher à les améliorer, on finit par ne plus pouvoir progresser tellement ces défauts sont ancrées en nous.

Je ne pourrai terminer qu'en rappelant cette citation de Maître Ueshiba (créateur de l'Aïkido)

Il faut oublier
le Défini du passé
et l'Indéfini du futur
pour vivre
le Fini du présent


Bonne concentration à tous!

Octobre 2010
Le salut au dojo de Karaté de Beaugency

Les débutants peuvent être surpris par les saluts "reï" au début et à la fin des entrainements de karaté.

Le salut fait parti du rituel pour se mettre en condition d'entrainement, il permet de se libérer des soucis et du stress que l'on a pu accumuler toute la journée.
Le premier salut "shomen ni reï" face au kamiza est en signe de remerciement et de respect envers tous les anciens maîtres qui ont permis la transmission du karaté jusqu'à nous.
Ensuite le professeur et les élèves se salue "Senseï ni reï" toujours dans le respect l'un de l'autre, sans professeur il n'y a pas d'élève mais aussi sans élève il n'y a pas de professeur, chacun a besoin de l'autre pour progresser.
Puis les élèves se font face et se salue "O tagani reï" pour se remercier mutuellement de l'aide apporter par chaque partenaire dans sa propre progression.
Après ce rituel, chacun est maintenant prêt à donner le maximum pour apprendre le karaté en se remettant en question pour évoluer dans sa pratique, et en écoutant avec grand soin les conseils du professeur.
Pour les exercices à plusieurs, on salue "debout" ses partenaires toujours pour montrer son respect mais aussi son honnêteté dans la pratique, sans violence envers les partenaires qui sont là pour nous aider dans notre progression.
Ce respect est indispensable pour éviter des blessures gratuites qui n'apporterai rien à personne.
N'oublions pas que le karaté Oshukaï est un art martial, non pas un sport, il n'est donc nul besoin de montrer à l'autre que l'on est le meilleur.

Je vous salue "REÏ" et vous souhaite un très bon entraînement.

Septembre 2010
Pourquoi y a-t-il le portrait de Maître Matsumura Sokon dans le dojo de Beaugency
Mais tout d'abord, le dojo c'est quoi ?
Lorsque l'on pratique un art martial, on suit l'enseignement du professeur dans un DOJO, le gymnase étant laissé aux pratiquants de sport ...
On retrouve dans le dojo un état d'esprit plein de respect.
La première des choses à faire est de saluer le Kamiza en montant sur le tatami.

Le Kamiza c'est le mur du fond ou est accroché le portrait d'un ancien maitre de karaté.
Dans les dojos Oshukaï, c'est le portrait du maître Matsumura Sokon.
Ce maître n'a pas créé le karaté mais c'est le premier qui a "formalisé" le karaté Shorin ryu (shurité à l'époque).
Avant lui l'art du combat d'Okinawa était appelé Tode (la main de chine) et enseigné de maître à disciple en secret.
Ce sont ses élèves, dont maître Itosu qui divulgueront l'enseignement du karaté dans les écoles, puis hors d'Okinawa, au travers du Japon.
Les élèves de Maître Itosu furent Kenwa Mabuni (créateur du shito ryu), Gichin Funakoshi (créateur du Shotokan) et Choshin Chibana qui assura la continuité du shurité en créant le shorin ryu à Okinawa.
Maître Chinen qui a suivi l'enseignement des Maîtres Nakazato et Miyahira, élèves de Maître Chibana, est le successeur de l'enseignement du karaté de Maître Matsumura.
Ce karaté dit "traditionnel" est très proche du karaté ancien en privilégiant le timing, le blocage, le déplacement en esquive et le kimé dans la frappe toujours en relation avec les techniques des katas anciens.

Ce karaté Shorin ryu loin du karaté sportif dans sa pratique mérite d'être découvert.

