Chroniques d'un technojuriste interopérable

Site_blog de Frédéric Duflot

L’interopérabilité dans tous ses états, La sécurité aujourd’hui dans la société de l’information, L’harmattan

décembre 7th, 2009 by FD

MàJ : Article obsolète. Une nouvelle version sera publiée prochainement.

Concept en mal de définition exacte, l’interopérabilité a longtemps été reléguée aux clauses de garantie des contrats informatiques et, plus souvent encore, aux annexes techniques de ces derniers. Elle fait, toutefois, aujourd’hui l’objet de contrats spécifiques applicables aussi bien à des éléments matériels comme des objets physiques ou à des composantes plus immatérielles telles que des services, des oeuvres ou données.

Et pourtant qu’en-est-il ? Existe-il une interopérabilité ou des interopérabilités ? Quel en est le public ?

Cet article propose une réponse partielle à ces questions. Mais saurait-il en être autrement quand l’interopérabilité de demain sera sans doute très différente de celle qui à conduit à cette réflexion ?

Cet article a fait l’objet d’un publication papier au sein de l’ouvrage coordonné par Stéphanie Lacour, “La sécurité aujourd’hui dans la société de l’information”, L’harmattan, novembre 2007, 282 pages, ISBN : 9-78-2-296-04276-6.

Article: interopérabilité_états

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Quand la France se mettra à chiffrer…

juillet 16th, 2009 by FD

Une fois n’est pas coutume, un petit billet entre réflexion et humeur.

Toute personne fréquentant ces pages a déjà dû lire le billet de Philippe Maltere   sur le blog sécurité de la société Orange ou au moins une de ses innombrables reprises (Spyworld Actu, Ecrans.fr, etc) suite à son retrait (polémique) dudit blog.

Pour résumer très succinctement, l’auteur y précise que la loi Hadopi peut avoir pour effet pervers de favoriser le chiffrement massif des messages et des informations en provenance ou à destination du web, pour les particuliers. Il en déduit que l’afflux de messages chiffrés pose un problème non pour les titulaires de droit mais pour le gouvernement lui_même qui verrait son efficience en matière de cybercriminalité diminuer fortement1.

Et des commentateurs d’apporter successivement leurs précisions, pas toujours utiles et documentées mais à tout le moins génératrice d’un débat même si on peut regretter que celui-ci soit presque toujours mono-orienté2.

Le fait est que ceci n’est pas récent. Déjà en 2005, la SPEDIDAM qui se prononçait en faveur d’une licence globale argumentait que la loi DADVSI et les mesures techniques de protection provoqueraient un glissement des réseaux peer-to-peer classiques vers les réseaux chiffrés.

Avec le peu de recul que l’on a aujourd’hui il apparaît que ce glissement ne s’est pas fait principalement en raison de la méconnaissance de ces réseaux et à leur inefficience (notamment en raison de leur lenteur à transmettre des informations qui ne conviennent pas à une utilisation multimedia).

Toutefois, compte tenu du lien ténu entre l’adresse IP et la personne derrière cette adresse, le problème est cependant latent. En effet, un système chiffré ne permettrait pas de remonter à cette adresse, pourtant si importante aux yeux du dispositif HADOPI.

Pour ajouter à l’article de M. Maltere, ce qui importe toutefois n’est pas que les professionnels de la contrefaçon numérique ne chiffrent pas leurs messages (d’autres outils que l’HADOPI existent pour eux) mais d’éviter que la plus grosse partie de la population envisage ce fait. Ce qu’il faut effectivement éviter est le glissement massif des technologies d’appréhension publique du contenu vers des technologies à chiffrement forte.

Ce glissement fait d’ailleurs suite à deux glissements précédents et contre lequel un constat d’échec peut être fait, le premier étant la généralisation des copies de CDs par la gravure de CDs vierge et l’utilisation massive des réseaux numériques pour appréhender des contenus notamment musicaux.

A défaut, l’utilisation massive de technologies de chiffrement aurait effectivement l’effet décrit par M. Maltere, à savoir une perte de contrôle de l’état sur les échanges numériques et en corollaire, un affaiblissement de sa souveraineté.

En effet, au profit d’une problématique sectorielle restreinte, on peut envisager assez aisément que l’Etat rende plus difficile l’application de certaines de ces activités souveraines tels que le renseignement, la lutte contre la criminalité organisée ou non, etc.

Vous pardonnerez sans doute ma vision de juriste naïf qui voit encore en l’Etat le garant de l’intérêt général mais je pense encore que l’Etat a le devoir de connaître des informations dans les domaines où il est souverain et notamment en matière de défense et de police. Or comment assurer ses missions d’intérêt général quand une part non négligeable sinon importante des échanges électroniques lui sont définitivement cachés.

