Réflexions 2012 - Karate Kobudo Beaugency

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Réflexions 2012

Reflexions > Reflexions annuelles

Décembre 2012
Notre attitude devant une difficulté

Ce mois ci je ne ferais pas de grand discours, ce sera juste un dessin pour vous faire réfléchir sur votre attitude devant une difficulté.

Ou vous situez vous sur cet escalier ?


Novembre 2012
Image de la progression

Il faut considérer la progression comme une tour avec de multiples étages, je ne sais combien puisque je ne suis pas encore arrivé en haut :-), chaque pratiquant est à un étage en fonction de son niveau et ne voit que 1 ou 2 niveaux au dessus, pensant qu'il est bientôt arrivé, mais au fur à mesure de sa progression, il découvre de nouveaux étages à gravir en travaillant, et se rend compte que le sommet qu'il visait plusieurs années auparavant est maintenant en dessous de lui et que le sommet n'apparait toujours pas, seulement des étages de plus en plus lumineux.
Beaucoup trop de pratiquant une fois arrivés à un certain niveau ne regardent plus en haut et se contentent de contempler le chemin parcouru en se satisfaisant de se qu'ils connaissent et maitrisent sans plus jamais faire de recherche personnelle, ils parlent le plus souvent du passé, lorsqu'ils étaient ...  de ce qu'ils faisaient plus jeunes ...  de leurs victoires ...  ...  
Voila comment je vois la progression dans les arts martiaux ou autres arts, mais plus l'on monte, plus l'escalier est raide :-)

La progression dans la technique doit s'imaginer comme le polissage d'une pierre que l'on a eu brut avec de nombreuses aspérités et que jours après jours, entrainements après entrainements on rend de plus en plus lisse et propre, jusqu'à ce qu'elle reluise et qu'elle soit parfaite.
Bon courage à tous, le chemin est difficile mais Ô combien passionnant et rempli de joie.

Octobre 2012
Le temps et la distance

Parler de temps en ce mois d'octobre pluvieux est ironique .
Mais comme tout l'univers, la pratique du karaté est régis par les 4 dimensions, le temps et la distance.
Par le Temps, nous comprendrons le timing, l'instant de l'action et par Distance, les 3 dimensions, une fois ces 2 termes définis, voyons comment ces 2 notions participent à notre progression dans les arts martiaux.
Chacun est conscient de ces notions mais c'est la mise en pratique dans l'art martial qui est difficile.
Prenons le cas d'une esquive, très cher au style shorin ryu :
Au niveau du timing;
Si l'on est en retard, cela se passe mal, on reçoit l'attaque.
Si l'on est en avance aussi, le partenaire peut changer de direction d'attaque.
Si l'on maitrise le timing, mais pas la distance;
On est alors trop loin et l'on ne peut pas contre attaquer rapidement,  efficacement ...
Ou on est trop prêt, la contre attaque est là aussi difficile et peu efficace.
Mais comment être dans le timing ?
J'ai souvent tendance a dire "en ne dormant pas"  le moment de départ de l'esquive est le plus important, il doit être dans l'instant du départ de l'attaque, pas après, pas avant, mais dans l'INSTANT !  et c'est cela qui est difficile, être dans l'instant présent lors d'un assaut. Avoir l'œil, l'attention, la sensation du partenaire ...
Et la distance comment l'avoir ?
Se placer au bon endroit, pour bloquer, pour contre attaquer, pour projeter, c'est la clef de notre efficacité.
Combien de blocage ne réussissent pas, combien de contre attaque sont ratées, car trop loin, combien de projection sont en force parce que le corps est mal placé ?
Eh bien c'est la même chose, notre quête à tous, du moins je l'espère. Avoir l'œil, l'attention, la sensation du partenaire, et cela ça se travaille, cela se recherche ... c'est ce qui fera la différence au delà de la technique.