Voir l'historique des anciens maîtres du shurité sur ce site


Août 2010
Profiter de l'été pour s'améliorer
Au mois d'août, le dojo est fermé, chacun en profite pour prendre un peu de vacances et se changer les idées.
Mais tout en se détendant on peut malgré tout préparer la rentrée.
La piscine est l'occasion de faire des longueurs pour améliorer son souffle en travaillant des groupes musculaires non sollicités habituellement.
La montagne est aussi l'occasion de parfaire sa forme en faisant de la randonnée, surtout si l'on est au dessus de 1000m, notre corps fabrique plus de globules rouges pour pallier au manque d'oxygène, ce sera un petit plus pour reprendre l'entrainement sans peine.
Il ne faut pas non plus négliger la course à pied qui reste toujours le meilleur exercice pour travailler sa condition physique et son endurance.

Mais début août, une douzaine de balgentiens avaient fait le voyage pour participer au stage international de la WORLD OSHUKAÏ FEDERATION
qui était dirigé par Senseï Kenyu CHINEN 9ème dan Hanshi.
Ce fût une semaine très chargée en entrainement, Karaté Shorin ryu de 8h à 10h et Kobudo d'Okinawa de 10h à 12h.
L'après midi était consacré aux entrainements libres ou chacun pouvait se perfectionner sur les techniques les plus difficiles, ou mal acquises le matin, certains préparaient aussi leur passage de grade.

Un stage comme celui ci, avec plus de 130 participants représentant plus de 10 pays, reste toujours un instant de partage inoubliable.
L'an prochain se sera à ....... Okinawa pour la 4ème coupe du monde Oshukaï.
Bonnes vacances à tous.
Juillet 2010
Sport ou tradition martiale
Lorsque l'on voit ce que le sport est devenu en ce 21ème siecle, des joueurs de football qui trichent et qui refusent de s'entrainer, des coureurs cyclistes qui donnent des coups de tête, je refuse que l'on me dise que je fais du sport en pratiquant le karaté et le kobudo, j'ai honte que l'on me compare à ces sportifs qui n'ont plus qu'une ambition, l'argent, et qui le plus grave servent d'exemple à notre jeunesse qui ne voit plus ni respect, ni courage mais seulement la loi du plus riche ou tout les moyens sont bons pour gagner, sans honneur !

Voici ce que j'avais publié dans l'Oshukaï info en 2003

SPORT OU TRADITION ?

Les arts martiaux ont cette double nature, d’un travail mental sur l’individu en s’appuyant sur l’expression physique. Mais il arrive souvent que cette expression physique ne devienne plus que le seul objectif de l’art martial.
En faisant une rapide comparaison entre ces deux facettes de l’Art Martial, on s’aperçoit qu’ils peuvent rapidement devenir opposé.
L’une des recherches de l’Art Martial étant l’amélioration de l’individu et de ses qualités intérieures, en opposition on retrouve dans le sport la recherche de la victoire physique sur l’adversaire.
Cette tendance transparaît dans les compétitions avec des groupes de supporters parfois agressifs tandis que l’Art Martial se reconnaîtra au travers des spectateurs-connaisseurs appréciant la qualité de la prestation ou de l’échange.
De ces mêmes compétitions, en sortiront des champions, des vedettes éphémères sur leurs victoires apparentes, contradictoire à l’attitude du pratiquant d’Art Martial dans sa recherche personnelle et son souci de la transmission du savoir des anciens se manifestant par sa pratique sincère.
Ces oppositions proviennent de la différence dans l’organisation même d’une fédération sportive et d’une Ecole Traditionnelle d’Art Martial.
Pour la fédération sportive, les dirigeants sont élus par les membres lors d’assemblées générales pour appliquer une gestion administrative, distribuant des Dan et des diplômes d’état, basés sur l’aspect physique du candidat lors d’un examen.
Dans l’Ecole d’Art Martial, c’est le Senseï qui désigne un comité d’anciens reconnus par des Menkyo en fonction de leurs valeurs morales et personnelles. La gestion de l’Ecole traditionnelle sera axée sur la transmission de la technique originelle et de la tradition.