Dans un tel contexte, le prochain assemblage réglementaire ne pourrait être autre que la suppression de la liberté pour tous d’utiliser des moyens cryptographiques (modulée, pourquoi pas, par une accréditation de la DCSSI ou une certification “contrefaçon free”) revenant sur la politique législative de libéralisation de l’utilisation de la cryptographie établie depuis 1996.

Mais ceci n’est pas l’unique conséquence envisageable. En effet, il me semble que cela alourdirait considérablement les flux de données au détriment des débits fournit par les FAI et de la qualité de service opérée au consommateur mais aussi que leur utilisation renforcerait la confiance que l’on a en l’outil informatique, confiance en un outil généralement mal configuré et défaillant, aboutissant à une compromission plus aisée des systèmes informatiques.

Pour rebondir sur ce que disait M. Maltere, le problème est différent de ce qui se passait à l’époque pré-DADVSI car, on discute aujourd’hui de la mise en place, selon l’article L. 332-12 (dans la version du projet de loi du 13 mai 2009), “moyens de sécurisation destinés à prévenir l’utilisation illicite de l’accès à un service de communication au public en ligne”, et donc de l’installation par le consommateur, à ses frais, d’un logiciel spécifique anti-contrefaçon3.

Or entre installer un logiciel de sécurisation, et installer un logiciel d’anonymisation, le choix, du point de vue des usages, sera évident.

Enfin, on remarque que les technologies les moins visibles sont celles qui associent, bien entendu, une technique numérique complexe avec un procédé physique. C’est l’exemple des darknets, réseaux d’échange privés chiffrés fonctionnant avec un mécanisme de cooptation.

Or, la répression4 mise aujourd’hui sur le tout électronique reprenant à son compte l’intitulé de l’article “the answer to the machine is in the machine” de Charles Clark 5. Ce choix souffre cependant d’un défaut majeur : la non flexibilité. En effet, si il est apte à prendre en compte la majeure partie des cas (cas similaires et aisés à résoudre), il ne pourra pas prendre en compte les cas spécifiques et notamment les contrefacteurs professionnels et les organisations qui associent, à leur bénéfice exclusif, contrefaçon et cybercriminalité (scam, spam, intrusion, DDOS, …).

De même le choix du tout technologique pose un problème social majeur puisque le véritable but de l’HADOPI est de provoquer un changement des usages. A ce titre, peut être que d’autres solutions sont envisageables (une piste comme ça, à la volée : une offre enfin aboutie de contenu multimédia ?).

  1. Vous me pardonnerez quelques raccourcis mais, pour les curieux, l’article est accessible en intégralité sur le web. []
  2. A force de m’en prendre, toute proportion gardée, aux défenseurs autoproclamés du droit d’auteur, de la copie privée et des logiciels libres, on va commencer à croire que je suis de l’autre bord :). []
  3. Je cède au plaisir de vous mentionner les interactions possibles d’avec les logiciels espions en préparation dans la future loi d’orientation et de programmation de sécurité intérieure et notamment la possibilité d’inclure une porte dérobée dans un tel logiciel de sécurisation pour des programmes d’analyse mais précise que le texte n’est pas encore paru à ce jour pour nous permettre d’argumenter dessus. []
  4. Nous ne parlerons pas, volontairement, de prévention puisqu’elle est inexistante aujourd’hui. []
  5. The answer to the machine is in the machine in The Future of Copyright in a Digital Environment, Kluwer Law International, The Hague (1996), pp. 139-48. []

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Compte rendu de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République du 18 février 2009

mars 3rd, 2009 by FD

Quelques passages choisis du compte rendu n°28 :

“Art. L. 331-30 [nouveau] du code de la propriété intellectuelle : Liste des moyens de sécurisation efficaces :

La Commission adopte un amendement du rapporteur précisant les consultations auxquelles la HADOPI devra procéder avant de rendre officielles les spécifications fonctionnelles des moyens de sécurisation et supprimant l’établissement d’une liste officielle de ces spécifications. Elle est ensuite saisie d’un amendement de M. Jean Dionis du Séjour précisant que les moyens de sécurisation devront être interopérables et mis à la disposition des consommateurs gratuitement.

M. le rapporteur. Les moyens de sécurisation mis en place ne sauraient être gratuits, à l’image des logiciels de contrôle parental, mis à la disposition des consommateurs à titre payant, même si leur prix est modique.

M. Jean Dionis du Séjour. J’accepte de supprimer de mon amendement la condition de gratuité.

M. le rapporteur. J’en viens au second objet de l’amendement : l’interopérabilité. Je n’y suis pas favorable. Il faut laisser au consommateur sa totale liberté de choix en fonction de son système d’exploitation. L’interopérabilité n’est pas nécessaire pour les consommateurs et elle est trop contraignante pour les éditeurs de logiciels.