Quelques trucs :-) , pas des secrets
Toujours travailler concentré sur ce que l'on fait, concentré sur son partenaire, sur ces moindres gestes, concentré sur soi aussi, sur une bonne position, sur une bonne garde ... .
Ne jamais travailler par habitudes, en répétitions stériles ... sans réflexion (et pourtant combien en voit-on dans cet état).
Toujours rechercher à s'améliorer, à améliorer sa technique, sa disponibilité corporelle, toujours chercher .... chercher et chercher encore, il n'y a pas de secret, seulement du travail personnel sur soi même, chaque jour un peu plus.
Et comme je le dis souvent dans mon métier de Lean manager, "l'amélioration est infinie", alors bon courage à tous et surtout bonne concentration dans l'instant présent.

Septembre 2012
La rentrée au dojo Balgentien

C'est la rentrée, après quelques semaines de vacances reposantes, nous allons reprendre le chemin de la progression dans les arts martiaux d'Okinawa.

Cette progression ne se fait pas au hasard, elle est dirigé par le principe Shin Gi Taï, pour ceux qui ne le connaisse pas, une brève définition va vous permettre de mieux le comprendre.
Shin : c'est l'Esprit, le cœur, l'âme, c'est la dimension spirituelle (prononcer; CHINE)
Gi: c'est la technique, mais la technique maitrisée, la connaissance (prononcer; GUI)
Taï : c'est le corps, ce corps que l'on doit entretenir et cultiver (prononcer; TAILLE)

En partant de ce principe, les règles "l'étiquette" seront tout de suite en application, par le Salut, le respect du Senseï, du Sempaï et du partenaire, puis par l'état d'esprit qui règnera pendant les entrainements, chacun s'y retrouvera bien pour pouvoir étudier les arts martiaux et pas seulement un sport de combat.

Puis viendra l'échauffement qui lui s'occupera du corps, le remettre en état après une journée de travail ou il a été sollicité fortement en l'activant ou simplement en le laissant statique devant un écran. Le corps est fait pour bouger, les positions statiques assises ou debout ne lui sont pas favorable, lors des travaux "durs" on y fait peu attention et on le martyrise souvent en lui infligeant des séquelles à vie, n'apparaissant que 10 ans plus tard, mais là il est trop tard.
Alors l'échauffement du karaté shorin ryu sera orienté vers des activités dites de "cardio" mais toujours axés sur des mouvements de karaté, pour faire démarrer le cœur et lui permettre d'alimenter tout le corps correctement lors des exercices d'étirement, d'assouplissement et de coordination (je ferais une réflexion complète sur les exercices à faire et à ne pas faire). Cette partie peut sembler difficile pour ceux qui n'ont pas fait d'exercices physique depuis longtemps, mais le sempaï qui dirige l'échauffement le sait et alterne des exercices dynamiques et des exercices d'étirements pour permettre à chacun de ne pas aller au delà de ses limites.
Cette première partie est des plus importante et ne doit pas être négligée, c'est elle qui vous forgera (entre autre) un corps solide, dynamique, souple, agile et rapide .

Viens ensuite la partie plus "GI", malgré qu'elle est empreinte de Shin, la partie technique, ou chacun apprendra puis approfondira les techniques en les répétant inlassablement en Kihon, en kata, en shuyo waza avec un partenaire, en kata kumiwaza avec 2 partenaires, en Bunkaï puis en dojo Kumité, inconsciemment le coté "Taï" sera sollicité par l'intensité de l'entrainement.

Puis viendra le moment des étirements et du mokuso final ou chacun recherchera le calme après cet entrainement si plaisant.

Mais au dojo Oshukaï de Beaugency ça ne s'arrête pas là, selon les disponibilités de chacun un cours libre d'une heure permet à chacun de travailler et améliorer ce qu'il vient de voir pendant le cours, perfectionner une technique difficile ou préparer un grade.

Bonne rentrée à tous.