Entre les pratiquants et cette fédération nous trouverons l’entraîneur sportif qui formera des champions/vedettes pour obtenir des résultats sportifs. Ceci ne seront que la comparaison physique entre plusieurs individus à un moment donné.
Tandis que le professeur sera le lien entre l’Ecole d’Art Martial et les pratiquants. Il cherchera à former des êtres humains avec des valeurs morales, transmettant le respect des autres et la recherche de l’amélioration intérieur, opposés à la vedette éphémère.

Alors Sport ou Tradition ?
Il est difficile de faire ce choix, notre société ayant une grande influence et valorisant le vedettariat/idole par des shows télévisés ou des rencontres sportives. Comment garder ses convictions dans l’Art Martial alors que tout ce qui nous entoure nous en éloigne ?

Mais pourquoi pas une Ecole d’Art Martial, avec toutes ses valeurs de valorisation de l’individu, de l’être humain où le respect de l’autre serait le plus important, qui utiliserait les principes du sport (compétition) pour motiver et dynamiser les élèves et les pousser à se surpasser dans leur pratique ? Il n’y aurait plus de débordement d’attitude égoïste et de haine de l’adversaire pour une valorisation personnelle.
Compromis ou consensus, l’équilibre entre ces 2 tendances est toujours difficile à maintenir et à conserver longtemps, d’autant plus qu’il y a de plus en plus de pratiquants d’horizons divers.
La clef de voûte de cette Ecole d’Art Martial ne peut être que le Professeur qui devra inculquer à ces élèves cet enseignement traditionnel et ce respect des valeurs humaines dans la tradition.
              

              COMPARATIF

SPORT                                                                                      TRADITION

Fédération                                                                             « RYU » Ecole

Gestion Administrative                                                        Gestion Technique

Assemblée générale des membres                                       Comité d’Anciens

Election des dirigeants par les membres              Comité directeur désigné par le Senseï

Grade Dan Sportif Diplôme d’état                                             Menkyo          

Compétition Individualiste                                                  Echange - Groupe

Entraîneur sportif                                                            « Senseï » Professeur

Champion                                                                                    Elève

Idole – vedette                                                               Respect des anciens

Supporters - Agression                                              Spectateurs - Appréciation   

Entraînement du corps                                                Renforcement de l’Esprit

Apparence                                                                               Attitude

Ephémère                                                                      Transmission du savoir

Capacité Physique - Muscle                                           Capacité Mental - Esprit

Juin 2010
Les passages de grade dans le dojo de karaté de Beaugency

La fin juin est l'occasion pour chacun de pouvoir concrétiser le travail et les efforts de l'année en se présentant au passage de grade.

Le professeur étant responsable de la réussite de ses élèves, le mois de juin fût entiérement consacré à la révision des programmes de grade, malgré la chaleur du dojo, chacun a donné le maximum de lui même pour être prêt le jour de l'examen.
La préparation à cet examen est pour tous l'occasion de travailler et de progresser avec un objectif motivant.
Chacun a donc répété inlassablement les kata, les bunkai, les kata kumiwaza, les shuyo waza kumite et les kihon waza en travaillant aussi bien les détails techniques que la dynamique d'éxécution et le développement du kimé.

Au dojo balgentien, quelque soit le grade présenté l'examen est entouré d'un certain protocole et permet à chacun de se préparer progressivement au futur examen de la ceinture noire, les ceintures marrons n'ont pas le choix, mais doivent passer un examen du 1er dan à blanc pour les préparer.

Mai 2010
La condition physique au dojo de Beaugency
Voici le 1er Mai et déjà les premiers soleil, On peut donc voir les karatékas vers 19h30 courir en groupe dans les rues de Beaugency.
Cela peut paraître excentrique de voir défiler ces hommes et femmes en blanc, mais les karatékas améliorent leur condition physique.



La condition physique dans le karaté ne doit pas être négligé, elle est la principale composante du TAÏ (de Shin Gi Taï), Un karatéka qui termine un kata ou un combat à bout de souffle ne peut se prévaloir d'un bon niveau de pratique, imaginer un combat réel avec plusieurs adversaires.


Alors dés le début de l'inscription dans un dojo, il faut améliorer sa condition physique pour développer sa capacité respiratoire, son débit sanguin et sa récupération en même temps que l'apprentissage de la technique et du combat.