La Commission rejette l’amendement, puis adopte deux amendements du rapporteur, le premier visant à préciser que la HADOPI établit une liste labellisant les moyens de sécurisation, le second de nature rédactionnelle.

Elle rejette ensuite, par cohérence, un amendement de M. Patrick Bloche précisant que les moyens de sécurisation devront être interopérables et mis à la disposition des consommateurs gratuitement.”

Commentaires :

Deux commentaires rapides sont nécessaires.

La question de la gratuité ne se conçoit pas effectivement comme une préoccupation majeure dans le sens où de toute façon elle représente un coût pour son éditeur et que ce coût sera répercuté de quelque façon que ce soit sur le consommateur final.

Par contre, la question de l’interopérabilité est toujours aussi épineuse. Si je comprends bien que l’interopérabilité est contraignante pour les éditeurs de logiciels, le question de savoir si elle l’est trop ou pas assez relève justement du pouvoir politique et de ses décisions. En somme, désire-il favoriser la contrainte d’interopérabilité parce qu’il en attends des bénéfices ou pas ?

La seconde assertion me semble théoriquement plus fondée même s’il me semble que le sens que je donne aux propos du rapporteur est sûrement bien différent de celui qu’il lui a lui-même donné. Effectivement le consommateur n’a pas un intérêt direct à l’interopérabilité qui interfère au niveau de la conception du produit ou du service. Par contre, il lui importe particulièrement que ces produits ou services soient interchangeables, c’est à dire qu’il puisse choisir en “totale liberté en fonction de son système d’exploitation” les outils qu’il désire sans avoir à modifier ses équipements initiaux. Or il me semble que cette interchangeabilité des produits finaux est favorisée par une certaine interopérabilité au niveau du développement de ces produit ….

Quant à lié défaut d’interopérabilité et liberté de choix, il est clair que cela ne concerne pas le consommateur mais bien les éditeurs ou alors, le raisonnement est bien plus complexe que je ne l’imagine.

Sans vouloir ni sanctifier ni diaboliser le projet de loi HADOPI, il me semble dommage de revenir une nouvelle fois sur des fondamentaux et de recommencer éternellement les même débats. Il me semblait justement qu’il avait été avéré avec la loi DADVSI que l’interopérabilité avait été considéré comme un phénomène souhaitable dans notre société de l’information et qu’il restait à en déterminer la mesure et la mise en oeuvre. Et de nouveau, il est question de son existence …

A quand un nouveau débat qui fasse réellement avancer cette question ?

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Mémoire M2 : Les infections informatiques bénéfiques

février 7th, 2009 by FD

Avec l’avènement de l’ère numérique, une toute nouvelle forme de criminalité est née et remet en cause les systèmes d’informations, centralisés ou non, des différents acteurs des réseaux et notamment de l’Internet. La question de la sécurité informatique, matière qui tend à protéger ces systèmes d’informations et les données qu’ils hébergent, ne s’est jamais posée avec autant d’acuité. En effet, il ne se passe pas un jour sans que de multiples failles soient découvertes, de nouveaux correctifs développés pour y remédier ou de nouvelles « idées » cybercriminelles apparues, la dernière en date étant la proposition de prestations d’« attaques » informatiques afin de paralyser son concurrent, son voisin ou une institution notoire pendant une période donnée.

Toutefois, il ne faut pas oublier qu’un virus est avant tout un programme, aux fonctions particulières, il est vrai, et qu’en tant que tel, il n’est pas, par nature, nocif. Partant de ce constat de neutralité des programmes d’ordinateur, d’une manière théorique, nul obstacle ne semble empêcher l’existence de virus aux effets indésirables inexistants ou négligeables, des virus que l’on pourrait globalement qualifier de « positifs » même si, à première vue, on peut difficilement concevoir une association entre ces deux mots.

Ainsi, sans prendre la défense systématique du bien-fondé des virus, vers et autres parasites informatique, il convient de sortir des quelques préjugés informatiques acquis récemment, et de rétablir certains faits, souvent modifiés ou interprétés de manière pas nécessairement adéquate car, de destructeurs, les virus informatiques pourraient devenir utiles ou même source de création.

Mémoire: memoire_virus_duflot

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Mémoire de Prospective : L’insertion professionnelle du docteur en entreprise

janvier 19th, 2009 by FD

Le doctorat est, sans conteste, une aventure passionnante, une étape d’un parcours professionnel parfois difficile mais on ne peut plus enrichissante sur les plans intellectuel et relationnel. D’étudiant, le doctorant devient un professionnel de la recherche de par son travail au sein d’un laboratoire de recherche public, généralement universitaire, auquel peut être associé divers organismes publics ou privés de financement ou d’encadrement de la thèse (ministère de la recherche, entreprise privées, bourse Cifre, aides des collectivités territoriales,…). Toutefois, le doctorat n’est qu’une étape de l’insertion professionnelle au même titre qu’une formation et/ou qu’un premier emploi …

Mémoire : prospective_duflot

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Première session des Friday de la PI

décembre 17th, 2008 by FD

La promo 2004 du Master DI2C (ex-DESS Droit du Numérique et des Nouvelles Techniques) de l’Université Paris-Sud organise la première session des “Friday de la PI”.