Août 2012
Solidarité entre pratiquants lors des examens de grade

Le stage international de Karaté shorin ryu et de Kobudo d'Okinawa s'étant très bien passé pour les balgentiens, le mois d'août sera donc un période de récupération avant d'attaquer une nouvelle saison pleine d'événements, en commençant par l'accueil des nouveaux pratiquants, leur donner envie d'apprendre le karaté et de s'y consacrer, puis par nos ceintures marrons qu'il faut préparer à la ceinture noire, ensuite les préparations aux coupes de France de karaté et Kobudo, pour finir par la préparation du voyage à Okinawa et la participation à la coupe internationale à Okinawa.
Voila une saison qui s'annonce encore passionnante.
Mais revenons aux derniers passages de grade du mois d'août, j'aimerai revenir sur les épreuves kata kumiwaza et bunkaï de l'école, hormis les capacités physiques, techniques et mentales demandées aux candidats, il y a une autre très grande valeur dans cet exercice :
La solidarité entre pratiquants.
Car aucun candidat ne pourrai passer de grade sans un travail sérieux avec des partenaires qui donnent tout ce qu'ils ont pendant ces épreuves pour que le candidat réussisse son examen.
On voit très rarement ce niveau d'implication dans d'autres activités d'un pratiquant pour que son "collègue" réussisse sa prestation.

J'emploie toujours le terme pratiquant plutôt que sportif, vous aurez certainement compris pourquoi !
Cette notion de respect et d'entraide n'étant plus au sommet des préoccupations de nos représentants nationaux sportifs, je souhaite donc ne plus être mêlés au monde du sport.
Je reviens à ces épreuves kata kumiwaza et bunkaï qui permettent lors de la préparation, une parfaite implication de tous, candidat et partenaires, elles resserrent les liens entre pratiquants, le respect, la solidarité et aussi la responsabilité de chacun.
On constate donc que les épreuves de grades des écoles de Karaté et Kobudo traditionnelles n'ont pas été créées par hasard, elles permettent d'évaluer toutes les facettes du candidat, dans le respect du Shin Gi Taï.

Notre rôle en tant que professeur; transmettre ces valeurs à tous les pratiquants franchissant les portes de nos dojos, pour faire évoluer la société par la base.


Juillet 2012
Pas de repos pour les guerriers
Le mois de juillet ne sera pas de tout repos pour les pratiquants du dojo de Beaugency.

Le 30 juillet commence le stage international de Thonon les bains, un événement habituel pour les balgentiens, mais cette année, 4 pratiquants préparent un grade de ceinture noire en karaté et en Kobudo, alors pas de repos en juillet, mais des séances de travail pour être prêt le vendredi 3 août devant la commission du passage de grade.

Car dans notre école, on ne se présente pas à un passage de grade pour essayer d'avoir un grade.
On se présente parce que l'on est préparé et que l'on a le niveau sans aucun doute, c'est pour cela que dans l'école il y a rarement d'échec.
Un professeur ne présente un élève que s'il a le niveau et qu'il est prêt pour le grade, il en va de sa responsabilité.
L'examen de grade Menkyo évalue le niveau du candidat mais aussi l'aptitude du professeur à préparer des élèves dans l'esprit et la technique.
......

Juin 2012 - Mai 2012
Le grand écart ? oui! mais comment ?

Je me plais souvent à dire que le souplesse c'est comme l'argent, ce n'est pas important lorsque l'on en a.
En effet pour réaliser des coups de pieds même à un niveau moyen, il ne faut pas se mettre en difficultés ou en déséquilibre, pour cela il faut être suffisamment souple, pour ne pas se retrouver à son maximum lors d'un coup de pied Jodan. Ceci est surtout important pour pratiquer un karaté dynamique,
en self défense, les coups de pieds seront toujours donnés sous la ceinture pour une meilleure efficacité.
Mais pourquoi certains sont souples et certains malgrè tout les efforts n'y arriveront jamais ?
Tout simplement parce que nous ne sommes pas égaux au niveau des os de la hanche, certains ont le col du fémur plus ou moins ouvert!
Voici une illustration issue de " Guide du stretching, édition Vigot" qui est très explicite sur les différents col de fémur.