Il est possible d'améliorer son endurance par un travail de fond; la course à pied, la natation, le saut à la corde, le ski de fond le permettent.

Mais la course à pied et la corde à sauter sont préférables pour les combattants, car ils permettent en même temps de renforcer les jambes, primordial pour les déplacements.


Le principe étant de s'entraîner entre 70% et 85% de ses capacités maximum pendant plus de 20mn, 2 à 3 fois par semaine. (filière aérobie)


Au dojo on travaillera plus en "résistance" (filière anaérobie) c'est à dire au dessus de 80% de ses capacités maximales, c'est la spécificité des arts martiaux, on donne toujours le maximum en kihon, en kata et en kumité, sans se ménager, sans s'économiser.


Alors profitons des beaux jours pour sortir du dojo, prendre le soleil et améliorer notre condition physique.

Bonne course!

Avril 2010
L'importance des blocages de l'école de karaté shorin ryu.
Lorsque l'on voit des combats en compétition de Karaté, on voit très peu de blocage.
Chaque combattant attaque le plus rapidement possible pour toucher, marquer des points et repartir sans se faire toucher à son tour.

La conception du combat du shorin ryu est totalement différente.
Il se réfère à l'enseignement ancien qu'il a reçu des maîtres Nakazato et Miyahira, mais aussi de Maître Nagaminé dans de nombreuses discussions avec lui lors de ses retours à Okinawa.

Les maîtres d'Okinawa enseignent les katas, les katas enseignent, entre autres, les blocages "UKE".

On pense souvent les blocages seuls, et c'est souvent là l'erreur, l'esprit européen a trop souvent une logique de dissection des mouvements sans voir l'ensemble du travail complet.

Je serais tenté de remplacer blocage par déviation, acceptation,
qui conviendrait mieux à l'action d'UKE de l'école shorin ryu, mais gardons ce terme commun et utilisé dans toutes les écoles de combat.

Par contre, si l'on conçoit un savant équilibre entre l'esquive, le déplacement et le blocage en préambule à la contre-attaque comme l'enseigne le professeur à chaque entraînement.

Que ce soit en Bunkaï, Shuyo waza ou dojo kumité, l'entraînement doit toujours être centré sur l'association de l'esquive, du déplacement, des blocages et des contre-attaques, pour ce perfectionner.

Mais revenons au blocage, leurs conceptions dans le karaté shorin ryu est différente des autres écoles de Karaté (du moins celles que je connais).

Le blocage doit être le plus court possible.
Le blocage ne doit pas être en opposition à l'attaque.
Le blocage doit dévier l'attaque sans cassure.
Le blocage doit être fluide.
Le blocage ne doit pas avoir de fin.
Le blocage doit être à ZERO distance.
Le blocage doit être à ZERO timing.
Le blocage doit être sans appel.
Déplacement, Esquive et blocage ne doivent faire qu'UN.
Le blocage doit être le début de la contre attaque
.


Certains de ces termes pris au 1er degré peuvent sembler difficile à appliquer.
Je ne pourrais que vous inciter à essayer sincérement, seule la pratique peut nous apporter la compréhension.

Mars 2010
L'importance de l'esquive de la jambe arrière de l'école de Karaté Shorin ryu
L'esquive de la jambe arrière est l'un des concepts les plus importants du karaté shorin ryu.

Ce concept est très difficile à expliquer par écrit, alors que sa démonstration est évidente.
Lorsque l'on assiste à une démonstration de l'esquive du shorin ryu, on comprend les avantages qu'elle apporte, par contre son application en est tout autre.
Le pratiquant doit changer fondamentalement ses habitudes, en remettant en question son attitude en combat, il devra donc :

Modifier sa position de combat.
Modifier sa perception du partenaire.
Modifier le placement de ses pieds.
Modifier la répartition du poids de son corps.
Modifier le déplacement du corps.
Modifier sa vitesse de déplacement.
Modifier ses appuis.