Pour ceux qui auraient la chance de se rappeler les “First Tuesday” d’avant l’éclatement de la bulle Internet en 2000, l’idée serait, sur le même principe de permettre aux juristes IP/IT de se recontrer dans un cadre informel, loin des tribunaux et des data-rooms.

Toute personne peut donc participer au premier “Friday de la PI” qui se passera le vendredi 14 novembre 2008 à 20h30 dans un lieu à découvrir par retour de mail sous réserve :

- qu’il fasse de la PI ou de l’IT (ceux qui ont le malheur de ne faire que des données personnelles sont aussi acceptées, je vous rassure :) ou qu’il en ait fait ;

- que chaque personne envoie un mail pour m’informer de sa présence à l’adresse : friday_arobase_interoperabilite.net (le nombre de place étant limité par la salle choisie).

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Prochain Conseil d’Administration UniverSud : 28 novembre 2008

novembre 6th, 2008 by FD

Le prochain conseil d’administration de l’établissement public de coopération scientifique UniverSud aura lieu le 28 novembre prochain.

L’ordre du jour n’est pas encore publié. Néanmoins toute personne peut m’adresser un courriel si elle souhaite que je diffuse une information ou quelques données lors de ce conseil (f.duflot[@]interoperabilite[dot]net).

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Article : « Phishing » : les dessous de la contrefaçon

septembre 24th, 2008 by FD

Commentaire à propos du jugement TGI Paris, 31ème ch., 21 septembre 2005.

Paru à la Revue Lamy Droit de l’Immatériel, n°10, janvier 2006 : phishing_duflot

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Conférence Eole

septembre 22nd, 2008 by FD

Mercredi prochain, le 24 septembre, se déroulera la première édition de l’European Opensource Lawyers Event (EOLE), événement principalement consacré à l’analyse juridique des licences qui encadrent l’utilisation des logiciels libres et, plus particulièrement, à la licence GNU GPLv3.

Le programme est particulièrement dense : pas moins de 17 intervenants – chercheurs, juristes et avocats en contact régulier avec ces problématiques – se réunissent de 9h à 19h au salon de la Fondation des États-Unis (près de la Maison Internationale de Paris où se dérouleront les deux jours de « Paris, Capitale du libre ».

La spécificité de ce séminaire est de réunir des spécialistes de tout pays et de tout horizon : industriels (Sun, LINAGORA, HP, etc.), chercheurs (CRID, ERCIM, etc.), avocats (MVVP, Studio Legale, Bird&Bird, DLA Piper et le cabinet Gilles Vercken) et communauté (OpenOffice.org, FFII, Freedom Task Force, etc.). L’idée et l’ambition étant d’informer sur les pratiques juridiques associées à l’usage de licences libres et de favoriser la création d’un réseau qui permettre aux juristes et avocats européens de mutualiser et de communiquer sur le droit et les problématiques liées aux logiciels libres/open source.

[...]

Si le sujet est volontairement technique, ce sera aussi l’occasion pour beaucoup de rencontrer et échanger avec les principaux protagonistes du libre dans le domaine juridique et de partager avec eux leur pratique et conception.

Le site : http://eolevent.eu

Source : http://planet.linagora.com/

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CE, 16 juillet 2008 : une erreur typographique du Conseil d’Etat ?

juillet 30th, 2008 by FD

Suite (et fin ?) de la courte analyse de l’arrêt du conseil d’Etat du 16 juillet 2008.

On se rappelle que le conseil d’Etat avait estimé que “est sanctionnée la détention de dispositifs ” conçus ou spécialement adaptés ” pour porter atteinte à une mesure technique de protection mentionnée à l’article L. 335-1 du code de la propriété intellectuelle, lequel s’applique sans préjudice des dispositions de l’article L. 122-6-1 précité”.

Il nous semble qu’une petite coquille s’est glissé dans la formulation de l’arrêt. En effet, les mesures techniques de protection sont mentionnées et définies au sein de l’article L. 331-5 du code de la propriété intellectuelle et c’est généralement à cet article que l’ont fait référence pour expliciter le sens des MTP et non à un article 335-1 sur les dispositions pénales applicables à ces mesures.

Par ailleurs c’est dans ce même article L. 331-5 qu’il est mentionné que “les dispositions [...] s’appliquent sans préjudice des dispositions de l’article L. 122-6-1 du présent code.”

Deux propositions qui nous indiquent la légère coquille de l’arrêt du conseil d’Etat (qui ne modifient en rien le raisonnement du précédent article.

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