En faisant des étirements et des assouplissements, ont peut étirer les muscles mais lorsque le blocage est osseux,
il ne sert à rien de s'obstiner au risque de créer des séquelles irréversibles.
Mais que cela ne vous donne pas une excuse pour rester raide, même si on gagne pas en souplesse, les étirements sont bénéfiques pour le corps afin d'éliminer les tensions accumulées tout au long de la journée.
Tout le monde devrait faire des exercices d'étirement tous les jours pour rééquilibrer les tensions du corps.


Février 2012
Plus de kimé, mais c'est quoi le Kimé ?
On entend souvent le professeur nous dire "Plus de kimé" mais que veut dire cette expression ?


Que veut dire kimé, il se traduit souvent par "l'esprit de décision" mais que cela peut il représenter lors de la pratique ?
On pourrait dire que c'est le moment ou la force est à son maximum, la plus intense possible, ou le pratiquant donne tout ce qu'il a !

En Karaté-dô, le kime est souvent désigné comme étant "l'esprit de décision" mais l'autre signification admise est "énergie pénétrante".

Cela correspond à la brève mais intense concentration d'énergie (certains experts tel sensei Mitsusuke Harada parle d'explosion), augmentée d'un influx mental allant dans le même sens au moment du contact avec l'adversaire, que cela soit dans une technique d'attaque (Atemi) ou une technique de défense (Uke wasa).

Le kimé est la manifestation ultime de l'efficacité en Karaté do mais aussi dans les autres arts martiaux d'origine asiatique.

La plupart du temps en Karaté do, le kimé est accompagné d'un kiai, c'est-à-dire l'extériorisation spontanée de cette explosion énergétique. C'est un cri puissant, plus ou moins long, provenant du Hara, celui-ci étant défini comme le centre de l'énergie vitale, situé à 3 cm environ sous le nombril, correspondant au Dan Tian chinois.

Pour qu'un kime soit vraiment efficace, la période de contraction musculaire doit être extrêmement brève et doit concerner uniquement:
les muscles des avant-bras afin de protéger le poignet et de mettre la main dans la position de frappe idéale
la ceinture abdominale afin d'assurer la verticalité de la structure et la solidarisation entre les hanches et le buste
la charnière inter-costale (environ 10 cm sous les aisselles) afin de transmettre l'énergie du Hara vers le bras
les muscles des membres inférieurs (mollets, quadriceps) afin de favoriser l'enracinement dans le sol

Par contre, durant la période précédant la mise en œuvre du kimé, il faudra veiller à ne surtout pas contracter les épaules, ni les biceps, ceci, afin de ne pas entraver la prise de vitesse nécessaire à la bonne exécution de la technique.

On peut en déduire que le kimé utilise donc autant le mouvement physique (l'énergie cinétique accumulée par le mouvement du bassin ayant entraîné et renforcé la vélocité du bras exécutant la technique) que l'énergie générée par le Hara lui-même (le Ki).

La condition sine qua non d'un kimé efficace, réside dans le fait d'éviter à tout prix toute déperdition d'énergie lors de l'impact sur la cible. Or, cela ne s'obtient que par un enracinement très fort dans le sol, par l'intermédiaire d'une position stable, donnant un appui maximal sur la jambe arrière (lors d'un zen-kutsu dachi ou d'un fudo dachi).

Dans cette Voie martiale qu'est le Karaté-dô, plus que la victoire, le but est la maîtrise de l'esprit qui elle-seule permet de dominer le corps. Le kime en est la parfaite illustration car il ne s'acquiert qu'après de longues années d'une pratique martiale assidue.

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