Les débuts du travail de ces esquives sont difficiles, mais dès que l'on commence à maîtriser ce principe on y trouve certains avantages, qui demandent constamment à être amélioré.

Bon déplacement, et n'oubliez pas :
Bougez et éliminez "les gestes parasites"

Février 2010
Le Kote ikitae de l'école shorin ryu
Lorsque l'on assiste à un entraînement de Karaté Shorin ryu,
on peut être interloqué par certains exercices pouvant paraître violent.

Il s'agit du KOTE IKITAE une série d'enchaînements de durcissement des avant bras et des cuisses.

Ces exercices qui semblent "durs" permettent dans un premier temps aux pratiquants de renforcer leurs armes naturelles qui sont les avant-bras, et les jambes.

L'école Shorin ryu enseigne qu'il doit toujours y avoir un blocage avant d'enchaîner une contre attaque.
Il ne faut donc pas avoir les avant-bras fragile lors des UKE (blocages), qui peuvent aussi devenir des ATEMIS en cas de self défense.
Quelqu'un qui a pratiqué le Kote Ikitae a des avants bras en "béton" et n'appréhende plus le contact.

Pour ce qui est des jambes, il s'agit de renforcer la résistance aux attaques basses, pour ne pas se trouver déstabilisé à la réception d'un low-kick.


Les zones travaillées

en Kote ikitae dans l'école de karaté shorin ryu
L'extérieur des avant-bras.
L'intérieur des avant-bras.
Le coté intérieur du mollet,
Le coté externe des dorsaux
Les abdominaux
L'intérieur des cuisses, les ischio
Le coté extérieur de la jambe,
le jambier antérieur
L'extérieur des cuisses, les quadriceps

Les bénéfices du Kote Ikitai

Après plusieurs mois d'entraînement, le corps est endurci, la sensation de douleur n'existe plus.
Le travail se fait sur le mental, avec une notion différente de la douleur .
Cet exercice permet de ne plus appréhender les coups.
Le pratiquant sait que son corps est endurci.
Lors d'une agression le pratiquant n'a plus peur de prendre un coup.
Avec le Kote Ikitae, c'est l'esprit que l'on renforce.

Janvier 2010
Les "pompes" au dojo Balgentien

A chaque entraînement, les balgentiens font plus d'une centaine de "pompes" par série de 10 à 50.
L'échauffement se doit d'être en "grandes pompes".

Mais alors, Pourquoi tant de "pompes" ?
Le Karaté est un art martial de percussion, tous les mouvements exécutés sont orientés vers l'extérieur du corps, contrairement au Judo qui tire à lui.
La puissance et la vitesse du "Tsuki" est donné par le triceps.
Sans avoir besoin d'appareil, les "pompes" permettent de travailler ces muscles qui se situent derrière le bras.

On peut travailler ces pompes de plusieurs façon :

Des séries rapides avec un débattement maximum
Des séries plus lentes, en faisant plusieurs paliers, en haut, au milieu, en bas.

Pourquoi fait-on les "pompes" sur les poings ?

Faire les pompes sur les poings permet de renforcer le maintien du poignet et de le consolider lors des frappes sur makiwara, sac ou plastron.
Il est aussi possible de les faire avec des "tunkuwas" ou toutes les articulations sont sollicitées au maximum.
Senseï Chinen nous dit souvent : "si vous n'avez pas de makiwara, faites des pompes"

Pour travailler les doigts, on peut aussi faire quelques séries sur les doigts.
Faire les pompes sur 2 doigts n'apporte rien pour le Karaté !!!

Et les pompes claquées !

La tonicité est très importante pour le Karaté, il nous faut de la puissance associé à la vitesse.

Faire des "pompes" claquées permet de travailler ces 2 critères.

On peut soit claquées seulement les mains, ou les mains et les pieds en même temps et bien sur,

au dojo balgentien, le summum est de claquer les mains dans le dos!

Bonnes "pompes" à tous.

Les pompes traditionnelles sur les poings
les différences de niveaux

En bas                                                       Au milieu                                                 En haut
Variante sur les doigts

Les pompes claquées devant

Les pompes claquées dans le dos
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